Archives mensuelles : avril 2014

Suite de la formation Oïkos : les enduits

le mur ouest de la chambre du haut à gauche

le mur ouest de la chambre du haut à gauche

Après les deux jours passés à monter les cloisons de la chambre à l’est (on y voit le Mont-Blanc les veilles de pluie – c’est magnifique, même si ça ne vaut pas la vue que l’on peut avoir lorsqu’on habite plus près), les stagiaires d’Oïkos ont attaqué, pour deux jours,  les enduits sur les murs en pisé. Ils étaient encadrés par Monique, co-présidente d’Oïkos et par Romain, salarié d’Oïkos. Cette fois-ci, les deux compères intervenaient à ce titre, et non au titre habituel d’encadrants de chantiers participatifs.
Corps d’enduit sur certains murs et enduits de finition sur les murs où l’on avait déjà fait du corps d’enduit. Le corps d’enduit, c’est encore une fois du Terre-Paille-Chaux, et sur une épaisseur de plusieurs cm. dans notre cas, c’est 5 cm sur les murs sud mais entre 1 et 3 cm maxi sur les autres murs. Sur les murs sud, le corps d’enduit sert à la correction thermique. On ne veut pas isoler ce mur de façade par l’extérieur mais la correction thermique permet de ne pas (ou de moins) ressentir le froid sur les murs intérieurs en hiver. Au printemps et à l’automne, on veut que les calories apportées par le soleil sur cette façade puissent quand même être utiles pour l’intérieur.
Les enduits de finition ne peuvent se faire que sur des murs en bon état, d’où, la plupart du temps, la nécessité de redresser le mur par une couche de corps d’enduit. Un enduit de finition ne dépasse pas le cm en épaisseur.

Le mur du haut de l'escalier

Le mur du haut de l’escalier

Pour qu’il y ait assez de surfaces de façon à entrainer les stagiaires aux enduits de finition, j’avais préparé des murs dans les semaines qui ont précédé. Notamment le mur du haut de l’escalier et le mur nord du couloir de l’étage. Voici le résultat après l’enduit de finition. Certes, d’en bas, on ne voit pas le rendu, mais pour nous qui avons vu ce mur dans son jus depuis plus de 3 ans, quel changement.

Et les deux chambres à gauche ont bien avancé. Les murs dont on avait fait le corps d’enduit en mars 2013 ont été recouverts de l’enduit de finition. Les autres ont été recouverts du corps d’enduit.

Le mur nord du couloir de l'étage

Le mur nord du couloir de l’étage

En regardant les images au format réduit, je me dis que l’on ne voit vraiment pas grand chose du rendu. En cliquant sur les photos, elles peuvent être agrandies, et on voit mieux. Pour ceux qui ne connaissent pas la maison, c’est difficile de s’imaginer ce que ça peut donner.

Nous avons utilisé le sable et la terre de chez nous. Le sable, très fin (du 0/0) vient du trou qui a été creusé pour mettre la cuve de récupération des eaux de pluie. Sous 1,50m de glaise, il y avait ce sable extrêmement fin. La terre, c’est le pisé qui vient de la création de toutes les ouvertures. J’ai écrasé les gros morceaux, tamisé le tout et on obtient avec cette terre et ce sable une crème très agréable à travailler.

En tous les cas, ces quatre jours passés sur notre chantier par les stagiaires d’Oïkos nous ont fait gagner plusieurs semaines sur nos travaux.

Le prochain grand chantier, ce sera l’enduit de finition sur la façade sud. Il se déroulera le deuxième weekend de septembre. L’annonce paraîtra sur le site de Monique qui va encadrer le chantier, avec son compère Romain. Elle paraitra aussi sur le site d’Oïkos et je passerai une annonce sur le forum des Castoers Rhône-Alpes dont je fais partie. Mais pour faire l’enduit de finition, il faut qu’auparavant, j’ai redressé le mur. Donc un gros travail de préparation en perspective, avec de nombreuses bétonnières et des tonnes de Terre-Paille-Chaux à préparer et à monter jusqu’en haut de l’échafaudage. Je ferai peut-être de petits chantiers avec quelques amis pour ne pas faire que ça d’ici la mi-septembre. Sinon, notre intérieur n’avancera pas.

