Archives mensuelles : janvier 2011

La petite chambre change d’aspect

Pendant que les hommes s’occupent de l’escalier, de continuer à vider le foin du fenil, je commence à démonter le plancher flottant de la petite chambre. Sous le plancher, le feutre isolant est constellé de taches d’humidité. Sous le feutre je trouve un vieux lino imitation bois et sous le lino des terres cuites comme à l’étage, mais peintes en rouge vif, à part une portion oubliée au centre de la pièce. Rien de bien respirant, l’humidité est très présente dans cette petite pièce où nous nous sentons mal à l’aise.

Je m’attaque ensuite aux cloisons (rouges, elles aussi). Derrière, le pisé est recouvert de peinture gris verdâtre comme dans la cuisine.

Je découvre un crucifix accroché au mur nord et un petit placard dans le mur côté cuisine.

Un petit placard dans le mur...

Un après-midi suivant, c’est au tour du plafond de disparaître. Sous les plaques de plâtre, apparaissent les poutres de bois peintes en gris verdâtre.

L’élimination du plafond commence lentement mais au bout d’un moment de grandes surfaces de plaques peuvent s’enlever et en 2 heures tout est à nu.

Il faut bien commencer par un endroit!

La dévisseuse fonctionne à plein pour enlever les vis qui fixaient les plaques dans les poutres puis les vis des supports métalliques.

Heureusement la dévisseuse facilite le travail.

La pièce retrouve son aspect d’origine et je m’y sens mieux. Bien qu’il fasse gris aujourd’hui et que les murs et plafond soient sombres, la lumière rentre par le sud et donne une idée de ce que peut devenir cette pièce.

Pour le moment ce sera cave dans le fond, chaufferie au milieu et vers la fenêtre petit coin bureau ou dressing. Mais rien n’est encore définitif.

Et voilà, à la fin de la journée l’escalier est tout habillé et la petite chambre mise à nu. Et nous voilà contents de nous!

Habillage de l’escalier

L’escalier en pierre a besoin d’être protégé.

Un bel escalier d'1m 60 de large

Il faut commencer par un bon balayage. la maison est un peu poussièreuse.

Christophe s'active

Plastique, carton…

habillage en cours...

Et la touche finale…

C'est joli, avec la moquette !

Au niveau décoration, l’aspect et la  couleur de la moquette ne sont  pas terribles, mais cela permettra de  protéger la pierre pendant toute la durée des travaux. Le voilà bien habillé pour plusieurs mois, années…

Le début des travaux

Pour commencer, pas d’états d’âme. Il faut casser. Casser tout le ciment qui enchasse le pisé. Le pisé régule très bien la vapeur d’eau, mais il faut le laisser respirer pour qu’il puisse bien la gérer. Si on le recouvre de ciment, surtout sur les deux faces, il ne peut plus respirer. L’eau finit toujours par trouver un chemin pour remonter ou descendre dans le pisé. Et si elle ne peut pas être évacuée par évaporation, le pisé se gorge d’eau et un beau jour, tout s’écroule, sans prévenir.

Donc, avant d’entreprendre quoi que ce soit d’autre, on enlève la gangue de ciment. Heureusement, sur la plupart des murs, il ne remonte pas plus haut que les galets. Probablement qu’autrefois, ces galets faisaient « pauvre » et que les murs cimentés et peints donnaient une autre dimension à la maison. Aujourd’hui, on revient en arrière. On ne pourra pas garder apparents tous les bas de mur en galets, mais ceux qui sont sur les murs de refend se verront. Par contre, ceux qui sont sur des murs extérieurs seront recouverts d’enduits terre ou chaux avec paille ou chanvre. Rien n’est encore défini.

Sur les photos, on voit les dégats causés par la présence du ciment. Au dessus des galets, là où commence le pisé (il y avait du ciment, mais il a sauté sans même avoir besoin d’un outil), les grosses tâches sombres, c’est le pisé humide.

Une partie du ciment déjà enlevée, façade sud

Mur nord du salon avant enlèvement du ciment

 

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