Archives mensuelles : septembre 2013

les seuils de portes en terres cuites

seuil de la cuisine côté cour

seuil de la cuisine côté cour

Bernadette y a passé du temps, mais le résultat vaut bien le temps qu’elle y a passé. Elle a dessiné l’agencement des carreaux tel qu’elle le voulait, ensuite elle a coupé les terres cuites pour faire de petits carrés et des triangles ainsi que des bandes. Pose des terres cuites sur une chape de chaux, en faisant bien attention aux niveaux et surtout en s’assurant que la porte passe bien, sans le moindre frottement (il reste 2 à 3 mm entre porte et carrelage).
Le joints, le nettoyage des joints et enfin le résultat de ce qu’elle avait imaginé sur papier.

 

le chauffage

Ça y est, nous avons la chaudière. La raison pour laquelle je tenais à finir le silo à granulés, c’est que la chaudière devait être installée début de la 2ème quinzaine de septembre. Et pas question, compte tenu du temps qui est redevenu comme en mai et juin, de demander un décalage

arrivée de la chaudière

arrivée de la chaudière

Nous avons retenu une chaudière de la marque Fröling car une amie de Bernadette lui avait recommandé l’installateur et lui avait parlé de sa satisfaction d’avoir choisi cette marque. De plus, les recherches sur Internet ont clairement défini que c’était une excellente marque, mais que ce qui est son point faible, c’est la capacité des installateurs à l’installer ou la maintenir correctement. Or, à Tarare, il y a le spécialiste pour la région et c’est lui qui intervient lorsque les autres chauffagistes n’y arrivent plus. Et bien sûr, c’est de lui dont parlait l’amie de Bernadette.

La bête fait son poids, et le plus difficile a été de lui faire franchir le seuil de la porte, pour la faire entrer dans la maison. Heureusement que j’ai supprimé tous les autres seuils.

Au bout de 3 jours, la chaudière, le ballon tampon de 1000l et les diverses nourrices et matériels de régulation étaient en place. Pendant ce temps, j’ai tiré les tuyaux pour les radiateurs (merci à Gérard qui m’a bien aidé) et j’ai fixé les radiateurs. J’ai aussi positionné et fixé les tuyaux le long du mur (du plafond jusqu’au radiateur) de façon à ce que les chauffagistes (vous les voyez tous les deux à l’œuvre sur la chaudière) n’aient plus qu’à faire les raccordements.

Tout était terminé jeudi midi, la chaudière fonctionne, la vis sans fin et l’aspiration  approvisionnent correctement le silo tampon (on le voit bien sur cette photo), les tuyaux de chauffage au sol chauffent ainsi que les radiateurs. J’ai acheté 3 sacs de granulés, mais ça a à peine suffi pour charger le silo tampon. Heureusement, le temps s’est radouci et on peut attendre la livraison des granulés en vrac. Normalement, il devrait rentrer à peu près 5 tonnes dans mon silo.

isolation par l’extérieur (ITE)

Isolation par l'extérieur

Isolation par l’extérieur

Avec près d’un mois d’avance, l’artisan retenu pour faire l’isolation par l’extérieur (ITE = Isolation Thermique par l’Extérieur) est venu la mettre en place. Il avait un très gros chantier planifié pour la rentrée après les vacances, mais en y arrivant le 1er jour, il a découvert que personne n’avait travaillé pendant le mois d’août, contrairement aux engagements pris. Donc, pas question pour lui de faire ce qui était prévu. Comme il disposait de temps, il a déplacé tous les chantiers qui étaient prévu pour octobre et qui pouvaient être avancés?. C’est notre cas, et on ne va pas se plaindre.

Avant de commencer, il a fallu déplacer un tas de ferraille (il fallait être 4 pour déplacer ce truc qui devait servir autrefois à de l’embouteillage) et un tas de grosses pierres (plus de 100kg pièce d’après les dires de mon voisin). Le tout appartient à mon voisin. Il a bien voulu me céder 20 cm de terrain au nord, en échange d’une bande de terrain qui lui a permis d’élargir son chemin d’accès ( dans l’échange, nous avons aussi récupéré un triangle avec 2 cerisiers), mais il ne voulait pas se charger de déplacer ces trucs qui nous gênaient pour poser l’échafaudage.

