Isolation

Combles: étanchéité à l’air et isolation

les combles avant la ouate

les combles avant la ouate

Un long travail de préparation avant l’insufflation de la ouate de cellulose. J’ai d’abord installé la VMC double flux. On voit sur la photo les tuyaux bleu qui servent à l’insufflation  et à l’aspiration. Ensuite, Gérard m’a aidé à tirer toute l’électricité de l’étage passant par les combles. J’espère que l’on n’a rien oublié car plus question, maintenant, de tirer une nouvelle gaine. Ensuite, j’ai posé le film frein vapeur. C’est ce que l’on voit au sol. La liaison entre les lais se fait avec un scotch bleu qui tient sacrément bien (j’ai tellement usé mes jeans aux genoux que pour les rapiécer j’utilise ce scotch et même près plusieurs passages en machine, le scotch tient toujours super bien. Ce sont des produits allemands (ou autrichien) et ils ont travaillé depuis des décennies sur les produits d’étanchéité à l’air de façon à obtenir des produits très performants. J’ai chois la marque Proclima car ils proposent un freine vapeur et non un pare vapeur. Dans une maison comme la notre, qui respire (le pisé a besoin de respirer), pas question de mettre un pare vapeur qui bloquerait l’humidité dans la maison, alors que le freine vapeur la laisse passer vers les combles. Comme les combles sont aérés (mais pas trop), l’humidité peut ensuite s’échapper dans l’air des combles.

Pour que l’étanchéité soit complète, il faut impérativement que le film soit fixé aux murs. J’avoue que je me demandais avec inquiétude comment j’allais pouvoir fixer le film sur le pisé. Pas de pb avec les produits de Proclima, il y a un primaire qui permet de solidifier les murs poudreux. Passé avec un pinceau (les deux pinceaux sont partis à la poubelle à la fin). Là dessus, un boudin d’un produit permettant de coller le film étanche au mur. Et ça tient. Je n’ai pas essayé de tirer dessus comme un malade, mais comme maintenant c’est tout caché par la ouate et qu’on ne va plus marcher dessus, il n’y a pas de risque de décollement.

Comme on a fait projeter 48cm de ouate de cellulose, et qu’il faut bien que je puisse accéder à peu près partout dans les combles, je me suis fait des chemins. Des pieds de 50cm de haut, un cadre dessus, le tout fixé avec des équerres (aussi fixé au sol avec des équerres) et par dessus de l’OSB. Certes, il faut faire de la gym et se déplacer à 4 pattes, mais j’ai accès à la VMC, à la nourrice des radiateurs, aux deux boitiers électriques et je peux voir l’état de la charpente partout.  Une fois que la ouate se sera tassée, il devrait rester un peu plus de 40cm. Bien plus que ce que préconise la RT2012, mais conforme à la future  RT2020.

Pour finir, j’ai fait un cadre autour du tuyau de cheminée (on a projeté de la laine de roche en flocons) et un cadre pour l’échelle escamotable. Chacun de ces cadres fait 50cm de haut. Je n’ai pas mis de photo de la ouate projetée car on ne voit rien, si ce n’est que la ouate arrive quasiment au ras de mes chemins de passage (j’en déduis qu’à certains endroits, il doit y avoir 50cm de ouate).

Depuis que la ouate a été insufflée, nous avons sacrément senti la différence. Alors qu’avec les radiateurs sur 3  (et fonctionnant à longueur de journée), il faisait à peine plus de 18° à l’étage avant isolation, maintenant les radiateurs sont toujours sur 3, mais chaque fois que je les touche ils sont froids et il fait 20° à l’étage. Et plus de bruit venant de l’extérieur. On entendait les tracteurs, le bruit de fond de l’autoroute par vent du sud ou est, les tracteurs, la pluie sur les tuiles. Maintenant, c’est calme. Comme la VMC est très silencieuse, les seuls bruits que l’on entend sont nos acouphènes.

le chauffage au sol

le liège au solNous avons planifié un chantier participatif le 15 juin pour recouvrir les tuyaux de chauffage au sol avec une chape à la chaux. Mais avant d’en arriver là, il a d’abord fallu vider les pièces du RdC. C’est incroyable tout ce que l’on peut entasser pour le chantier. Et pour chaque objet, se pose la question de savoir où le stoker de façon à ce qu’il ne gêne pas.

