Archives mensuelles : mars 2013

aménagement de l’annexe

En prévision du déménagement prochain, nous avons commencé à envisager les divers emplacements où stocker meubles et cartons, la maison étant inhabitable.

J’ai d’abord vidé la chambre du mitron. Elle n’est pas grande, mais bien au sec. On envisage d’y mettre tout ce dont  nous aurons besoin au jour le jour, à savoir les dossiers en cours, des vêtement, etc.. mais tout doit être petit car l’escalier et la porte ne dépassent pas 60 cm de large.

En allant voir le chantier de nos voisins, j’ai vu un escalier de meunier posé temporairement et ça m’a donné l’idée d’en mettre un pour accéder à l’étage de l’annexe car sans escalier, il faut une échelle et ce n’est pas pratique de monter cartons et meubles par l’échelle. mais je ne savais pas trop où le mettre. En vidant l’étage de tout son vieux foin, j’ai constaté que certaines planches du plancher étaient bien abimées, l’eau ayant coulé dessus pendant des années, le toit ayant eu de grosses fuites que le précédent propriétaire n’avait jamais pris la peine de traiter. Il suffisait de monter sur le toit une ou deux fois par an pour remonter les vieilles tuiles romaines qui glissaient régulièrement. Ce que j’ai fait dès le début. Mais trop tard pour une partie du plancher. Deux morceaux de planche étaient abimées près du mur et j’ai eu l’idée de finir d’agrandir ce trou pour y positionner l’escalier. J’en ai trouvé un d’occasion auprès d’un des charpentiers qui est en train de s’occuper de la toiture de l’annexe. Pour un prix très intéressant nous pouvons monter sans problème à l’étage de l’annexe. Reste que le plancher est abimé et qu’il y a des trous qui peuvent être dangereux. Je suis donc allé acheter de l’OSB bouveté et j’ai recouvert le plancher par ces plaques d’OSB. Maintenant, on a un peu plus de 25 m² supplémentaires de stockage. On peut y monter de petits meubles et des cartons. Là encore, pas question de monter de gros meubles.

L'annexe est prête à accueillir quelques cartons

L’annexe est prête à accueillir quelques cartons

La toiture de l’annexe est bientôt finie. Il fallait impérativement la refaire avant de mettre la caravane dans la cour car il n’y avait pas des cheneaux sur toute la longueur et l’eau de pluie du toit aurait coulé sur le toit de la caravane. Et cette eau tombant sur le terrain le rendait boueux (encore un peu plus devrais-je dire).  Et il y avait aussi le risque de recevoir des tuiles. Aucune à ce jour n’était tombée, mais ces vieux toits ne sont pas sans risques. Je ferai prochainement un article sur la toiture.

IMG_3151

Chantier TPC avec mes conscrits

Encore un chantier sans photo. J’ai demandé à 3 de mes conscrits, Jean-Claude, Bernard et Gérard M. de me donner un coup de main pour faire du TPC (rappel, c’est du Terre-Paille-Chaux) de façon à couvrir toutes les gaines électriques pour que mon autre conscrit, Gérard B. puisse tirer les fils dans les gaines. Et j’avais précisé que l’on ferait aussi du rebouchage de gros trous au RdC, car il y a vraiment de très gros trous dans les murs. Ceux dûs à l’humidité et ceux que j’ai faits pour passer divers tuyaux. Sans trop y croire, j’avais aussi envisagé de compléter le chargement des murs entamés lors du WE des 9 et 10 mars.

Je peux vous dire qu’à 3, ils m’ont mené la vie dure. Ayant acquis l’expérience de la bétonnière lors du WE, je m’y suis mis. Et là, j’ai eu du mal à suivre. Lors du WE, j’alimentais deux bétonnières et sans que ce soit de tout repos, j’arrivais sans problème à assurer. Avec eux, j’ai eu du mal à les approvisionner avec la grosse bétonnière. Ils allaient nettement plus vite. Il faut dire que, pour tous les trois, ce n’était pas leur premier chantier de projection d’enduits (pas chez nous, mais ailleurs). A la pause déjeuner, ils avaient caché toutes les gaines électriques et rebouché les gros trous (attention, comme il ne faut pas en mettre plus de 3 à 4 cm d’épaisseur à la fois, les trous n’étaient pas complètement bouchés, mais ce qui pouvait être fait l’était). Après le déjeuner, ils ont chargé les murs de la pièce du bas à gauche. Sans que les murs soient finis, ils ont été sacrément avancés. Ca nous a remonté le moral, à Bernadette et moi.

