Archives mensuelles : septembre 2012

Electricité 1ère étape

les gaines électriques dans la grande salle

Un des deux Gérard était électricien de métier et il a installé l’électricité dans à peu près 400 maisons. Il est venu m’aider à tirer les gaines électriques. Impressionnant. J’avais préparé un schéma spécifiant où nous voulons prises, interrupteurs, lampes, internet, les prises télé. A partir de là, il a tiré les gaines en définissant quels fils allaient passer par telle gaine et comme il en met plusieurs dans chaque gaine, il gagne des dizaines de mètres de gaine par rapport à ce que j’aurais fait. Tout a été tiré en 1 jour et demi. Il m’aurait fallu plus d’une semaine si j’avais tout fait tout seul. Et il a tout le schéma dans sa tête. Lorsqu’on tirera les fils, après le coulage de la dalle, il saura exactement quels fils tirer dans quelle gaine.

Par contre, j’ai été surpris qu’il n’utilise pas de gaines vertes pour ce qui sera internet, téléphone, et télévision. Pour lui, ça n’apporte rien que des dépenses supplémentaires car ces gaines vertes coûtent plus cher et au bout du compte, elles seront noyées dans la dalle (sous la dalle en fait) et bien malin qui pourra voir la couleur.Les buses sur la photo servent uniquement à peser sur les fils pour les tenir en place en attendant que je mette des plots de chaux-paille.Les tuyaux blancs que vous voyez sont pour l’aspiration centralisée. Il y aura 6 points d’aspiration dans la maison, plus un septième dans l’atelier.

les cheminées

Enfin, il va y avoir des cheminées. Deux exactement. Une à la place de l’ancienne cheminée que nous avions été obligés de démonter car les briques qui devaient reposer sur le pisé étaient dans le vide, ce qui fait que la cheminée reposait sur 3 côtés au lieu de 4, et ce qui explique les tâches d’humidité goudroneuse que l’on trouve à l’étage, sur le plafond et sur les briques de la cheminée.

le nouveau conduit posé sur l’ancien

Lorsque j’avais démonté la vieille cheminée, je n’arrivais pas à m’arrêter d’enlever des rangs de briquettes. A chaque nouveau rang, après avoir enlevé le lit de chaux, les briquettes s’ébranlaient et je ne pouvais pas laisser çà dans cet état. A force, j’ai décidé de laisser le lit de chaux au dessous du dernier rang enlevé et de consolider le tout avec un enduit chaux neuf, et sur la photo, on voit d’une part les coulures de goudron et l’enduit chaux de consolidation de la cheminée. les conduits ont l’air de ne pas être à la verticale, mais je peux vous assurer que maintenant que la cheminée est finie, le conduit est bien vertical. Je n’ai pas pris de photos des cheminées finies. Enfin presque  finies car on attend le zingueur qui doit faire le solin autour de la base des cheminées, pour assurer l’étanchéité, et le maçon reviendra après la pose du solin pour faire les enduits. Malheureusement, le zingueur est pris et il m’annonce au moins 2 semaines de délai. Avec les pluies qui sont annoncées, espérons que les plastiques posés en attendant tiendront le coup. Je suis monté voir hier sur le toit, et ça a l’air de jouer son rôle. 

Pour la deuxième cheminée, il a fallu poser des ferrailles sur les chevrons de façon à avoir une base de départ solide. Le conduit de cheminée en brique ne démarre pas à partir du RdC, mais directement dans les combles. Le tuyau de poêle en inox partira du RdC, traversera l’étage avant de se glisser dans le conduit de cheminée en brique, dans les combles.Les tuyaux inox de maintenant sont isolés de façon à éviter tout risque de brûlure, et ils ont un effet décoratif.  Espérons qu’il y aura un bon tirage.

le décapage des vieilles peintures continue

Après avoir décapé toutes les peintures à l’intérieur, Bernadette s’attaque aux peintures extérieures. A l’intérieur, il y avait de la peinture sur les enduits. Là il a fallu faire tomber les vieux enduits et on a retrouvé le pisé. Sur toutes les vieilles pierres, il y avait aussi de la peinture. très difficile à enlever. Bernadette a utilisé  décapeur thermique et grattoir puis sableuse. Un travail de fourmi car c’est centimètre carré par centimètre carré qu’il faut avancer.

Là, elle rajoute un instrument,la boucharde.

Bernadette boucharde

C’est un marteau avec des pointes qui permet de casser la peinture. Autrefois, cet outil permettait la finition des pierres. Vous  avez certainement vu des pierres bouchardées dans les églises ou les cathédrales.Mais ça ne l’empêche pas de continuer à utiliser décapeur thermique et sableuse, car la boucharde est relativement lourde et c’est assez fatiguant. Bernadette n’a pas la musculature – heureusement – des carriers et tailleurs de pierre.