les deux murs isolés

les deux murs isolés

Au bas du mur, 20cm de liège pour éviter que l’humidité ne remonte par capillarité dans la fibre de bois au dessus. Donc, pour poser cette ITE, ils ont commencé par poser la bande de liège, puis ils ont monté les grands montants verticaux (voir photo juste au dessus) avec le même intervalle entre les montants de façon à mettre la laine de bois (j’appelle ça laine de bois par comparaison avec la laine de roche, car ce sont des panneaux souples). Et par dessus, ils ont fixé la fibre de bois qui sera enduite. Ça leur a pris une bonne semaine à 3 et parfois 4. Combien de temps cela m’aurait-il pris de le faire moi-même. Et comme ce n’était pas la 1ère fois qu’ils isolaient des murs en pisé, ils savaient exactement comment s’y prendre. Les vis de fixation des montants sont vissées directement dans le pisé, sans chevilles et elles font 25cm de long. Aucun risque que ça tombe. Pourquoi la laine de bois et la fibre de bois et pas du polystyrène ? Toujours la même raison: le pisé doit respirer des deux côtés. Si on met du polystyrène, on bloque la respiration du pisé et c’est là que les ennuis commencent. Si on bloque l’humidité dans le mur, soit elle trouve un chemin pour s’évacuer, soit elle reste bloquée dans le mur, et là le risque de voir le mur s’effondrer n’est pas négligeable. Pour preuve, le mur en béton, côté nord (on le voit sur la photo du haut). Au départ, c’était un mur en pisé, mais comme c’était le mur côté mangeoire dans l’étable, l’urine des bêtes, petit à petit s’est infiltrée dans le mur. Et qui dit urine dit sels. Le sel aspire l’eau. Un beau jour, il y a une quarantaine d’année, le mur nord côté étable s’est effondré car gorgé d’eau. Et fini le pisé. A la place, un bête mur en moellons. Je suis bien contant qu’on ne le voit plus de l’extérieur (côté intérieur, on ne le voit plus non plu dans l’arrière cuisine et one ne le verra plus du tout lorsqu’on aura fini les travaux.

Silo à granulé, suite et fin

Montage des pans inclinés

Montage des pans inclinés

Ca y est, le silo à granulés est terminé. Une fois la vis sans fin posée par le chauffagiste (je n’avais pas la notice de montage et lui voulait être sûr que ce serait bien monté car si l’on découvrait un pb après que j’aie fini de construire le silo, il fallait tout redéfaire. Nous n’en avions envie ni l’un ni l’autre.
On voit, sur la photo, les panneaux d’OSB en cours de montage du plan incliné. Bien sûr, là aussi j’ai mis deux couches croisées d’OSB . Sur le fond, comme la vis ne touche pas le mur, j’ai aussi mis des panneaux en biais. Heureusement que l’on peut couper en angle, avec la scie, ça m’a permis de faire des pièces qui viennent s’adapter au plus près des cloisons, de façon à éviter qu’il y ait des aspérités qui pourraient abimer les granulés ou les empêcher de descendre jusqu’au fond. Et après chaque couche d’OSB, j’ai siliconé pour éviter les fuites d’air. Je ne pense pas que dans notre cas ce soit très important car le silo est en extérieur et donc, les poussières lors du remplissage ne doivent pas nous gêner particulièrement.

la face nord du silo

la face nord du silo

Une fois les côtés terminés, j’ai attaqué la dernière face, celle qui ferme l’entrée du silo et par laquelle on pourra accéder à l’intérieur du silo en cas de nécessité.

Je n’ai pas voulu poser les briques de béton cellulaire à partir du sol car ça aurait complétement fermé la zone basse. Or le mur étant mitoyen, mon voisin a une bouche de prise d’air pour son poêle à bois sur le mur ouest. Donc pas question de condamner cette prise d’air. Et je me dis aussi que s’il y a des passages d’air tout autour du silo proprement dit, c’est le meilleur moyen pour éviter les risques d’humidité.

Pour protéger le moteur de la vis sans fin, j’ai fait un coffrage amovible, et comme il reste un peu de place sous l’auvent, j’en ai profité pour mettre mon vélo à l’abri.

Le silo n’est pas tout à fait terminé, mais il est opérationnel. Il n’est pas terminé parce que j’ai prévu de fermer les murs à l’est et au nord. On voit d’ailleurs contre le mur ouest la porte que l’on utilisera plus tard pour rentrer dans le local. Mais maintenant, j’ai d’autres priorités: mettre l’isolation dans les combles. Mais avant de pouvoir le faire, j’ai pas mal de travail. Je vais donc m’atteler à ces tâches pour que l’on puisse être bien isolés le plus rapidement possible, même si je sais que ce ne sera pas dans les toutes prochaines semaines.

chantier participatif encadré, fin septembre

Le dernier weekend de septembre (28 et 29), Monique Cerro et Romain viendront encadrer le chantier de pose de terres cuites à l’avancée dans la grande pièce du bas (moins la cuisine déjà faite) et dans la chambre à gauche.

Il faut être au moins 15. Pour l’instant, nous sommes 12. Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à nous contacter. Avec Monique et Romain, on apprend beaucoup de choses sur le pisé, les pierres, la chaux et la terre, que ce soit à propos des terres cuites ou des enduits. Et l’ambiance de ces chantiers est toujours super. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un qui ait regretté d’avoir participé à un tel chantier, que ce soit ceux encadrés par Monique ou ceux encadrés par Thierry Baruch. Et j’en ai fait quelques uns, chez les autres, pour découvrir ce qui allait nous attendre.

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