Archives mensuelles : octobre 2012

La dalle à la chaux et billes d’argile du RdC

Les 120 sacs de billes d’argile

 Samedi 27 et dimanche 28 octobre, réalisation de la dalle du RdC en chaux et billes d’argile. Les dates avaient été fixées longtemps à l’avance avec Monique Cerro et Romain Denisot qui encadrent le chantier participatif, la météo étant souvent relativement clémente à fin octobre. Perdu. C’est la première attaque de l’hiver. Mais cela n’a découragé aucun des participants.

Pour nous c’est une grande étape car enfin on va pouvoir attaquer l’aménagement intérieur. Malheureusement, je n’ai pas assez prévu de chaux et de billes d’argile. Il reste 9m² à terminer.

110m² de dalle sur 10 cm d’épaisseur, cela donne 11m3 de matière. Par prudence, j’ai prévu un peu plus, pour 12m3, soit  6m3 de sable (j’en ai fait rentrer12T), 120 sacs de 50l de billes d’argile (soit 6m3) et 120 sacs de chaux NHL5. On compte 1 sac de chaux et 10 seaux d’agrégats par m3. Pour un sac de chaux on a donc mis 5 seaux de sable et 5 seaux de billes d’argile. Il aurait fallu que je prenne 9 sacs de chaux et 9 sacs de billes d’argile en plus. Donc ce n’est pas 10% de marge qu’il aurait fallu prendre, mais 20%. Il semblerait qu’à certains endroits, on ait eu 15 cm à couler au lieu des 10 prévus. Pourtant, j’ai utilisé le niveau laser comme référence. J’avoue ne pas comprendre d’où vient l’erreur. Autre erreur de ma part, j’ai pris du sable 0/4 au lieu de sable à béton. Pourtant, Monique l’avait bien précisé, mais je n’ai pas percuté.  Heureusement qu’il y a les billes d’argile qui font un agrégat suffisamment épais et résistant.

Il va falloir organiser un petit chantier pour finir. Mais à 4 ou 5 on devrait y arriver en 1/2 journée.

 Samedi matin à 9h, accueil des 16 participants au chantier. Au départ on devait être 18, mais il y a eu des désistements de dernière minute, pour des raisons de santé et non à cause du froid. Il faut du monde car je me suis fait prêter une grosse bétonnière (1 sac de chaux et ce qui va avec) et j’ai loué une bétonnière encore plus grosse (2 sacs de chaux, 1 sac de billes d’agile et 10 seaux de sable), en plus de la mienne qui prend 1/2 sac de chaux.
Après le café de rigueur et les explications de Monique, répartition des tâches. 3 aux bétonnières avec 2 servants qui vont préparer les seaux de sable, couper en deux les sacs de chaux, ouvrir les sacs de billes d’argile, 5 aux brouettes et 6 à tirer la dalle. Une fois le rythme pris, ça avance assez rapidement, à tel point que le soir, vers 18h00, il reste moins du tiers de chaux et billes d’argile. On décide donc de réduire l’équipe prévue le dimanche.

 Avant de partir, pour empêcher la température de trop chuter à l’intérieur des pièces du RdC, on protège les baies avec de grands plastiques. Et on rajoute ce que l’on a sus la main pour isoler du mieux possible: les sacs de billes d’argile non encore utilisés et des bottes de paille que j’ai en stock et on met un radiateur à bain d’huile dans la grande pièce. Au matin, il fait 8° dans les pièces. Il fallait absolument éviter que la température descende en dessous de 5° pour que la chaux puisse bien faire sa carbonatation.

 Pour nourrir tout ce monde, Bernadette nous a prévu de super repas. Les conditions de la cuisinière et de ses aides sont assez spartiates. Lorsqu’on a vu que la météo annonçait des températures hivernales, Bernadette a renoncé à faire la cuisine sur place. Elle a tout préparé à la maison avant de venir sur le chantier. Mais il faut faire réchauffer le bœuf bourguignon et cuire les pâtes. Quand il n’y a que des plastiques aux fenêtres et que souffle le vent du nord, je peux vous assurer qu’il ne fait pas chaud pour faire la vaisselle. Heureusement, elle avait de l’aide. D’une part à la maison pour la préparation et d’autre part sur place pour le service et le rangement. Un merci tout particulier à Anne-Marie dont l’aide a été très précieuse.

 Dimanche, 11 personnes sur le chantier et à midi, tout était consommé. Plus de matière. Dommage pour les 9m² manquants car on aurait pu tout faire avant le déjeuner si j’avais eu la chaux et les billes. A 13h, après avoir nettoyé à fond et rangé tous les outils, nous sommes passés à table nettement plus décontractés que la veille. Pas besoin de se presser pour repartir travailler. Ces chantiers participatifs sont toujours l’occasion de faire de belles rencontres. On n’a pas toujours le temps d’approfondir les connaissances, mais que de discussions intéressantes. Il y aura d’autres chantiers participatifs encadrés, car la surface des murs à enduire est loin d’être négligeable. Des enduits terre-paille-chaux, des enduits chaux, des enduits terre. On ne sait pas encore avec précision ce qui va être fait sur tel ou tel mur, mais ce sera avec des enduits et non des doublages en placo.

Je me rends compte que je n’ai pas pris de photos des groupes ni de la dalle finie. Erreur encore de ma part. J’essaierai de me rattraper samedi sur le petit chantier pour finir la dalle. Mais Monique y a pensé. Vous pouvez le voir sur son blog

cheminées suite et fin

cheminée avec enduit

Voilà enfin les cheminées finies, avec le solin, et l’enduit. Tout ne s’est pas fait dans la foulée car nous avions convenu avec le couvreur, lorsqu’il a fait la toiture, il y a un an et demi qu’il ferait les abergements et les solins. Il y a donc eu 3 étapes : la construction des cheminées, puis plus de 2 semaines plus tard le zingueur , et enfin à nouveau 2 semaine plus tard, le maçon à nouveau pour l’enduit.
Franchement, ça change d’avoir des cheminées. Et on va peut-être pouvoir en utiliser une cet hiver, de manière transitoire pour mettre un poêle dans la grande pièce si l’on a besoin d’y travailler.

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