Ca confirme ma conclusion du chantier précédent: losqu’on fait des chantiers avec du monde et qu’il faut faire une couche épaisse, il ne faut pas chercher  à finaliser un mur, mais il faut avancer le remplissage où l’on va manipuler des tonnes de matière (terre, sable, chaux, en divers mélanges) alors que les enduits de finition nécessitent nettement moins de matière. C’est peut-être long de faire les finition, mais on a nettement moins de seaux à transporter, et çà compte énormément.

L’autre  chantier qui a commencé ce jeudi est fait par des professionnels. La réfection de la toiture de l’annexe. J’ai pris des photos car là j’ai eu du temps pour le faire, alors que lorsque je suis acteur d’un chantier, je n’ai pas le temps de prendre les photos.  Ce chantier sera l’objet d’un prochain article.

 

premiers enduits

Les 9 et 10 mars, chantier participatif encadré par Thierry Baruch (c’est lui qui m’avait donné l’idée et m’a aidé dans le démarrage de l’ouverture en arc faite il y a deux ans). Le but était de faire le maximum d’enduits dans les deux pièces à gauche de l’escalier (une en haut et une en bas). J’avais installé une poulie que Thierry m’avait passé le jour où nous avons fait le gobetis sur certaines partie des murs de façon à monter les seaux sans passer par l’escalier mais en les faisant passer par la fenêtre. Ah  oui, j’ai failli oublié de parler de l’étape du gobetis. Le gobetis est un mélange assez liquide de sable et de chaux ( 1 vol de sable pr 1 vol de chaux) projeté à la tyrolienne. On a fait ça sur les pierres, sur les restes de chaux et après avoir tramé, sur les bois qui seront recouverts d’enduits. Ceci pour que les enduits adhèrent mieux par la suite.

Pour suivre les détails avec photos, allez donc sur le site de Thierry  http://www.formaterre.org/archive/2013/03/12/chantier-realise-terre-paille-chaux-sable-et-beton-de-liege.html

Pour ma part, j’ai un regret, celui d’avoir dit que je voulais, sur les murs sud et nord, un mur fini, càd ne nécessitant pas un enduit de finition par dessus. Or comme vous l’avez vu dans le reportage de Thierry, j’avais mis des montants verticaux de niveau de façon à guider les stagiaires pour qu’ils arrivent à donner la bonne épaisseur. Chacun s’est évertué à faire son bout de mur du mieux possible. Or quand j’ai enlevé les montants et que j’ai bouché les trous laissés par ces montants, il a fallu repasser par dessus le travail déjà fait. La prochaine fois, on s’organisera différemment et on fera du remplissage, puis on retirera les montants, on bouchera les trous et seulement à ce moment-là on passera à l’étape finition. Et si ce n’est pas possible on fera un enduit de finition plus tard. Ce qui est important, et Thierry me l’a bien fait remarquer, c’est qu’on a passé près de 3 T de matière. Si j’avais du faire ça tout seul j’y serais encore.

Lundi et mardi, j’ai retiré les montants en haut et j’ai commencé les finitions. Pour l’instant, les murs sont marrons foncés à cause de la terre mouillée, mais j’ai mis un échantillon au soleil et il est devenu crème clair en séchant. Un très léger badigeon à la chaux et les pièces seront très lumineuses.

Au RdC, comme il y a du chaux liège sur les soubassement, il fallait simplement remplir entre montants au dessus du chaux-liège. Malheureusement, on avait prévu trop gros et à peine 1/4 de la surface a été couverte. Une fois que ce sera fait, il faudra faire un enduit de finition (1 cm maxi) pour couvrir les corps d’enduits de nature différente.

Un autre chantier est prévu ce jeudi 21 mars, avec des conscrits. Il s’agira de recouvrir toutes les gaines électriques avec du TPC (terre-Paille-Chaux) de façon à ce que l’ami (un autre conscrit) qui m’aide à faire l’électricité (je devrais dire que c’est moi qui l’aide car il a une grande maitrise du sujet) puisse passer les fils dans les gaines. Tant que les gaines ne sont pas rigidifiées, les fils ont beaucoup de mal à passer car ils arrivent à faire bouger les gaines qui ont une certaine souplesse. Une fois les gaines bloquées, on s’attaquera aux trous dans les murs et je peux vous assurer qu’il y en a. Entre ceux qui avaient été creusés par l’humidité quand celle-ci était bloquée par les ciments intérieurs et extérieurs et ceux que j’ai fait pour passer des tuyaux, ça va faire quelques bétonnières de TPC.

