Projet

Avancées

Près de 3 ans que je n’ai rien écrit sur le site. Ce n’est pas pour autant que nous n’avons rien fait. Toutes les pièces de l’étage sont terminées, et au RdC, la cuisine sur mesure a été montée par un artisan super consciencieux. Il a fait ça aux petits oignons et nous en sommes vraiment satisfaits. Dommage qu’il prenne bientôt sa retraite. Avantage de passer par un artisan dont le métier est de faire les meubles, c’est qu’il ne cherche pas à faire de gros bénéfices sur l’électroménager. On a eu tout l’électroménager moins cher ( et pas qu’un peu) qu’en passant par n’importe quel magasin spécialisé.

Il reste à faire la cage d’escalier (j’ai enlevé les vieux enduits), et la salle d’eau du bas, attenant à la chambre. C’est celle qu’on a aménagée au tout début des travaux. Elle est utilisable mais on savait que ce n’était que du temporaire. On a prévu de la faire en 2019. Une histoire de livret d’épargne qui arrive à échéance. Après, on verra pour les annexes.

On a aussi mis en route, une fois, le four à pain. On ne peut pas faire ça pour un oui ou pour un non car  il faut commencer un préchauffage d’une heure les deux jours précédant et trois heures le jour même, à surveiller et bien répartir la flamme, et aussi parce qu’il faut être plusieurs à l’utiliser le jour en question: il fait 2,5m de diamètre et on peut mettre 70 pains de 1kg à la fois . Or, malgré l’appel aux voisins, peu ont été intéressés.

La cour

Un gros chantier que je ne me sentais pas de faire. A 3 ouvriers dont c’est vraiment le métier, ils ont mis plus de 3 semaines. Je n’ose imaginer combien de temps j’aurais mis et je sais que je n’aurais pas pu faire aussi bien.

La cour au tout début des travaux

La cour au tout début des travaux

Pendant les travaux dans la maison, j’avais mis du gravier dans la cour de façon à ce que l’on ne marche pas dans la boue. Pour mettre de niveau la cour, avec la minipelle, ils ont gratté la surface et donc retiré les tonnes de gravier déjà étalé. C’est comme ça. Il fallait bien qu’on puisse circuler dans la cour.

Sur cette photo, on voit l’état de la cour au tout début des travaux, et on voit aussi la délimitation (en orange fluo) de la terrasse (sur la droite de la photo) et sur un massif (sur la gauche de la photo).

La cour pendant les travaux

La cour pendant les travaux

On voit sur la photo de droite les trous qui ont été ensuite remplis de terre végétale.
Tout à fait sur la gauche, un massif, le trou carré, pour un catalpa boule qui fera de l’ombre sur la terrasse (enfin on espère) en été mais qui perd toutes ses feuilles à l’automne de façon à laisser entrer le soleil au maximum dans la maison en hiver. Et le gros trou rond, c’est pour des arbustes, des rosiers.

passerelle pour traverser la cour

passerelle pour traverser la cour

Heureusement, pendant toute la phase préparatoire avec la minipelle, il n’a pas plu. Mais dès la fin de cette phase, il s’est mis à pleuvoir et comme la cour était impraticable, il a fallu trouver un moyen de la traverser sans s’enfoncer dans la boue. On a envisagé des bâches plastique, des planches, jusqu’à ce que je pense aux plateaux de l’échafaudage. Ils nous ont bien servi pendant une quinzaine de jours, en attendant que j’ai mis le gravier. Comme on le voit bien sur cette photo, il fallait bien ça. D’ailleurs, un soir, une des personnes en visite a voulu traverser directement pour aller vers la porte de la cuisine, sans utiliser la passerelle qui allait du portillon à la porte d’entrée. Elle a vite compris la raison de cette passerelle et a aussitôt fait demi-tour.La cour terminée

Les deux photos qui suivent montrent la cour à peu près terminée. La première photo est prise depuis la porte de la cuisine. La seconde est prise depuis le portail.

Surtout, ce qui change par rapport à avant les travaux, c’est que tous les outils et tout ce qui trainait dans la cour a été déplacé. Donc, on a une impression de propreté et de à peu près bien rangé que l’on n’avait pas précédemment.

Autre vue de la cour finie

Autre vue de la cour finie

Par ailleurs, les travaux intérieurs continuent, même si le tempo a sacrément diminué. J’ai attaqué la salle de bain et ter le placard dans la chambre à l’ouest. Mais il y a eu une grande pause. D’abord, les petits-enfants. Quand ils sont là, on en profite et on ne fait pas de travaux. La semaine suivante, c’est une sorte de grippe qui m’a mis à plat. Et ensuite, je me suis occupé de finir  d’étaler les  5 tonnes de gravier et de damer. Et puis nous avons fait quelques plantations. Et comme le soleil a fait une apparition, nous en avons profité pour travailler au jardin. Enfin, bref, depuis 3 semaines, je n’ai presque rien fait dedans.