Chantier Formation Oïkos

Voilà, après plusieurs semaines où j’ai passé du temps à préparer le chantier, il a commencé.

montage de la cloison de la chambre 2Le matin, Arnaud Mounier (sté Coteco), animateur dans l’association Oïkos, a présenté les techniques qui allaient être utilisées et jusqu’en fin de journée, les stagiaires ont avancé plutôt lentement le montage des cloisons. Mais c’est comme ça à chaque début de stage : il faut s’approprier les techniques, bien regarder, vérifier que l’on fait bien, avant d’être pleinement opérationnel. Donc pose des lisses basses en s’alignant sur les lisses hautes que j’avais posées (il le fallait pour passer l’électricité par les combles avant de faire l’isolation par les combles (je rappelle : 48 cm de ouate de cellulose soufflée). Ensuite les montants verticaux et surtout, on commence par poser la porte, en faisant bien attention au niveau du sol. J’ai découvert lorsque j’ai posé les cloisons de notre chambre qu’il y avait 1,5cm de différence de niveau entre le début du plancher, vers le seuil, jusqu’au bout de la cloison est-ouest. On est à plus de 2 cm au niveau de la porte de la chambre 2. Ça va me compliquer la tâche lorsque je vais avoir à poser le plancher final car il faudra mettre des cales de plus en plus épaisses pour rattraper le niveau, mais d’un autre côté, plus il y a de hauteur, plus il y aura d’isolant phonique, meilleure sera l’isolation phonique entre étage et RdC.

Découpe du fermacellAprès la pose de la porte et des premiers montants, Arnaud a montré la découpe des plaques de fermacell. Il utilise une scie plongeante sur rail. Un guidage parfait avec une profondeur de coupe réglable. Il pose tjs la plaque à découper sur une autre. Une fois passé la scie, il n’y a aucune marque sur la plaque du dessous. Vraiment une très belle découpe.

J’en ai appris sur la technique. J’aurais dû suivre un stage de pose de fermacell. Je me compliquais la vie et j’avais nettement plus de pertes que lui. Normal, c’est un vrai pro et on sent qu’il aime transmettre son savoir et guider ceux qui le souhaitent pour qu’ils fassent du beau travail.

Le premier soir, on était un tout petit peu déçu par le niveau d’avancement du chantier, mais le lendemain matin, Arnaud et Romain (intervenant en tant que salarié d’Oïkos), étaient là à 7h15 pour avancer un peu la pose des panneaux de fermacell avant la venue des stagiaires, et aussi pour préparer la machine à insuffler la ouate humide.

la cloison de la chambre 2 et la porte de la SdBA l’arrivée des stagiaires, tout était prêt pour la projection de ouate. Après une démonstration, chaque stagiaire a pris le tuyau pour projeter la ouate entre les montants. Comme j’avais fait la cloison de notre chambre, il y avait toute la surface à utiliser pour l’entrainement. Je n’ai pas pris de photo car il y a trop de poussière pour que l’on voit quoi que ce soit de publiable. Pendant ce temps-là, une équipe (ils ont tourné, ce n’étaient pas tjs les mêmes) continuait à monter les cloisons. A la fin de la journée, les deux cloisons de la chambre 2 étaient finies, l’insufflation terminée dans tous les caissons disponibles, et on le voit sur cette photo, la porte de la salle de bain était posée. Il me restera à monter la cloison entre placard du fond et salle de bain, ainsi que le petit placard vers l’entrée de la salle de bain. Et bien sûr, à poser la seconde face des cloisons lorsque la ouate sera sèche, dans une ou deux semaines.

A la fin de ce chantier de deux jours, nous étions bien émus, Bernadette et moi, de voir l’avancement du chantier. On voit vraiment, maintenant, la composition de l’étage, ce ne sont plus uniquement des traits au sol, mais bel et bien des pièces cloisonnées. Cette équipe de 14 stagiaires bien encadrés nous a fait gagner plusieurs semaines de travail.

