Archives mensuelles : juin 2013

chape sur chauffage au sol

Ce samedi, on a reçu l’aide de 10 amis ou castors pour couler la chape chaux sur les tuyaux de chauffage au sol.

Le début du chantier

Le début du chantier

RV à 8h30 pour le café et des gâteaux. Malheureusement, Bernadette ne bénéficie pas de conditions suffisamment correctes pour faire de bons gâteaux. Elle en acheté un en magasin. PL nous avait apporté une praluline, et Danièle, une des participante avait préparé un kouglof.  Le chantier commence à 9h00 précise. Deux personnes aux trois bétonnières (Clément m’en a prêté une), une personne à l’approvisionnement des bétos, deux aux brouettes et 6 pour étaler la chape, en trois équipes de deux. J’avais préparé des baguettes de bois pour faire les niveaux. Comme l’épaisseur ne convenait pas, j’ai rajouté une couche de liège de 2mm en la collant. A la fin du chantier, il ne restait pas beaucoup du liège collé. Mais finalement ça n’a pas posé de pb. Ce qu’il fallait, c’était couvrir les tuyaux jusqu’au dessus des agrafes qui maintiennent les tuyaux.

C’est la première fois que j’organise un chantier participatif sans encadrant. Donc, par manque d’expérience, le début a été un peu hésitant, mais une fois que chacun a trouvé sa place, tout s’est bien enclenché.

Pause à 12h10 pour le déjeuner, en commençant par un petit apéro (rosé-pamplemousse pour la plupart)La pause déjeuner. Heureusement, pour ce chantier nous avons de la chance avec la météo et Bernadette a préparé des salades. On s’est installé à l’abri du soleil et comme on avait bien avancé la chape, on a pris notre temps. Reprise à 14h00 précises.

Et à 16h00, tout était terminé. Enfin, tout ce que j’avais prévu. Car il manque l’arrière cuisine, la chaufferie et le dessous de l’escalier. Je les ferai au fur et à mesure des besoins.

Le prochain chantier participatif est prévu le dernier WE de septembre avec Monique et Romain qui encadreront la pose des terres cuites à l’avancée. Il faudra beaucoup de monde.

Qu’on se le dise !!!

Et ce samedi, le chantier sera visité par quelques Castors Rhône-Alpes. Ils viennent voir l’avancement et les techniques utilisées ou envisagées avec cette maison en pisé. J’espère que de leur côté, ils m’apporteront des idées et éventuellement qu’ils seront intéressés par de prochains chantiers participatifs.

le chauffage au sol

le liège au solNous avons planifié un chantier participatif le 15 juin pour recouvrir les tuyaux de chauffage au sol avec une chape à la chaux. Mais avant d’en arriver là, il a d’abord fallu vider les pièces du RdC. C’est incroyable tout ce que l’on peut entasser pour le chantier. Et pour chaque objet, se pose la question de savoir où le stoker de façon à ce qu’il ne gêne pas.

J’ai fait livrer 220m² de liège en plaque, soit 55 paquets répartis sur 4 palettes. Avec 3 sacs de granulés de liège et 40 sacs d chaux NHL5. Heureusement que mes voisins vignerons sont sympa. Philippe m’a aidé, avec son tracteur, à rentrer toutes les palettes. Car le livreur ne peut pas rentrer les palettes dans la cour. Il a laissé le tout devant le portail. La palette de chaux, à elle seule, pèse 1,4T.
J’ai étalé deux couches croisées de plaques de liège de 4cm d’épais, soit 8cm au total. Et dans les coins « critiques » tels que les bords de mur, les tuyaux, j’ai laissé de la place pour couler un béton chaux liège (avec les granulés de liège).Un peu plus d’une semaine pour faire les 110m². Mais encore une fois, j’ai manqué de matière. En me basant sur les plans de l’architecte, j’avais calculé qu’il y a 110m² au RdC (donc 220m² de liège à poser). Faux car il me manque 12m²  à poser, donc 6m² de surface réelle.

les tubes dans la chambre à gauche

les tubes dans la chambre à gauche

Le jeudi, les chauffagistes ont posé les tuyaux du chauffage au sol. Pas du simple PER mais un tube renforcé avec barrière antioxygène. Moi qui me faisait une montagne de cette pose, j’ai été bluffé par ces jeunes. En une demi-journée, ils ont posé les 7 boucles de la maison. Une boucle ne doit pas dépasser 100m. Et sans prendre la moindre mesure, ils arrivent à 96m ou 98m (les tuyaux sont métrés et il est donc facile de calculer les longueurs.