Combles: étanchéité à l’air et isolation

les combles avant la ouate

les combles avant la ouate

Un long travail de préparation avant l’insufflation de la ouate de cellulose. J’ai d’abord installé la VMC double flux. On voit sur la photo les tuyaux bleu qui servent à l’insufflation  et à l’aspiration. Ensuite, Gérard m’a aidé à tirer toute l’électricité de l’étage passant par les combles. J’espère que l’on n’a rien oublié car plus question, maintenant, de tirer une nouvelle gaine. Ensuite, j’ai posé le film frein vapeur. C’est ce que l’on voit au sol. La liaison entre les lais se fait avec un scotch bleu qui tient sacrément bien (j’ai tellement usé mes jeans aux genoux que pour les rapiécer j’utilise ce scotch et même près plusieurs passages en machine, le scotch tient toujours super bien. Ce sont des produits allemands (ou autrichien) et ils ont travaillé depuis des décennies sur les produits d’étanchéité à l’air de façon à obtenir des produits très performants. J’ai chois la marque Proclima car ils proposent un freine vapeur et non un pare vapeur. Dans une maison comme la notre, qui respire (le pisé a besoin de respirer), pas question de mettre un pare vapeur qui bloquerait l’humidité dans la maison, alors que le freine vapeur la laisse passer vers les combles. Comme les combles sont aérés (mais pas trop), l’humidité peut ensuite s’échapper dans l’air des combles.

Pour que l’étanchéité soit complète, il faut impérativement que le film soit fixé aux murs. J’avoue que je me demandais avec inquiétude comment j’allais pouvoir fixer le film sur le pisé. Pas de pb avec les produits de Proclima, il y a un primaire qui permet de solidifier les murs poudreux. Passé avec un pinceau (les deux pinceaux sont partis à la poubelle à la fin). Là dessus, un boudin d’un produit permettant de coller le film étanche au mur. Et ça tient. Je n’ai pas essayé de tirer dessus comme un malade, mais comme maintenant c’est tout caché par la ouate et qu’on ne va plus marcher dessus, il n’y a pas de risque de décollement.

Comme on a fait projeter 48cm de ouate de cellulose, et qu’il faut bien que je puisse accéder à peu près partout dans les combles, je me suis fait des chemins. Des pieds de 50cm de haut, un cadre dessus, le tout fixé avec des équerres (aussi fixé au sol avec des équerres) et par dessus de l’OSB. Certes, il faut faire de la gym et se déplacer à 4 pattes, mais j’ai accès à la VMC, à la nourrice des radiateurs, aux deux boitiers électriques et je peux voir l’état de la charpente partout.  Une fois que la ouate se sera tassée, il devrait rester un peu plus de 40cm. Bien plus que ce que préconise la RT2012, mais conforme à la future  RT2020.

Pour finir, j’ai fait un cadre autour du tuyau de cheminée (on a projeté de la laine de roche en flocons) et un cadre pour l’échelle escamotable. Chacun de ces cadres fait 50cm de haut. Je n’ai pas mis de photo de la ouate projetée car on ne voit rien, si ce n’est que la ouate arrive quasiment au ras de mes chemins de passage (j’en déduis qu’à certains endroits, il doit y avoir 50cm de ouate).

Depuis que la ouate a été insufflée, nous avons sacrément senti la différence. Alors qu’avec les radiateurs sur 3  (et fonctionnant à longueur de journée), il faisait à peine plus de 18° à l’étage avant isolation, maintenant les radiateurs sont toujours sur 3, mais chaque fois que je les touche ils sont froids et il fait 20° à l’étage. Et plus de bruit venant de l’extérieur. On entendait les tracteurs, le bruit de fond de l’autoroute par vent du sud ou est, les tracteurs, la pluie sur les tuiles. Maintenant, c’est calme. Comme la VMC est très silencieuse, les seuls bruits que l’on entend sont nos acouphènes.

Déménagement et aménagements

Ca y est, depuis un mois, nous avons quitté notre maison d’Arnas et habitons la caravane et en partie la maison. IMG_3190 A l’étage, sur le grand plateau qui sera aménagé un jour, nous avons pendu un rideau au plafond et derrière nous avons installé notre lit qui est quand même plus spacieux et plus confortable que celui de la caravane. Dans la caravane, Bernadette est obligée de me passer sur les pieds pour entrer ou sortir du lit. Par contre, on ne peut pas toujours coucher dans notre lit. La semaine dernière, la température était tellement descendue que nous avons réintégré la caravane pour trois nuits. J’ai mis un poêle de fortune dans la grande pièce du bas. Le tuyau d’évacuation des fumées sort par un trou du mur côté nord. Donc, lorsqu’il y a du vent du nord, celui qui justement amène le froid, nous ne pouvons pas faire de feu car les fumées sont refoulées dans la pièce. D’où une baisse très sensible des températures dans la maison. Comme on le voit sur cette photo, nous avons mis une partie des meubles à l’étage. Mais comme il ne fait que 16 degrés dans la maison, on ne s’attarde pas le soir et le matin. On ne fait qu’y dormir. La télé est là, mais il n’y a pas encore les branchements et je verrai lorsqu’il fera meilleur. Pour l’instant, le soir c’est lecture dans la caravane chauffée.