J’ai fait livrer 220m² de liège en plaque, soit 55 paquets répartis sur 4 palettes. Avec 3 sacs de granulés de liège et 40 sacs d chaux NHL5. Heureusement que mes voisins vignerons sont sympa. Philippe m’a aidé, avec son tracteur, à rentrer toutes les palettes. Car le livreur ne peut pas rentrer les palettes dans la cour. Il a laissé le tout devant le portail. La palette de chaux, à elle seule, pèse 1,4T.
J’ai étalé deux couches croisées de plaques de liège de 4cm d’épais, soit 8cm au total. Et dans les coins « critiques » tels que les bords de mur, les tuyaux, j’ai laissé de la place pour couler un béton chaux liège (avec les granulés de liège).Un peu plus d’une semaine pour faire les 110m². Mais encore une fois, j’ai manqué de matière. En me basant sur les plans de l’architecte, j’avais calculé qu’il y a 110m² au RdC (donc 220m² de liège à poser). Faux car il me manque 12m²  à poser, donc 6m² de surface réelle.

les tubes dans la chambre à gauche

les tubes dans la chambre à gauche

Le jeudi, les chauffagistes ont posé les tuyaux du chauffage au sol. Pas du simple PER mais un tube renforcé avec barrière antioxygène. Moi qui me faisait une montagne de cette pose, j’ai été bluffé par ces jeunes. En une demi-journée, ils ont posé les 7 boucles de la maison. Une boucle ne doit pas dépasser 100m. Et sans prendre la moindre mesure, ils arrivent à 96m ou 98m (les tuyaux sont métrés et il est donc facile de calculer les longueurs.

Pendant qu’ils étaient là, ils en ont profité pour me mettre quelques embouts aux tuyaux PER sur lesquels je vais pouvoir connecter le lave linge, les WC du bas, l’évier et éventuellement douche et lavabo. Je ne peux pas poser ces embouts car le PER posé par mes soins mais fourni par le chauffagiste est du multicouche et la pince à sertir coûte la peau des fesses.

Ah j’ai oublié qu’ils ont aussi posé les panneaux solaires et le ballon pour l’ECS. Là encore, il ne leur a pas fallu une journée pour le faire. Enfin de l’eau chaude dans la maison. Reste plus qu’à connecter un évier pour en profiter. Et si possible une douche. On va essayer de trouver une cabine douche sur le bon coin.

Isolation ext. de la toiture de l’atelier

Malheureusement, pas de photos de ce chantier. Jeudi 14 juillet, j’ai avancé la fermeture de la porte de l’ancien poulailler. Vendredi, avec Pierre-Louis, nous avons monté les jambages et le linteau de la future fenêtre (c’est tout ce qui restera de l’ouverture). Un peu galère. Ce qui me surprend, c’est que les dimensions de la fenêtre indiquées par le vendeur sont 45*80 alors qu’en réalité, elles sont de 48*85. Heureusement que j’avais acheté la fenêtre avant de réaliser cette réserve d’ouverture !!

Samedi matin, avec PL et Thomas nous avons fait du pisé. Avec la terre récupérée lorque j’avais fait les ouvertures d’une part entre étable et salon et d’autre part à l’étage. Nous l’avons un peu mouillée (pas trop) et après avoir monté une sorte de banchage, nous l’avons rempli de cette terre à pisé et damé avec une damette. Je sais que cette damette fait des jaloux car on n’en trouve plus. Et c’est une vraie damette qui a certainement servi à faire du pisé, autrefois.

L’après-midi, nous avons attaqué la pose d’un parepluie en fibre de bois (Isoroof Natur de chez Pavatex). Il s’agit d’un parepluie isolant thermique de 3,5 cm d’épaisseur. Heureusement que mes fils étaient là, car j’aurais eu du mal à monter seul ces plaques de 2m50 de long.

C’est toujours quand les magasins sont fermés qu’on rencontre des problèmes. Les cartouches de colle qui permet de fixer les plaques entre elles étaient inutilisables. PL a réussi à sortir toute la colle solidifiée de deux cartouches. A l’intérieur de cette gangue, on a réussi à récupérer un peu de colle pour commencer à poser ce parepluie. Mais je ne vous dis pas l’état des outils et des mains. Avant de quitter le chantier, on a monté toutes les plaques sur le toit. Et rebaché avant la pluie

Dimanche, pluie donc pas de chantier. Mais lundi, après être allé me faire échangé les 3 cartouches de colle, Bernadette m’a aidé à presque finir. Et c’est un très gros effort pour elle, car monter sur le toit lui est très difficile. En fait c’est surtout la redescente, au moment où il faut passer du toit à l’echelle qui lui pose problème. Mais elle a vaincu sa peur pour que l’on puisse avancer. A la fin de la journée, il ne restait plus que deux petits morceaux à finir. Grâce à la défonceuse, j’ai pu utiliser des morceaux de plaques qui restaient mais n’auraient pas pu être utilisées si je n’avais pas eu la défonceuse pour faire les rainures manquantes. Lorsqu’on coupe une plaque, et qu’on utilise la partie avec rainure, la partie restante n’a plus que le côté avec languette. Pour pouvoir utiliser, ce morceau de plaque, il suffit de refaire cette rainure. Vu le prix des plaques, ça vaut le coup de passer un peu de temps à ce petit travail

Enfin, aujourd’hui, mardi, j’ai fini les deux petits morceaux manquants après avoir fait les dernières rainures manquantes.

