Construction

Préparation de la façade sud + divers petits chantiers

Un gros chantier est prévu le second weekend de septembre: il faut qu’on trouve 18 participants pour faire l’enduit de finition sur la façade sud, soit 135m² net (une fois enlevées les surfaces des fenêtres et portes). Qui dit enduit de finition dit enduit fin, moins d’un cm d’épais. Or la façade et très abimée. Par endroits il manque entre 10 et 20cm de terre.  Heureusement, ce n’est pas le cas partout. Sur la plus grande partie, il n’y a que quelques cm à combler. Pour combler tous ces manques, on met du Terre-Paille-Chaux. Jamais plus de 5cm d’épais à la fois, sinon, il y a risque de voir tout ce que l’on vient de mettre se retrouver par terre. Mais comme je mets de la chaux hydraulique, le TPC prend assez vite et on peut passer une couche supplémentaire quelques heures après la ou les précédentes.

Corps d'enduit sur la façade sud

Corps d’enduit sur la façade sud

Le but du jeu, c’est de rendre la surface à peu près plane. Ce n’est pas grave si on voit les raccords entre ce qui est fait un jour et ce qui est fait le lendemain. Tout ça disparaîtra lorsqu’on mettra la couche de finition. Question couleur de la façade après enduit de finition, ça devrait ressembler à la partie droite de la photo. On doit faire des tests, mais à priori, on fera l’enduit à base de terre, de sable et de chaux. Le même dosage que l’enduit de finition à l’intérieur, mais à base de chaux hydraulique NHL2 et non de chaux aérienne. La terre, c’est le pisé que j’ai gardé et le sable, j’en ai déjà parlé, c’est celui qui a été extrait du sol lorsqu’on a enterré la cuve de récupération des eaux pluviales. 1 terre pour 5 sable. alors que pour le TPC, il y a autant de terre que de sable. Ça devrait donc être un peu plus clair

J’ai commencé il y a deux semaines et j’ai fait ce qui est sec à droite sur la photo. Quand je dis que j’ai passé deux semaines, ce n’est pas tout à fait vrai. Le mardi, entre le cours Feldenkrais donné par Bernadette le matin et ma répétition de pupitre pour la chorale l’après-midi, je ne travaille pas sur le chantier, mais je vais faire les courses dont j’ai besoin. Et le 1er weekend, nous avions un weekend de travail choral. Vendredi dernier, nous avions invité des amis à déjeuner. Ah et j’ai oublié les deux jours où l’on a posé des terres cuites avec Bernadette. Tout ça réduit d’autant le nombre de jours passés à faire de l’enduit.

Samedi, j’avais deux dames, novices et dont c’était le tout premier chantier participatif. Elles ont eu quelques pbs de circulation pour venir et ont dû partir relativement tôt. Comme c’était leur toute première fois, elles ont découvert la technique. A deux elles ont dû faire 1,5m². C’est peu, mais c’est ça de moins à faire.

Hier, Pierre et Vincent, mes fidèles amis, sont venus me donner un coup de main et on a fait en une journée ce que j’ai fait seul en deux semaines (ce qui est humide sur la photo). On voit qu’ils ont l’habitude. La différence, aussi, c’est que lorsque je suis tout seul, je prépare la bétonnière, je monte et je descends pour prendre les seaux de TPC. Avec eux, j’ai très peu fait de pose d’enduit, car j’ai assuré la logistique du chantier, à savoir préparer les bétonnières, charger les seaux lorsqu’ils étaient vides, et on a utilisé une corde pour les monter. Donc, Pierre et Vincent ont étalé du TPC toute la journée alors que moi j’ai dû en faire moins de 1m². On a fait 6 grosses bétonnières. Lorsque je suis seul, j’en fais une et demie voire deux lorsqu’il y a vraiment de gros trous à boucher.

Bernadette était, une fois de plus, à l’intendance et le repas était bien agréable, avec les cerises apportées par Vincent pour dessert. Je me suis gavé de cerises. Les premières de l’année. Nos cerisiers sont des tardifs et on ne devrait pas en avoir avant une quinzaine de jours.