Les travaux d’aménagement continuent. Notamment, je me suis attaqué aux locaux techniques de façon à ce que l’on puisse avoir de l’eau et de l’électricité. En vérifiant les articles passés, je me rend compte que j’ai omis de parler de tout ce qui a été fait dans ces locaux techniques. Les murs étaient dans un sale état, avec des trous très profonds et dans l’arrière cuisine il y avait plusieurs matériaux, du pisé bien sûr, mais aussi du béton sur le mur nord et des briques de béton cellulaire que j’avais utilisées pour fermer l’ancienne porte qui donnait sur la fosse à purin.

Donc 1ère étape, faire un gobetis sur le béton et sur le béton cellulaire. Puis bouchage des gros trous (profonds, je peux vous l’assurer) avec du Terre-Paille-Chaux, en plusieurs couches. Puis corps d’enduit à la chaux, enduit de finition à la chaux et pour finir chaulage.

Grosso modo, c’était la même chose dans le « local technique » et dans la chaufferie mais avec un peu moins de trous. Dans un article précédent, j’ai parlé de Marco qui m’avait aidé. C’est justement dans ces locaux techniques que nous avons fait des enduits projetés au sablon.

IMG_3192

Les murs étant droits et blanchis à la chaux, les plombiers ont pu commencer l’installation des nourrices d’eau, ainsi que de la filtration à l’arrivée, mais pour l’instant rien n’est raccordé. Les nourrices aboutissent à des tuyaux sans raccords et je ne peux pas mettre ces raccords car le tuyaux utilisés sont du multicouches et il faut un appareillage spécial pour sertir. Je ne vais pas l’acheter, vu son prix et le peu d’utilisation que j’en aurai. Je vais voir si j’en trouve une sur le bon coin. On ne sait jamais.

De notre côté, avec mon ami Gérard, nous avons mis en place le tableau électrique, commencé à tirer les fils dans les gaines et aujourd’hui, il y a des prises à peu près partout au RdC, ainsi que des interrupteurs et des lampes aux bons endroits . Nous avons passé aussi les fil s pour les prises internet et pour les prises télé. Ce n’est pas que nous soyons des fanatiques de l’un et l’autre, mais aujourd’hui, il vaut mieux en mettre plus que pas assez. Au final, il y aura 8 prises télé et 15 prises RJ45 utilisables soit pour le téléphone, soit pour la connexion internet. Ça fait plus de 100m de fil télé et plus de 200m de câbles réseau.

Le ballon blanc, derrière le tableau électrique, c’est l’aspiration centralisée. Il y aura 6 prises d’aspiration  dans la maison et une dans l’atelier. Toute la tuyauterie et  les gaines électriques avaient été posées avant de couler la dalle. J’ai fait un essai en passant l’aspirateur sur le plancher de l’étage et ça marche.

La semaine prochaine, je pose les plaques de liège au sol (2 fois 4 cm croisées, soit environ 220 m²) avant que le plombier ne pose ses tuyaux pour le chauffage au sol, et le 15 juin nous avons un chantier participatif pour couvrir ces tuyaux d’une chape à la chaux. Je prendrai des photos de la pause du liège, mais je ne sais pas ce que ça pourra rendre puisque les plaques sont noires.

De son côté, Bernadette a entrepris un nouveau chantier de longue haleine: la préparation des terres cuites de la pièce du haut à gauche. J’avais refait des joints à la chaux mais j’avais mis du sable 0/4, trop gros pour ce type d’utilisation. Et puis, je pense que la température n’était pas idéale lorsque j’ai fait ces joints car elle en a gratté une bonne partie sans que ce soit trop dur (mais c’était bien long quand même). En ce moment, elle refait les joints en respectant la recette de Monique (1 chaux , 1 sable 0/2) Après, elle laissera sécher une quinzaine de jours avant de les traiter à l’huile de lin et essence de térébenthine. Encore un beau chantier en perspective. Il faudra attendre deux à trois semaines avant de pouvoir finir les enduit dans cette pièce et monter le placard. Il me restera à monter les cloisons de la pièce d’eau et nous pourrons l’investir. Probablement pour en faire notre chambre et bureau (temporairement puisque notre chambre est prévue ailleurs).

