chaux NHL2

Chantier Façade Sud

Un gros chantier planifié de longue date avec Monique et Romain. Il fallait beaucoup de monde pour faire l’enduit de finition sur la façade sud (135m² après avoir décompté toutes les ouvertures). Les enfants, les neveux, les amis, tous ceux qui le pouvaient sont venus nous donner un coup de main. Au début, Monique avait noté sur son site qu’il fallait 20 stagiaires. Mais au vu de tous ceux que nous avions déjà « embauchés », elle a modifié son article pour limiter à 5 stagiaires. Nous étions donc 20 stagiaires le samedi et 18 le dimanche. En comptant les membres de la famille qui étaient là pour l’intendance et s’occuper des petits-enfants, on était 26 à table. Et heureusement, nous avons eu la météo la plus favorable: pas de pluie, mais pas un soleil écrasant. Des passages de nuages qui nous ont permis de ne pas crever de chaud. Car après la météo automnale du mois d’août, nous avons enfin un temps estival. Donc, quelques nuages pour cacher un peu le soleil quand on travaille plein sud, c’est pas mal.

L’enduit de finition a exactement la même formule que les enduits de finition en intérieur: 1 terre, 5 sables, 1/2 chaux. Ce qui change, c’est qu’en extérieur, on met de la chaux hydraulique (NHL2) au lieu de la chaux aérienne (CL90). On commence par envoyer à la truelle de petites quantité d’enduit sur le mur, puis on taloche de façon à bien écraser et étaler cet enduit qui fait moins de 1cm d’épaisseur. Une fois l’enduit un peu sec (en début d’après-midi pour le travail fait le matin), on passe une taloche éponge, pour parfaitement lisser les imperfections et les raccords entre les morceaux de chacun des stagiaires

Guillaume a posé dans la cour, un appareil photo prenant une photo toutes les secondes. Il a assemblé les films des deux jours et vous pouvez suivre l’avancement du chantier en accéléré sur 2 minutes. On voit clairement que le matin tout le monde est sur la droite de la façade et que le soir, on a largement dépassé la moitié, avant de réattaquer le lendemain matin carrément à gauche.

En fait, on a tellement bien avancé que le dimanche, une partie de l’équipe s’est occupé du mur nord de l’atelier. On ne le voit pas, puisque c’est celui qui se trouve face au mur sud de la maison, sur la gauche dans la vidéo. Et une fois l’enduit de finition de la façade sud terminée, ils ont attaqué le pierre-vue. Les maisons en pisé ont un soubassement en pierres, de façon à isoler le pisé (qui n’est que de la terre argileuse) de l’eau au sol. Le joints entre ces pierres étaient en aussi mauvais état que le pisé lui-même. Pour faire un pierre-vue, en quelques mots, il faut recouvrir toutes les pierres avec un enduit (plus grossier que l’enduit de finition de la façade) et ensuite frotter jusqu’à faire réapparaitre les pierres qui affleurent.

Et comme il restait encore du temps, on a fait aussi du terre-paille-chaux (TPC) sur le façade ouest de l’annexe (sur la photo de la vidéo, c’est à droite des chaises blanches et de la table ronde grise.

Comme chacun des chantiers participatifs, qu’ils soient encadrés ou non, il y avait une super ambiance, les participants étant tous intéressés par ces techniques et ayant une sensibilité assez écologique.

Mais ce chantier était notre dernier chantier participatif encadré. Les prochains chantiers participatifs seront de nettement plus petite envergure. Il reste à faire des bouts de murs dans les pièces. Et chacun de ces murs peut être fait indépendamment des autres, ce qui n’était pas le cas de la façade sud, où il était impératif que tout soit fait dans la foulée, de façon à ce que l’on ne voit pas de raccords entre les morceaux enduits par chacun des participants. Donc, pour les prochains chantiers, nous serons nettement moins nombreux, et on ne fera qu’un jour, pas deux d’affilée.

Avec un groupe d’amis qui était là samedi, on a déjà planifié le samedi 18 octobre. Un des participants ne connait pas la technique du TPC et il doit en faire chez lui. Les autres se sont joints à lui pour nous aider. J’ai prévu que l’on fera le TPC des murs restant à faire à l’étage. (7m² dans la bibliothèque et à peu près le double dans la chambre à l’est).

la façade sud une fois terminée, sans échafaudage, et les volets remis en place

la façade sud une fois terminée, sans échafaudage, et les volets remis en place

Voici, un mois plus tard, la photo (en fait un photo montage de 2 photos).

J’ai attendu pour mettre cette photo car je voulais que les volets soient remis en place, or il fallait faire les finitions, comme peindre les ferrures qui étaient noires d’origine et que je n’avais pas peintes en même temps que les volets, parce qu’elles n’étaient pas montées sur les volets et que je ne savais pas trop comment les peindre ou plus exactement comment les manipuler et les poser une fois peintes? C’était plus facile une fois montées.