Il faut terminer de décaper l’extérieur autour des fenêtres car les nouvelles fenêtres devraient être installées d’ici la mi-octobre

Hérisson – 3ème étape – les graviers

Deux conscrits, les deux Gérard sont venus m’aider ainsi que le fidèle Vincent, pour étaler les graviers. Au début, je comptais sur plus de conscrits, mais entre les maladies et les obligations des uns et des autres, on s’est retrouvés en tout petit comité. Finalement, ce n’est pas grave car à midi on avait étalé les 16 tonnes de gravier que j’avais fait livrer.

Ah le souci de ces livraisons: le portail de la cour fait 3,20m de haut et les camions 4 roues d’aujourd’hui font cette hauteur au pouillème près (les 6 roues font près de 3,50m). Donc personne ne veut prendre le risque d’entrer dans la cour chargé, donc un peu plus bas et de ne plus pouvoir en sortir une fois vide. Heureusement, Vincent, toujours lui, m’a trouvé le propriétaire d’un camion Renault qui peut charger 8T et entrer sans problème dans la cour. Donc, en deux voyages j’ai eu les 16 T dont je vais avoir besoin. Je ne sais pas si ce sera suffisant car il n’y a pas de règle précise liant le volume du gravier (ou du sable d’ailleurs) à son poids. Si les graviers sont plus ou moins gros, s’il y a plus ou moins de sable entre les graviers et que ce sable est plus ou moins mouillé, le poids peut varier. J’ai calculé qu’il me faut environ 10m3 de gravier. On verra bien.

J’aurais pu faire livrer dans le jardin au lieu de livrer dans la cour, mais la distance à parcourir aurait été un peu plus longue. Il faut s’économiser au maximum.

les graviers une fois étalés – fin du hérisson

Donc, comment sommes-nous arrivés à étaler 16T de gravier à 4 en moins de 4h ? Encore une fois grâce à la minipelle. Vraiment un achat que je ne regrette pas ! Assis sur ma minipelle, je chargeais les brouettes des 2 Gérard qui, comme pour les tuiles, avaient une toute petite distance à parcourir pour décharger le gravier que Vincent étalait au rateau en se basant sur la hauteur des fils tendus. Finalement, deux brouetteurs, c’est suffisant car je charge moins vite qu’ils ne font les Allers-Retours. Grosso modo, ils ont transporté chacun environ 8T en 3 heures, soit autant qu’un camion Renault.

  Pour ne pas enfoncer sur le gravier déjà étalé, on a posé des planches qui ont fait le chemin de roulage.
Reste à damer les graviers et très certainement à rajouter un peu de gravier car en damant, tout va se tasser. Mais il vaut mieux le faire maintenant que de voir la dalle se fendre, plus tard, si les graviers n’étaient pas tassés.

Hérisson – 2ème étape – les tuiles concassées

Pierre et Vincent sont revenus m’aider pour étaler les tuiles sur les gros cailloux. C’est un peu moins dur que pour les cailloux. Comme expliqué précédemment, j’ai roulé sur les tuiles avec la minipelle pour les écraser . Il reste quelques morceaux un peu gros, mais avec la massette, lorsqu’on les voit, c’est rapide. J’ai encore utilisé la minipelle pour charger les tuiles sur la remorque et je les ai déversées dans la cour, sur un vieux lino, juste devant la grande pièce. Là, c’est assez facile de charger les seaux et d’aller déverser directement dans les pièces. Le poids d’un seau de tuiles est inférieur à celui d’un seau de cailloux et les distances sont courtes.

Les tuiles concassées étalées + les fils de niveau de finition du hérisson

On voit sur la photo que les cailloux ne sont quasiment plus visibles. On voit aussi les fils blancs qui me serviront de repères pour étaler le gravier. C’est le niveau fini du hérisson. Et enfin, on voit que le soleil commence à bien entrer dans la pièce du bas. Lorsqu’elle sera finie, avec des terres cuites claires et des enduits de couleur claire, cette pièce sera très lumineuse. 

A la fin de la journée, il ne reste plus qu’un petit tas de tuiles qui servira pour le seuil d’entrée, car cette petite partie n’est toujours pas décaissée.C’est quand même plus facile de faire entrer les brouettes en ayant le sol dans l’entrée que de mettre des planches à cet endroit. Après le coulage de la dalle prévu le dernier WE d’octobre (avis aux amateurs, nous recrutons des volontaires), je m’occuperai de ce seuil. Quelques terres cuites à récupérer, mais vraiment très peu car beaucoup sont cassées ou remplacées par du ciment, de la terre à décaisser, et après, les mêmes étapes que pour le reste, cailloux, tuiles, gravier, dalle à la chaux.

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