Démolition

La pièce enfin remise à nue

Les enduits sont enlevés, la cloison a été abattue car il est prévu de la décaler de 40 cm (d’un chevron) pour une petite salle d’eau plus confortable (1,50m de large sur environ 2,40). La surface de la pièce étant 28 m², il restera encore de la place !

Encore une surprise, la cloison était d’origine, de l’époque du placard (?). Toute en  terres cuites de 16×32. Alors, bien sûr, j’ai eu l’idée de les récupérer, ce qui a pris du temps. Il ne fallait plus tout abattre sans soin mais les récupérer sans les casser et commencer à enlever, à l’aide du petit piqueur,  l’épaisse couche de plâtre qui les recouvrait sur les 2 faces.  J’ai ainsi stocké environ 5 m², à côté des premières terres cuites récupérées au rez de chaussée. Elles sont, à part quelques unes, bien plates et utilisables, soit pour compléter les autres en jouant sur les formes et dimensions, soit pour une petite surface comme l’arrière cuisine ou le local technique…

Les terres cuites déblayées, reste à enlever quelques lames de parquet flottant, du plastique et de l’ OSB. Des traces d’humidité apparaissent sous l’OSB.

Pas de mauvaise surprise au-dessous, les terres cuites sont intactes. Il faudra juste reboucher le trou correspondant à la fixation du montant de la cloison. Et le sol, c’est pour plus tard, je veux d’abord m’occuper du plafond.

Après 2 bonnes heures de balayage, (équipée d’un masque), la pièce est « propre ».

Je peux maintenant construire. La peinture blanche est achetée, je vais préparer le plafond, c’est à dire le poncer rapidement  pour que la peinture accroche sans problème sur l’ancienne. Cette couche blanche a été passée à « l’arrache », avec de gros pâtons, des traces de gouttes, etc… Il ne s’agit pas de poncer pour obtenir une surface impeccablement lisse, mais que le résultat final soit correct.

Encore des heures d’effort, car si la surface de la pièce est 28 m², en « dépliant » le plafond, avec ses 15 chevrons, c’est une autre surface que je ne souhaite pas calculer.

La petite ponceuse vibrante est assez légère mais il ne m’en faut pas trop, je me fatigue vite, les bras en l’air. Peindre se fera aussi les bras en l’air, mais ce sera plus valorisant.

Toujours de la démolition…

La seule pièce à peu près habitable l’est de moins en moins. Nous décidons d’enlever la peinture qui empêche les murs de respirer. Il faut gratter! Je deviens une spécialiste des grattages.

Que c’est long!

Premier mur...

Christophe démonte le grand placard et la fausse cheminée.

 

 

 

 

 

 

 

Et c’est terminé, le mur gris apparaît, des trainées de goudron dues aux infiltrations d’eau pendant de nombreuses années par la cheminée trouée.

 

Il ne reste plus qu’à gratter, là aussi. La poussière s’accumule, nous vidons peu à peu la pièce.

Restent l’évier et la cuisinière que je protège sous un plastique.

Après le grattage des murs je prévois de poncer un peu le plafond pour qu’une nouvelle couche de peinture blanche puisse accrocher et  le plafond restera ainsi, très clair.

Il faudra ensuite s’occuper du sol, réparer et poncer les terres cuites….

En démontant la cabine de douche pour avoir accès à tout le mur nord,  nous avons retrouvé l’ancienne porte, avec sa découpe pour faire chatière. Elle peut à peine s’entrebâiller, butant contre les moellons du mur de la voisine. Impossible donc de la démonter. Il sera juste possible de découper autour de la poignée ancienne pour  récupérer cette dernière, avant de murer la porte.

Pour le moment, ce sont d’intenses réflexions pour savoir s’il faut abattre et déplacer la cloison ou la garder, ce qui laisse un très petit espace (111 cm) pour la salle d’eau, d’autant plus que le mur nord doit pouvoir respirer. Pas question d’y accoler la douche.

Déplacer la cloison d’un chevron apporte 29 cm  supplémentaires en largeur (1,50m), ce qui devient confortable, mais le placard ne peut alors plus être remonté à l’identique avec la fausse cheminée. Christophe est favorable à cette option. A voir…

Chantiers de décaissage

En mai et début juin, quelques tonnes de terre ont été évacuées.

D’abord à la pelle et aux seaux dans la partie sous l’escalier.

En faisant un chantier « conscrits » un samedi, pour la cuisine, en louant une benne pour évacuer environ 8 tonnes.

 

J’ai ensuite participé à la poursuite du travail, 26 seaux dans le Kangoo chaque jour.

Un dernier chantier, avec les enfants, Laurent et Jean-Philippe.(Merci à eux dans cette période qui a été difficile, l’entraide fait toujours chaud au cœur).

Et comme il a bien plu, l’ensemble s’est vite transformé en piscine. Il a fallu pomper!

 

 

Fin du pompage

Voici le mois de mai…

Et un bilan positif en ce milieu de printemps.

Malgré un temps très variable, temps à giboulées qui arrose copieusement le jardin et remplit la cuve de récupération, les travaux progressent.

Thomas a profité de son passage et de son congé de paternité pour faire un tour sur le chantier et avancer la casse de la dalle béton de l’ancienne cuisine.Après son départ, je prends le relais pour remplir les seaux de gravats.

A chaque trajet de retour, en passant devant la déchetterie, les 26 seaux stockés dans la voiture sont vidés. Et peu à peu, le béton est évacué.Il reste  le bas des murs à casser, les pierres de la réserve à bois à évacuer (ce sera l’emplacement de la porte de la chaufferie) et à  décaisser. De ce côté, pas de place pour la mini-pelle. Mais la terre est meuble et devrait pouvoir s’évacuer dans le jardin, étalée pour combler les trous ou mise de côté pour les futurs enduits. Christophe fait un test pour déterminer le taux d’argile.

La pièce « habitable » l’est de moins en moins et ressemble de plus en plus au reste du chantier.Je gratte la peinture pour retrouver le pisé et permettre au mur de respirer. Il sera recouvert d’un enduit terre paille pour faire une correction thermique. Les terres cuites sont par endroit recouvertes de la colle qui fixait le tapis de sisal. Là encore il faudra gratter. Enlever tout ce qui doit l’être avant de reconstruire.

 

Christophe a terminé l’ouverture du couloir. La vue est bouchée par les thuyas du voisin.

Mais la vue depuis la future salle de bains est très jolie. Surtout avec les couleurs du printemps.Cette ouverture dans les moellons a bien donné du mal et de l’inquiétude à Christophe. Pourtant il en est venu à bout plus rapidement qu’il ne le pensait. Reste maintenant à monter les jambages et le linteau. Rassurez-vous, par précaution, il a étayé après avoir pris la photo.

La façade est prend forme

Christophe a posé les linteaux extérieurs (la photo a été prise avant la pose). Sur la gauche on peut apercevoir les petites feuilles du bouleau planté le mois dernier.

Cornouiller sanguin, amélanchier, troène...

Quelques arbustes amorcent le début d’une haie champêtre. Avec quelques surprises, par exemple un néflier très piquant alors que je souhaitais éviter les arbustes à épines, un cornouiller mâle à la place d’un officinalis. Décidément, il faut tout surveiller, contrôler…

Les ouvertures de la façade sud, à part la porte, sont terminées.A l’intérieur je viens de finir d’enlever les terres cuites peintes en rouge. Le dessous d’escalier a été sablé en 2 temps, 3 mouvements, par un professionnel.

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