On voit aussi sur cette photo la marquise terminée. Après les pluies de ces derniers jours, je peux dire qu’elle est efficace. Mais on n’a pas eu une pluie battante avec vent du sud très fort. Mais déjà, quel plaisir de ne pas être sous la pluie en ouvrant la porte.

Maintenant que la façade sud est faite, ainsi que la façade nord de l’atelier, on va pouvoir s’occuper de la cour. On veut pouvoir planter un arbre et faire une terrasse. C’est la raison pour laquelle on voulait absolument terminer cette façade, alors même que l’intérieur n’est pas terminé et loin s’en faut.

Préparation de la façade sud + divers petits chantiers

Un gros chantier est prévu le second weekend de septembre: il faut qu’on trouve 18 participants pour faire l’enduit de finition sur la façade sud, soit 135m² net (une fois enlevées les surfaces des fenêtres et portes). Qui dit enduit de finition dit enduit fin, moins d’un cm d’épais. Or la façade et très abimée. Par endroits il manque entre 10 et 20cm de terre.  Heureusement, ce n’est pas le cas partout. Sur la plus grande partie, il n’y a que quelques cm à combler. Pour combler tous ces manques, on met du Terre-Paille-Chaux. Jamais plus de 5cm d’épais à la fois, sinon, il y a risque de voir tout ce que l’on vient de mettre se retrouver par terre. Mais comme je mets de la chaux hydraulique, le TPC prend assez vite et on peut passer une couche supplémentaire quelques heures après la ou les précédentes.

Corps d'enduit sur la façade sud

Corps d’enduit sur la façade sud

Le but du jeu, c’est de rendre la surface à peu près plane. Ce n’est pas grave si on voit les raccords entre ce qui est fait un jour et ce qui est fait le lendemain. Tout ça disparaîtra lorsqu’on mettra la couche de finition. Question couleur de la façade après enduit de finition, ça devrait ressembler à la partie droite de la photo. On doit faire des tests, mais à priori, on fera l’enduit à base de terre, de sable et de chaux. Le même dosage que l’enduit de finition à l’intérieur, mais à base de chaux hydraulique NHL2 et non de chaux aérienne. La terre, c’est le pisé que j’ai gardé et le sable, j’en ai déjà parlé, c’est celui qui a été extrait du sol lorsqu’on a enterré la cuve de récupération des eaux pluviales. 1 terre pour 5 sable. alors que pour le TPC, il y a autant de terre que de sable. Ça devrait donc être un peu plus clair

J’ai commencé il y a deux semaines et j’ai fait ce qui est sec à droite sur la photo. Quand je dis que j’ai passé deux semaines, ce n’est pas tout à fait vrai. Le mardi, entre le cours Feldenkrais donné par Bernadette le matin et ma répétition de pupitre pour la chorale l’après-midi, je ne travaille pas sur le chantier, mais je vais faire les courses dont j’ai besoin. Et le 1er weekend, nous avions un weekend de travail choral. Vendredi dernier, nous avions invité des amis à déjeuner. Ah et j’ai oublié les deux jours où l’on a posé des terres cuites avec Bernadette. Tout ça réduit d’autant le nombre de jours passés à faire de l’enduit.

Samedi, j’avais deux dames, novices et dont c’était le tout premier chantier participatif. Elles ont eu quelques pbs de circulation pour venir et ont dû partir relativement tôt. Comme c’était leur toute première fois, elles ont découvert la technique. A deux elles ont dû faire 1,5m². C’est peu, mais c’est ça de moins à faire.

Hier, Pierre et Vincent, mes fidèles amis, sont venus me donner un coup de main et on a fait en une journée ce que j’ai fait seul en deux semaines (ce qui est humide sur la photo). On voit qu’ils ont l’habitude. La différence, aussi, c’est que lorsque je suis tout seul, je prépare la bétonnière, je monte et je descends pour prendre les seaux de TPC. Avec eux, j’ai très peu fait de pose d’enduit, car j’ai assuré la logistique du chantier, à savoir préparer les bétonnières, charger les seaux lorsqu’ils étaient vides, et on a utilisé une corde pour les monter. Donc, Pierre et Vincent ont étalé du TPC toute la journée alors que moi j’ai dû en faire moins de 1m². On a fait 6 grosses bétonnières. Lorsque je suis seul, j’en fais une et demie voire deux lorsqu’il y a vraiment de gros trous à boucher.

Bernadette était, une fois de plus, à l’intendance et le repas était bien agréable, avec les cerises apportées par Vincent pour dessert. Je me suis gavé de cerises. Les premières de l’année. Nos cerisiers sont des tardifs et on ne devrait pas en avoir avant une quinzaine de jours.

Le 6 juin, j’ai d’autres amis qui vont venir mais eux aussi, à l’exception de Danielle, n’ont pas l’habitude de ce type d’activité. On verra bien comment ça aura avancé. Vincent viendra probablement me redonner un coup de main lundi prochain. Et si après le chantier du 6 juin, il reste une belle surface à faire, Pierre et Vincent reviendront me donner un dernier coup de main.