Pendant qu’ils étaient là, ils en ont profité pour me mettre quelques embouts aux tuyaux PER sur lesquels je vais pouvoir connecter le lave linge, les WC du bas, l’évier et éventuellement douche et lavabo. Je ne peux pas poser ces embouts car le PER posé par mes soins mais fourni par le chauffagiste est du multicouche et la pince à sertir coûte la peau des fesses.

Ah j’ai oublié qu’ils ont aussi posé les panneaux solaires et le ballon pour l’ECS. Là encore, il ne leur a pas fallu une journée pour le faire. Enfin de l’eau chaude dans la maison. Reste plus qu’à connecter un évier pour en profiter. Et si possible une douche. On va essayer de trouver une cabine douche sur le bon coin.

les terres cuites de la pièce du haut

IMG_3202Ça y est, Bernadette s’attaque aux terres cuites de la pièce du haut. J’ai remplacé, il y a déjà quelques mois, un bon nombre de terres cuites qui étaient cassées. J’avais utilisé le même mortier pour faire les joints que pour poser les terres cuites. Un choix pas forcément adapté car les carreaux sont très serrés et les joints donc très petits. Les grains de sable étaient trop gros. Lorsqu’on a nettoyé les carreaux à la machine (pas si évident que ça à maitriser), les joints se sont un peu creusés. Bernadette a donc décidé de les gratter et de les refaire avec une barbotine au sable tamisé. Sur la photo, elle est en train de nettoyer les joints. Ce n’est pas une mince affaire car la pièce fait environ 28m². Elle a ensuite passé du temps à nettoyer les carreaux un par un pour finir d’enlever les traces de chaux. Plus facile à écrire qu’à faire. Ça prend du temps. Dernière étape : les passer à l’huile de lin. En trois phases. Une première où l’huile est diluée à 70% avec de l’essence de térébenthine. Elle a utilisé un balai espagnol pour passer le produit. Au moins 3 passages. Il faut bien s’arrêter un jour. Seconde phase, l’huile n’est plus diluée qu’à 50%.

Les terres cuites quasiment finies

Les terres cuites quasiment finies

Là, c’est au spalter qu’elle avance carreau par carreau. Un ou deux passages avant de passer à la troisième phase où l’huile de lin n’est plus diluée qu’à 30%. Encore au spalter. Comme les carreaux sont très anciens et pas vraiment de niveau, le spalter est déjà bien usé. C’est bien de garder les vieilles terres cuites déjà en place, mais il faut en accepter les conséquences, comme par exemple on sait qu’il faudra toujours caler les meubles. Rien n’est plan. Et aussi les serpillières seront vite usées.

Pour l’instant, on attend que ça sèche, mais on peut marcher dessus sans crainte de les salir. D’ailleurs, à propos de salissure, on ne devrait pas voir si on fait des tâches, car ils sont tous différents et tous plus ou moins marqués par l’âge et l’usure. Pour l’entretien, ce sera du savon noir (à l’huile de lin) avec de l’huile d’olive. Normalement, avec une telle méthode, on ne devrait pas avoir à refaire le traitement que Bernadette vient de faire.

Et ce soir, elle s’est attaqué aux vieilles terres cuites qu’elle a récupérées dans les pièces du bas. On va les utiliser dans les locaux techniques car il n’y en a pas assez pour une pièce entière. Elle en a mis à tremper dans de l’acide dilué pour enlever les traces de chaux qui restent. Pour certains carreaux, c’est nettement plus que des traces.  Lorsqu’on en aura assez, on les posera à l’avancée. On commencera par la chaufferie de façon à ce qu’elle soit prête en septembre pour que le chauffagiste puisse poser la chaudière. A suivre donc

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