huile de lin

les terres cuites de la pièce du haut

IMG_3202Ça y est, Bernadette s’attaque aux terres cuites de la pièce du haut. J’ai remplacé, il y a déjà quelques mois, un bon nombre de terres cuites qui étaient cassées. J’avais utilisé le même mortier pour faire les joints que pour poser les terres cuites. Un choix pas forcément adapté car les carreaux sont très serrés et les joints donc très petits. Les grains de sable étaient trop gros. Lorsqu’on a nettoyé les carreaux à la machine (pas si évident que ça à maitriser), les joints se sont un peu creusés. Bernadette a donc décidé de les gratter et de les refaire avec une barbotine au sable tamisé. Sur la photo, elle est en train de nettoyer les joints. Ce n’est pas une mince affaire car la pièce fait environ 28m². Elle a ensuite passé du temps à nettoyer les carreaux un par un pour finir d’enlever les traces de chaux. Plus facile à écrire qu’à faire. Ça prend du temps. Dernière étape : les passer à l’huile de lin. En trois phases. Une première où l’huile est diluée à 70% avec de l’essence de térébenthine. Elle a utilisé un balai espagnol pour passer le produit. Au moins 3 passages. Il faut bien s’arrêter un jour. Seconde phase, l’huile n’est plus diluée qu’à 50%.

Les terres cuites quasiment finies

Les terres cuites quasiment finies

Là, c’est au spalter qu’elle avance carreau par carreau. Un ou deux passages avant de passer à la troisième phase où l’huile de lin n’est plus diluée qu’à 30%. Encore au spalter. Comme les carreaux sont très anciens et pas vraiment de niveau, le spalter est déjà bien usé. C’est bien de garder les vieilles terres cuites déjà en place, mais il faut en accepter les conséquences, comme par exemple on sait qu’il faudra toujours caler les meubles. Rien n’est plan. Et aussi les serpillières seront vite usées.

Pour l’instant, on attend que ça sèche, mais on peut marcher dessus sans crainte de les salir. D’ailleurs, à propos de salissure, on ne devrait pas voir si on fait des tâches, car ils sont tous différents et tous plus ou moins marqués par l’âge et l’usure. Pour l’entretien, ce sera du savon noir (à l’huile de lin) avec de l’huile d’olive. Normalement, avec une telle méthode, on ne devrait pas avoir à refaire le traitement que Bernadette vient de faire.

Et ce soir, elle s’est attaqué aux vieilles terres cuites qu’elle a récupérées dans les pièces du bas. On va les utiliser dans les locaux techniques car il n’y en a pas assez pour une pièce entière. Elle en a mis à tremper dans de l’acide dilué pour enlever les traces de chaux qui restent. Pour certains carreaux, c’est nettement plus que des traces.  Lorsqu’on en aura assez, on les posera à l’avancée. On commencera par la chaufferie de façon à ce qu’elle soit prête en septembre pour que le chauffagiste puisse poser la chaudière. A suivre donc

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