Demain et après-demain, ils continueront à nous aider en faisant du Terre-Paille-Chaux et des enduits de finition sous la houlette de Monique et Romain. Je ferai un autre article pour présenter ce chantier.

préparatifs du prochain chantier plus cloisons de notre chambre

Depuis l’isolation des combles, j’ai d’abord commencé à monter les cloisons des WC et de notre chambre. En fait, j’ai surtout monté les portes et nous avons reçu la visite de Monique pour préparer le chantier mené par Oïkos   qui est une association faisant la promotion et assurant des formations aux techniques de construction et rénovation écologiques. Dans le cadre d’une session de formation, ils ont besoin de maisons où mettre en pratique la théorie vue au cours de la session. Ils vont donc venir, pendant deux jours, monter des cloisons à l’étage (ou plus exactement, une face des cloisons), faire de la projection de ouate de cellulose humide pour isolation phonique, et pendant deux autres jours, faire des enduits Terre-Paille-Chaux et des enduits de finition.

Donc, lorsque Monique est venue, on a défini sur quels murs serait fait le TPC et sur lesquels sera fait de l’enduit de finition. Et pour faire ces derniers, il fallait que je prépare mes murs, en bouchant les trous, en aplanissant le mur et surtout en le redressant car les murs vont en se rétrécissant vers le haut. J’ai donc arrêté le montage des cloisons de notre chambre et du WC attenant (non la porte n’est pas dans notre chambre mais bien dans le couloir), et j’ai fait du TPC. J’y ai passé quelques jours. Il me fallait faire ça en priorité pour que les enduits aient le temps de sécher avant le chantier de la semaine prochaine.

Cloisons de notre chambre

Cloisons de notre chambre vu de l’extérieur

Maintenant, j’ai repris le montage des cloisons et j’ai même terminé les cloisons de notre chambre, mais pas celles des WC. La raison est simple: je suis allé acheter 30 plaques de Fermacell en 150×100 chez Sainbiose, et j’en ai utilisé 4 pour finir la cloison de notre chambre Il en reste donc 26. Normalement, ça devrait être largement suffisant pour le chantier Oïkos, mais je ne voudrais pas en manquer. J’aurais bien pris plus de plaques, mais je suis limité par le PTAC de ma remorque. J’ai droit à 680kg maxi. Et je les atteins presque avec les 30 plaques. Normalement, il me faudra faire deux autres voyages pour acheter de quoi finir totalement mes cloisons.

Sur la photo, on voit bien que je n’ai fait qu’une face de la cloison. Avant de poser l’autre face, il faut que je finisse de tirer l’électricité et surtout, que j’isole phoniquement. Il est fort probable que le formateur profite que ces cloisons sont montées pour faire de la projection de ouate. Mais là où ce ne sera pas fait, je mettrai de la laine de bois.

Pour le chantier, j’ai aussi (ou plus exactement, nous avons) tamisé du sable. Je rappelle que lorsque nous avons fait poser la cuve de récupération des eaux de pluie, en dessous de la couche de 1,5m de glaise, il y avait du sable très fin. Depuis près de 3ans, ça fait un gros tas dans le jardin, et nous allons seulement commencer à l’utiliser. Nous le tamisons pour enlever les impuretés, et une fois tamisé, on dirait du sable des iles paradisiaques. Il y en a un big bag presque plein (soit un peu plus d’une tonne).
Nous avons aussi tamisé de la terre. Et cette terre, c’est celle qui vient de toutes les ouvertures et suppression de cloisons non porteuses. Il faut d’abord l’écraser car les morceaux sont assez gros, puis une fois écrasée, il faut la tamiser. Avant de le faire, je ne pensais pas qu’il y avait autant de cailloux dans le pisé. J’avais l’impression qu’il y avait de la terre et rien d’autre. Mais non, c’est bien caillouteux. J’en ai deux grosses poubelles, soit près de 150kg. Normalement, il devrait y en avoir assez pour les enduits de finition.

Les deux, sable et terre, sont tamisés pour les enduits de finition qui sont peu épais.
La suite, après le chantier de la semaine prochaine, lorsque j’aurai du courage pour écrire un article. Le soir, je suis passablement fatigué et je n’ai pas trop envie d’écrire des articles.

 

 

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