 

premiers enduits

Les 9 et 10 mars, chantier participatif encadré par Thierry Baruch (c’est lui qui m’avait donné l’idée et m’a aidé dans le démarrage de l’ouverture en arc faite il y a deux ans). Le but était de faire le maximum d’enduits dans les deux pièces à gauche de l’escalier (une en haut et une en bas). J’avais installé une poulie que Thierry m’avait passé le jour où nous avons fait le gobetis sur certaines partie des murs de façon à monter les seaux sans passer par l’escalier mais en les faisant passer par la fenêtre. Ah  oui, j’ai failli oublié de parler de l’étape du gobetis. Le gobetis est un mélange assez liquide de sable et de chaux ( 1 vol de sable pr 1 vol de chaux) projeté à la tyrolienne. On a fait ça sur les pierres, sur les restes de chaux et après avoir tramé, sur les bois qui seront recouverts d’enduits. Ceci pour que les enduits adhèrent mieux par la suite.

Pour suivre les détails avec photos, allez donc sur le site de Thierry  http://www.formaterre.org/archive/2013/03/12/chantier-realise-terre-paille-chaux-sable-et-beton-de-liege.html

Pour ma part, j’ai un regret, celui d’avoir dit que je voulais, sur les murs sud et nord, un mur fini, càd ne nécessitant pas un enduit de finition par dessus. Or comme vous l’avez vu dans le reportage de Thierry, j’avais mis des montants verticaux de niveau de façon à guider les stagiaires pour qu’ils arrivent à donner la bonne épaisseur. Chacun s’est évertué à faire son bout de mur du mieux possible. Or quand j’ai enlevé les montants et que j’ai bouché les trous laissés par ces montants, il a fallu repasser par dessus le travail déjà fait. La prochaine fois, on s’organisera différemment et on fera du remplissage, puis on retirera les montants, on bouchera les trous et seulement à ce moment-là on passera à l’étape finition. Et si ce n’est pas possible on fera un enduit de finition plus tard. Ce qui est important, et Thierry me l’a bien fait remarquer, c’est qu’on a passé près de 3 T de matière. Si j’avais du faire ça tout seul j’y serais encore.

Lundi et mardi, j’ai retiré les montants en haut et j’ai commencé les finitions. Pour l’instant, les murs sont marrons foncés à cause de la terre mouillée, mais j’ai mis un échantillon au soleil et il est devenu crème clair en séchant. Un très léger badigeon à la chaux et les pièces seront très lumineuses.

Au RdC, comme il y a du chaux liège sur les soubassement, il fallait simplement remplir entre montants au dessus du chaux-liège. Malheureusement, on avait prévu trop gros et à peine 1/4 de la surface a été couverte. Une fois que ce sera fait, il faudra faire un enduit de finition (1 cm maxi) pour couvrir les corps d’enduits de nature différente.

Un autre chantier est prévu ce jeudi 21 mars, avec des conscrits. Il s’agira de recouvrir toutes les gaines électriques avec du TPC (terre-Paille-Chaux) de façon à ce que l’ami (un autre conscrit) qui m’aide à faire l’électricité (je devrais dire que c’est moi qui l’aide car il a une grande maitrise du sujet) puisse passer les fils dans les gaines. Tant que les gaines ne sont pas rigidifiées, les fils ont beaucoup de mal à passer car ils arrivent à faire bouger les gaines qui ont une certaine souplesse. Une fois les gaines bloquées, on s’attaquera aux trous dans les murs et je peux vous assurer qu’il y en a. Entre ceux qui avaient été creusés par l’humidité quand celle-ci était bloquée par les ciments intérieurs et extérieurs et ceux que j’ai fait pour passer des tuyaux, ça va faire quelques bétonnières de TPC.

J’ai aussi demandé à Marco de venir, la semaine prochaine, me remontrer la technique de l’enduit chaux-sable projeté au sablon. J’avais vu ça lorsque j’étais allé l’aider chez lui. Mais c’était avant qu’on ait finalisé l’achat de la ferme et depuis, j’ai oublié les dosages. On va s’occuper des murs des locaux techniques. Il faut qu’ils soient propres et à peu près lisses, recouverts d’un badigeon par dessus l’enduit, pour que l’on puisse poser la goulotte électrique, les diverses matrices pour l’eau (chaude, froide, de récupération des eaux pluviales) dans ces locaux. Et on aimerait bien que l’eau et l’électricité soient installés le plus rapidement possible. Dès que ce sera fait, il faudra qu’on s’occupe de mettre une salle d’eau en état car la douche de la caravane est toute petite et ce sera plus confortable de prendre la douche à l’intérieur, dans une grande douche, plutôt que dans une douche minuscule.

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