Le 6 juin, j’ai d’autres amis qui vont venir mais eux aussi, à l’exception de Danielle, n’ont pas l’habitude de ce type d’activité. On verra bien comment ça aura avancé. Vincent viendra probablement me redonner un coup de main lundi prochain. Et si après le chantier du 6 juin, il reste une belle surface à faire, Pierre et Vincent reviendront me donner un dernier coup de main.

Pour en revenir au titre de cet article, il est question de petits chantiers. J’en ai déjà glissé un mot: avec Bernadette, nous avons posé les terres cuites dans le local sous l’escalier (environ 5m²) et dans le local technique. En fait, c’est Bernadette qui pose. Moi je suis à la logistique, et là encore, c’est la bétonnière. J’apporte les seaux et les terres cuites à Bernadette mais c’est elle qui fait les niveaux, qui étale le mortier de chaux et qui pose les terres cuites. Elle prend les mesures pour les découpes et je les réalise. Elle fait aussi les joints et les nettoie. Et c’est très bien comme ça. Bernadette est peut-être plus perfectionniste que moi pour la pose mais par ailleurs, elle n’a encore jamais utilisé la bétonnière. Manipuler les seaux de terre ou de sable, c’est quand même fatiguant à la fin de la journée. Je ne sais pas si elle aimerait que l’on inverse les tâches.

 

Silo à granulé, suite et fin

Montage des pans inclinés

Montage des pans inclinés

Ca y est, le silo à granulés est terminé. Une fois la vis sans fin posée par le chauffagiste (je n’avais pas la notice de montage et lui voulait être sûr que ce serait bien monté car si l’on découvrait un pb après que j’aie fini de construire le silo, il fallait tout redéfaire. Nous n’en avions envie ni l’un ni l’autre.
On voit, sur la photo, les panneaux d’OSB en cours de montage du plan incliné. Bien sûr, là aussi j’ai mis deux couches croisées d’OSB . Sur le fond, comme la vis ne touche pas le mur, j’ai aussi mis des panneaux en biais. Heureusement que l’on peut couper en angle, avec la scie, ça m’a permis de faire des pièces qui viennent s’adapter au plus près des cloisons, de façon à éviter qu’il y ait des aspérités qui pourraient abimer les granulés ou les empêcher de descendre jusqu’au fond. Et après chaque couche d’OSB, j’ai siliconé pour éviter les fuites d’air. Je ne pense pas que dans notre cas ce soit très important car le silo est en extérieur et donc, les poussières lors du remplissage ne doivent pas nous gêner particulièrement.

la face nord du silo

la face nord du silo

Une fois les côtés terminés, j’ai attaqué la dernière face, celle qui ferme l’entrée du silo et par laquelle on pourra accéder à l’intérieur du silo en cas de nécessité.

Je n’ai pas voulu poser les briques de béton cellulaire à partir du sol car ça aurait complétement fermé la zone basse. Or le mur étant mitoyen, mon voisin a une bouche de prise d’air pour son poêle à bois sur le mur ouest. Donc pas question de condamner cette prise d’air. Et je me dis aussi que s’il y a des passages d’air tout autour du silo proprement dit, c’est le meilleur moyen pour éviter les risques d’humidité.

Pour protéger le moteur de la vis sans fin, j’ai fait un coffrage amovible, et comme il reste un peu de place sous l’auvent, j’en ai profité pour mettre mon vélo à l’abri.

Le silo n’est pas tout à fait terminé, mais il est opérationnel. Il n’est pas terminé parce que j’ai prévu de fermer les murs à l’est et au nord. On voit d’ailleurs contre le mur ouest la porte que l’on utilisera plus tard pour rentrer dans le local. Mais maintenant, j’ai d’autres priorités: mettre l’isolation dans les combles. Mais avant de pouvoir le faire, j’ai pas mal de travail. Je vais donc m’atteler à ces tâches pour que l’on puisse être bien isolés le plus rapidement possible, même si je sais que ce ne sera pas dans les toutes prochaines semaines.