J’ai aussi demandé à Marco de venir, la semaine prochaine, me remontrer la technique de l’enduit chaux-sable projeté au sablon. J’avais vu ça lorsque j’étais allé l’aider chez lui. Mais c’était avant qu’on ait finalisé l’achat de la ferme et depuis, j’ai oublié les dosages. On va s’occuper des murs des locaux techniques. Il faut qu’ils soient propres et à peu près lisses, recouverts d’un badigeon par dessus l’enduit, pour que l’on puisse poser la goulotte électrique, les diverses matrices pour l’eau (chaude, froide, de récupération des eaux pluviales) dans ces locaux. Et on aimerait bien que l’eau et l’électricité soient installés le plus rapidement possible. Dès que ce sera fait, il faudra qu’on s’occupe de mettre une salle d’eau en état car la douche de la caravane est toute petite et ce sera plus confortable de prendre la douche à l’intérieur, dans une grande douche, plutôt que dans une douche minuscule.

Fin des VRD

Comme nous devons mettre la caravane dans la cour début avril, il y a des travaux à faire impérativement avant cette date. La toiture de l’annexe en fait partie et ça devrait se faire très prochainement. Mais avant la toiture, il faut finir les VRD car, entre autres contraintes, les futures gouttières de la toiture doivent arriver dans un regard et l’eau être rejetée dans le puits.

Mais comme tout est lié, il faut poser le drain côté sud-est sous le PVC de la gouttière  Et il faut aussi pouvoir reboucher le trou qui se trouve à côté du compteur d’eau, car la caravane sera juste au dessus de ce trou. Et ce trou a été gardé car je veux dériver l’arrivée d’eau du voisin. Nous avons une servitude liée à cette arrivée d’eau. Au début, tout ne faisait partie que d’une seule propriété. Le propriétaire est donc passé par la cour pour alimenter le cuvage. Lorsque la propriété a été divisée, la servitude a été créée. Mais le tuyau, tel qu’il est placé nous empêchera de planter un arbre dans la cour, les racines devant obligatoirement être à plus de 2 m du moindre tuyau. Lorsque j’ai fait faire le raccordement du tout à l’égout, on a passé un nouveau plymouth le long du tuyau et on a laissé le trou juste à côté du regard du compteur d’eau pour pouvoir faire le raccordement. Cette fois-ci, on a fait une tranchée pour trouver l’autre bout du tuyau et faire le raccordement. Un regard de plus dans la cour.

Il y a aussi les gaines et tuyaux pour l’atelier. Depuis le temps que la tranchée est ouverte, il faut en finir.  Reste aussi à passer de l’autre côté du mur de la propriété les gaines pour électricité, réseaux et sonnette. Je vais essayer de faire arriver les lignes en souterrain plutôt qu’en aérien. Peut-être que je n’arriverai pas à tout avoir en enterré, mais ce qui le sera dénaturera un peu moins le paysage.

Comme il y a urgence, j’ai trouvé deux retraités  qui m’ont rendu le service de faire ces VRD. C’est possible car j’ai la minipelle ainsi que compresseur et marteaux piqueurs pour passer sous les murs.

Ils ont fait en 4 jours ce qui m’aurait pris 1 mois. On voit que c’était leur métier lorsqu’ils étaient dans la vie active. Ils sont heureux de faire ce type de travail car ça leur rappelle a période active et ça les sort de chez eux.

Je n’ai malheureusement pas pris de photos car j’étais à l’intérieur.

En plus de la cour, ils ont aussi mis en place les gaines et tuyaux dans le jardin. Et ils ont fait un puits perdu pour le trop-plein de la cuve de récupération des eaux pluviales. La gaine permettra d’amener l’électricité au hangar qui sera probablement transformé en garage un jour. Le tuyau, permettra d »amener l’eau de récupération des eaux de pluie au jardin, sans être obligé, comme aujourd’hui, d’avoir un très long tuyau d’arrosage.

Pour le trop-plein, j’envisageais initialement de le faire revenir au puits, mais c’était assez compliqué avec des passages sous le mur séparant jardin et cour et il y avait une histoire de pente limite. Lorsqu’on avait posé la cuve, on avait vu que sous 1,20m d’argile, il y a un sable très fin. On a donc décidé d’aller rejeter le trop plein dans ce sable.  Un trou profond de plus de 2,50m, dont un peu plus d’un mètre de sable. On met des gros graviers au fond, on amène le PVC dans ces graviers et on remet des graviers de façon à ce que le PVC soit bien protégé par ces graviers. Un bidim par dessus pour éviter que la terre ne vienne boucher ce « drain » et on remet la terre par dessus. On ne le voit donc plus et on pourra planter de la pelouse par dessus.

 

Un gros chantier de terminé. Il ne me reste plus qu’à dégager l’ancien cochonier qui va servir comme local à granulés et lorsque ce sera fait, je vendrai la minipelle. J’espère que ce sera vite le cas car c’est la bonne période pour vendre la minipelle.

Mots-clefs