Pour en revenir au titre de cet article, il est question de petits chantiers. J’en ai déjà glissé un mot: avec Bernadette, nous avons posé les terres cuites dans le local sous l’escalier (environ 5m²) et dans le local technique. En fait, c’est Bernadette qui pose. Moi je suis à la logistique, et là encore, c’est la bétonnière. J’apporte les seaux et les terres cuites à Bernadette mais c’est elle qui fait les niveaux, qui étale le mortier de chaux et qui pose les terres cuites. Elle prend les mesures pour les découpes et je les réalise. Elle fait aussi les joints et les nettoie. Et c’est très bien comme ça. Bernadette est peut-être plus perfectionniste que moi pour la pose mais par ailleurs, elle n’a encore jamais utilisé la bétonnière. Manipuler les seaux de terre ou de sable, c’est quand même fatiguant à la fin de la journée. Je ne sais pas si elle aimerait que l’on inverse les tâches.

 

Le mur nord derrière le poêle

Mes conscrits étaient venus m’aider pour faire du TPC (Terre-Paille-Chaux) sur ce mur et j’ai attendu qu’il soit sec pour faire l’enduit de finition (terre, sable et chaux NHL2).

Mur nord derrière le poêle

Mur nord derrière le poêle

Comme il y avait pas mal d’irrégularités après le TPC, j’ai fait en deux couches ou plus précisément, j’ai fait deux couches à certains endroits. Ce mur est prolongé par le mur en moellons de l’étable (le mur en pisé s’était effondré il y a plus de 40 ans, probablement à cause du salpêtre du à l’urine des animaux). Ce mur en moellon est nettement moins épais que le mur en pié<; il y  donc un décochement entre les deux murs. Et la jointure était vraiment très abimée. Il m’a fallu faire au moins 5 passages au TPC pour rattraper et mettre à peu près droit. Bernadette a profité de ce décochement entre les deux murs ( voir la photo prise lors du chantier de pose des terres cuites, où l’on voit bien l’état du mur derrière Frédéric)

le mur nord dans son jus

le mur nord dans son jus

pour imaginer une décoration en forme d’arbre. Il est en TPC et en relief. Nos visiteurs vont tous toucher la texture car on dirait presque de l’écorce.
On voit en fond le tuyau pour le poêle qui sera posé demain après-midi. On voit aussi les gaines électriques qui permettent d’éclairer les différentes parties de la pièce. Pour l’instant, elles passent dessous mais lorsqu’on aménagera l’étage, on les fera passer par dessus (en fait, on veut éviter de les écraser en marchant dessus ou éviter de buter dedans tant qu’on marche sur le 1er plancher (celui qui sert de plafond au salon). Lorsqu’il y aura isolation phonique et plancher final, il n’y aura plus de risque de les abîmer.

Ah, j’ai oublié de préciser qu’après l’enduit de finition, j’avais fait des plinthes maçonnées et j’avais passé deux couches de chaulage (chaux CL 90). Plus tard, quand les autres murs seront terminés, on mettra de la couleur avec des ocres, mais pour l’instant, on veut faire propre.

Je ne vais pas faire un article spécial pour le nettoyage des terres cuites et le passage de l’huile de lin dans la pièce à gauche de l’escalier, mais c’est fait. Les odeurs commencent à s’estomper. Bernadette envisage de faire un cours Feldenkrais pour inaugurer la salle. Mais décembre est très chargé. On verra bien

encore un chantier TPC

Le mur nord du salon

Le mur nord du salon

Aujourd’hui, j’ai sollicité une fois de plus mes conscrits pour m’aider à faire du Terre-Paille-Chaux (TPC). Je note la formule car j’ai eu des doutes et il a fallu que je vérifie auprès de Thierry que je ne m’étais pas trompé. 2 seaux de terre, 2 seaux de sable 0/4, 2 seaux de paille hachée et 1 seau de chaux. L’eau en fonction du besoin.

J’avais décidé que l’on ferait le mur nord du salon, le mur ouest des WC et, si on avait le temps, les parties érodées du muret sur la rue. Encore une fois, j’ai eu du mal à suivre le tempo de mes trois aides. A midi, le dégrossissage des trois murs était fini, à l’exception du bord le long du mur en moellon qui était tellement abimé que même ce soir ce n’est pas fini. Pas question de mettre plus de 5 cm d’épaisseur à la fois. Et on a attendu entre chaque couche que la prise commence à se faire. Après le déjeuner, on a continué, mais plus pour des finitions et talochage. Certes ce n’est pas fini, mais le plus gros a été fait. Demain je vais essayer de terminer le bord du mur et la semaine prochaine je ferai l’enduit de finition. Par dessus, un badigeon et on verra plus tard pour une couleur à l’ocre. Le but, c’est d’avoir terminé ce coin avant le 21 novembre, jour de la pose du poêle.

 

 

 

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