Déménagement et aménagements

Ca y est, depuis un mois, nous avons quitté notre maison d’Arnas et habitons la caravane et en partie la maison. IMG_3190 A l’étage, sur le grand plateau qui sera aménagé un jour, nous avons pendu un rideau au plafond et derrière nous avons installé notre lit qui est quand même plus spacieux et plus confortable que celui de la caravane. Dans la caravane, Bernadette est obligée de me passer sur les pieds pour entrer ou sortir du lit. Par contre, on ne peut pas toujours coucher dans notre lit. La semaine dernière, la température était tellement descendue que nous avons réintégré la caravane pour trois nuits. J’ai mis un poêle de fortune dans la grande pièce du bas. Le tuyau d’évacuation des fumées sort par un trou du mur côté nord. Donc, lorsqu’il y a du vent du nord, celui qui justement amène le froid, nous ne pouvons pas faire de feu car les fumées sont refoulées dans la pièce. D’où une baisse très sensible des températures dans la maison. Comme on le voit sur cette photo, nous avons mis une partie des meubles à l’étage. Mais comme il ne fait que 16 degrés dans la maison, on ne s’attarde pas le soir et le matin. On ne fait qu’y dormir. La télé est là, mais il n’y a pas encore les branchements et je verrai lorsqu’il fera meilleur. Pour l’instant, le soir c’est lecture dans la caravane chauffée.

Les travaux d’aménagement continuent. Notamment, je me suis attaqué aux locaux techniques de façon à ce que l’on puisse avoir de l’eau et de l’électricité. En vérifiant les articles passés, je me rend compte que j’ai omis de parler de tout ce qui a été fait dans ces locaux techniques. Les murs étaient dans un sale état, avec des trous très profonds et dans l’arrière cuisine il y avait plusieurs matériaux, du pisé bien sûr, mais aussi du béton sur le mur nord et des briques de béton cellulaire que j’avais utilisées pour fermer l’ancienne porte qui donnait sur la fosse à purin.

Donc 1ère étape, faire un gobetis sur le béton et sur le béton cellulaire. Puis bouchage des gros trous (profonds, je peux vous l’assurer) avec du Terre-Paille-Chaux, en plusieurs couches. Puis corps d’enduit à la chaux, enduit de finition à la chaux et pour finir chaulage.

Grosso modo, c’était la même chose dans le « local technique » et dans la chaufferie mais avec un peu moins de trous. Dans un article précédent, j’ai parlé de Marco qui m’avait aidé. C’est justement dans ces locaux techniques que nous avons fait des enduits projetés au sablon.

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Les murs étant droits et blanchis à la chaux, les plombiers ont pu commencer l’installation des nourrices d’eau, ainsi que de la filtration à l’arrivée, mais pour l’instant rien n’est raccordé. Les nourrices aboutissent à des tuyaux sans raccords et je ne peux pas mettre ces raccords car le tuyaux utilisés sont du multicouches et il faut un appareillage spécial pour sertir. Je ne vais pas l’acheter, vu son prix et le peu d’utilisation que j’en aurai. Je vais voir si j’en trouve une sur le bon coin. On ne sait jamais.

De notre côté, avec mon ami Gérard, nous avons mis en place le tableau électrique, commencé à tirer les fils dans les gaines et aujourd’hui, il y a des prises à peu près partout au RdC, ainsi que des interrupteurs et des lampes aux bons endroits . Nous avons passé aussi les fil s pour les prises internet et pour les prises télé. Ce n’est pas que nous soyons des fanatiques de l’un et l’autre, mais aujourd’hui, il vaut mieux en mettre plus que pas assez. Au final, il y aura 8 prises télé et 15 prises RJ45 utilisables soit pour le téléphone, soit pour la connexion internet. Ça fait plus de 100m de fil télé et plus de 200m de câbles réseau.

Le ballon blanc, derrière le tableau électrique, c’est l’aspiration centralisée. Il y aura 6 prises d’aspiration  dans la maison et une dans l’atelier. Toute la tuyauterie et  les gaines électriques avaient été posées avant de couler la dalle. J’ai fait un essai en passant l’aspirateur sur le plancher de l’étage et ça marche.