J’ai tout rebaché. Je pourrais m’en passer car le pare-pluie est garanti pour rester 3 mois aux intempéries. Au delà la garantie ne jouerait plus. Mais je préfère laisser sous bâche. Ceci dit, j’ai mis deux chutes dehors, sous la pluie pour voir comment ça se comporte

Reste à poser la gouttière, le contre litellage, le litellage et enfin les tuiles. Je n’ai pas choisi le chantier le plus simple pour me lancer dans une toiture. Il n’y a aucun angle droit.

Une toiture toute neuve!

Dix jours ont suffit à nos 2 couvreurs qui ont fait du très bon travail. Le beau temps a permis d’éviter de bâcher, ce qui aurait demandé temps et  travail supplémentaire. A la fin de la semaine, le pare-pluie était posé et la pluie du week-end n’a eu aucune conséquence négative.

Tout à la main, à part le montage des palettes de tuiles sur le toit.

Les palettes de tuiles sont montées à l'aide d'un élévateur

La pose avance rapidement

Le résultat est là! Du coup, j’ai l’impression que le chantier a avancé.

Les voisins apprécient aussi de voir la maison reprendre vie. Un bon chapeau est indispensable pour protéger le pisé de la pluie.

Une jolie toiture neuve

Du coup les tuiles d’époque des annexes paraissent en bien piteux état. Christophe prévoit pourtant de récupérer les tuiles de son futur atelier, mais peut-être choisirons-nous de mettre les mêmes tuiles neuves. Des Oméga 10 « vieux toit » d’Imérys.

Christophe s’est occupé du toit du hangar, fixant la tôle qui s’était détachée, certainement un jour de grand vent.

De son côté Christophe répare le toit du hangar

Une rénovation proche du passif

Au départ, nous souhaitions faire construire une Maison Ossature Bois pour arriver à avoir une maison passive. Nous avions même trouvé un terrain et commencé à faire les plans avec une architecte. Lors de la signature du compromis, le notaire avait prévu une clause permettant de nous retirer si le coût des fondations dépassaient le coût normal de fondations. Après l’étude de sol (que n’avait pas faite les vendeurs), il s’est avéré que nous devions mettre des micropieux. Devant le surcoût (environ 50 000€ HT), nous avons préféré nous retirer.
Mais nos lectures nous avaient appris qu’il fallait de l’inertie dans une maison passive, et tous les bouquins sur le sujet vantaient l’inertie du pisé. Nous avons cherché une maison en pisé orientée sud (dans le beaujolais, les façades principales sont souvent est et ouest), tout en regardant des terrains.

Un jour, nous avons visité cette vieille fermette en pisé à rénover. Une cour fermée par un grand portail en bois, un jardin attenant, un four à pain, un puits (25 m de profond mais malheureusement sans eau), un bel escalier en pierre et du potentiel (terme consacré, dit-on). Nous avons craqué, après avoir fait appel à un architecte qui connait bien le pisé et qui nous a confirmé que les murs ne risquaient pas de s’effondrer, mais qu’il allait falloir les assainir en raison du salpêtre qui imprègne le bas des murs.

Notre but, c’est de transformer cette maison de façon à ce qu’elle s’approche le plus possible du passif. Donc, isolation, isolation.

Tout ou presque est à faire: grosso modo, il reste les murs puisque l’on va reprendre la toiture et que l’on va décaisser.

A terme, cette maison sera grande, trop grande pour deux, mais elle nous permettra de recevoir nos enfants lorsqu’ils viendront nous voir, puisqu’ils sont tous partis travailler à au moins 2 heures de route. Le rez de chaussée pour nous, de façon à pouvoir être de plain pied et ne pas avoir d’escaliers à monter dans nos vieux jours. L’étage pour les enfants et petits-enfants.

Pour nous accompagner dans notre démarche, nous avons demandé à Thierry Baruch, avec qui j’ai suivi des chantiers école et des chantiers participatifs sur les enduits terre et chaux, de nous guider. Il est donc venu visiter la maison le lendemain même de la signature définitive (il y avait un tel bazar dans la maison avant cela qu’il était difficile de prendre des mesures ou de décider ce qui devait être fait).

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