La semaine prochaine, je pose les plaques de liège au sol (2 fois 4 cm croisées, soit environ 220 m²) avant que le plombier ne pose ses tuyaux pour le chauffage au sol, et le 15 juin nous avons un chantier participatif pour couvrir ces tuyaux d’une chape à la chaux. Je prendrai des photos de la pause du liège, mais je ne sais pas ce que ça pourra rendre puisque les plaques sont noires.

De son côté, Bernadette a entrepris un nouveau chantier de longue haleine: la préparation des terres cuites de la pièce du haut à gauche. J’avais refait des joints à la chaux mais j’avais mis du sable 0/4, trop gros pour ce type d’utilisation. Et puis, je pense que la température n’était pas idéale lorsque j’ai fait ces joints car elle en a gratté une bonne partie sans que ce soit trop dur (mais c’était bien long quand même). En ce moment, elle refait les joints en respectant la recette de Monique (1 chaux , 1 sable 0/2) Après, elle laissera sécher une quinzaine de jours avant de les traiter à l’huile de lin et essence de térébenthine. Encore un beau chantier en perspective. Il faudra attendre deux à trois semaines avant de pouvoir finir les enduit dans cette pièce et monter le placard. Il me restera à monter les cloisons de la pièce d’eau et nous pourrons l’investir. Probablement pour en faire notre chambre et bureau (temporairement puisque notre chambre est prévue ailleurs).

 

Les cloisons

Ossature pour le local technique

Christophe a choisi de monter une structure en douglas sur liège ou bande résiliante pour l’isolation phonique. Des panneaux d’OSB formeront les parois côté local technique, chaufferie et arrière cuisine.

C’est long et minutieux.

Plus long à monter que la maison  d’Hansel et Gretel que j’ai réalisée pour Noël!

Tout est comestible, à part l’aluminium de la porte et de la fenêtre!

A cette date il ne reste que quelques vestiges de murs en pain d’épices. Des douceurs pour nous faire oublier que la porte et l’oeil de boeuf ne sont toujours pas posés. A suivre…

 

Fin de dalle

les hommes aux bétonnières et brouettes

 Ce samedi matin, Caroline, Pierre-Yves, Élise et Marc-Antoine sont venus m’aider à finir les 11,39m² qui restaient à faire. Pour qu’ils puissent venir, Bernadette a fait la nounou et a gardé 4 jeunes enfants.

Lors de ma 1ère commande de chaux, j’avais pris 120 sacs, ce qui fait exactement 3 palettes. En retournant chez mon fournisseur, j’ai découvert qu’il n’en avait pas commandé un sac de plus. Heureusement, chez Sainbiose , ils en avaient en stock. Mais c’était limite. Il m’en fallait 13 sacs et il leur en restait 15.

Les filles à tirer la dalle

 Début effectif du chantier à 9h45, après café et croissant (faut ce qu’il faut). Et ça n’a pas trainé. Les filles savaient exactement ce qu’elles avaient à faire car ce n’était pas la 1ère fois qu’elles tiraient une dalle. Quant aux garçons, on n’a pas chômé, et à peine une bétonnière était-elle prête que Pierre-Yves allait la verser. A 11h30, tout était fini. On avait même nettoyé les outils qui ne servaient plus. Franchement, je pensais qu’il n’y aurait pas de problème pour couler les 11,39m² dans la matinée, mais je pensais plutôt qu’on allait terminer vers 13h et non à 11h30.

la partie brillante correspond au travail de ce matin, plus le seuil de l’escalier

 A un moment, j’ai commencé à me demander si j’allais avoir assez de chaux et de billes d’argile. Et bien, ce fut juste. Il reste un peu moins d’un demi sac de chaux. Ouf !! Et j’avais pris un sac de plus que ce qu’avaient donné les calculs. 

A midi, après avoir fini de nettoyer tous les outils, on était à la maison, ce qui a permis aux jeunes parents de faire manger leurs enfants. Encore une fois, Bernadette nous a régalés.  

 

Lors du précédent article, je n’avais pas de photo de la dalle de la grande salle. En voilà une. Ça fait vraiment plaisir d’avoir un sol dur sur lequel on peut marcher et mettre un escabeau sans risquer de basculer.

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