chaux NHL5

pose des terres cuites à l’avancée

Un gros chantier planifié depuis longtemps. La pose des terres cuites à l’avancée.

 pose dans la grande pièce

pose dans la grande pièce

15 personnes le samedi et 16 le dimanche pour poser 80m² de terres cuites. Comme on le voit sur la photo qui a été prise samedi à midi, on tire les règles pour les niveaux, on coule une chape à la chaux (7 seaux de sable pour 1/2 sac de chaux NHL5). On taloche pour bien niveler le tout, et juste avant de poser le carreau, on coule une barbotine à la chaux (1 vol de chaux pour 1 vol d’eau). On fait glisser le carreau pour que l’effet ventouse joue à plein. Le carreau est posé.

Mais c’est plus facile à dire qu’à faire. Heureusement, Monique Cerro (lire le CR du chantier sur le site de Monique) et Romain Denisot étaient là pour encadrer le chantier. Monique dans la grande pièce et Romain dans la chambre à gauche de l’entrée. Les terres cuites viennent de chez Barthe  dans le sud-ouest. En juillet, il y avait des promos chez eux et nous en avons profité pour acheter 106m². En fait, comme nous avons choisi du second choix, ils nous ont envoyé 4 palettes, soit 112m². Donc, normalement, nous aurions dû avoir suffisamment de carreaux pour tout couvrir. Mais il y avait pas mal de carreaux cassés au cours du transport plus une série de terres cuites inutilisables car complètement fendillés. On a bien essayé de les utiliser pour les découpes, mais même là on n’a pas pu. Au final, nous avons posé 90m² et il reste très peu de carreaux utilisables. Lundi, j’ai appelé Barthe, et sans barguigner, il m’ont envoyé gratuitement une nouvelle palette. Si les 4 autres avaient été comme celle-ci, je n’aurais pas eu besoin de les recontacter. Pour en revenir au chantier, il avait été décidé de ne pas faire les joints dans la grande pièce car il n’aurait pas été possible de poser les 55m² pendant le weekend. Par contre, on avait décidé de les faire dans la chambre puisqu’il n’y avait que 25m².

le salon avec les joints faits

le salon avec les joints faits

Lorsqu’on arrive au bord du mur, il est évident que l’on ne peut plus travailler dans le sens de la largeur, mais que l’on est obligés de partir du fond pour revenir vers la porte. Plus question de mettre 4 poseurs de front. C’est à peine si 2 personnes peuvent travailler ensemble. Donc, certains se trouvant au « chômage », ils ont décidé de commencer les joints dans la grande pièce.

Dans la chambre, le dimanche, Bernadette et Pierre-Louis ont nettoyé les joints qui avaient été posés le samedi et après, ils ont continué avec ceux posés le matin même.

Le lundi, j’ai pris la relève du nettoyage des joints et ensuite, j’ai continué à en faire pour que le passage soit facilité. En effet, tant qu’il n’y a pas de joints, il vaut mieux éviter de marcher sur les carreaux directement. On avait donc posé des planches. Pas très pratique quand on vit dans la maison. Mercredi, Vincent est venu nous donner un coup de main. Pendant qu’il aidait Bernadette pour les joints, j’en ai profité pour ranger et nettoyer le chantier. Il m’a fallu presqu’une journée pour que la cour soit à peu près présentable. Jeudi et vendredi, pose et nettoyage des joints avec Bernadette. J’ai terminé samedi après-midi. Une bonne chose de faite. Mais c’est loin d’être fini car il faut bien nettoyer les carreaux une fois les joints à peu près secs et ensuite il faudra les nettoyer encore et encore pour enlever la laitance de chaux qui remonte au fur et à mesure que les carreaux sèchent. Et pas question de mettre le chauffage au sol avant 3 semaines. Heureusement qu’il y a les radiateurs à l’étage car la température extérieure a bien baissé et le taux d’humidité dans la maison est très important. Normal, vu  la quantité d’eau que l’on a fait entrer dans la maison avec la chape et avec les terres cuites qui ont trempé pendant au moins 24h.
Il reste trois morceaux à carreler: le coin placard/WC, la salle d’eau et le seuil d’entrée, au pied des escaliers. Mais ce sont de petites surfaces où on ne peut pas être plus de 2. On a prévu de commencer jeudi et vendredi. On verra bien.

Fin de dalle

les hommes aux bétonnières et brouettes

 Ce samedi matin, Caroline, Pierre-Yves, Élise et Marc-Antoine sont venus m’aider à finir les 11,39m² qui restaient à faire. Pour qu’ils puissent venir, Bernadette a fait la nounou et a gardé 4 jeunes enfants.

Lors de ma 1ère commande de chaux, j’avais pris 120 sacs, ce qui fait exactement 3 palettes. En retournant chez mon fournisseur, j’ai découvert qu’il n’en avait pas commandé un sac de plus. Heureusement, chez Sainbiose , ils en avaient en stock. Mais c’était limite. Il m’en fallait 13 sacs et il leur en restait 15.

Les filles à tirer la dalle

 Début effectif du chantier à 9h45, après café et croissant (faut ce qu’il faut). Et ça n’a pas trainé. Les filles savaient exactement ce qu’elles avaient à faire car ce n’était pas la 1ère fois qu’elles tiraient une dalle. Quant aux garçons, on n’a pas chômé, et à peine une bétonnière était-elle prête que Pierre-Yves allait la verser. A 11h30, tout était fini. On avait même nettoyé les outils qui ne servaient plus. Franchement, je pensais qu’il n’y aurait pas de problème pour couler les 11,39m² dans la matinée, mais je pensais plutôt qu’on allait terminer vers 13h et non à 11h30.

la partie brillante correspond au travail de ce matin, plus le seuil de l’escalier

 A un moment, j’ai commencé à me demander si j’allais avoir assez de chaux et de billes d’argile. Et bien, ce fut juste. Il reste un peu moins d’un demi sac de chaux. Ouf !! Et j’avais pris un sac de plus que ce qu’avaient donné les calculs. 

A midi, après avoir fini de nettoyer tous les outils, on était à la maison, ce qui a permis aux jeunes parents de faire manger leurs enfants. Encore une fois, Bernadette nous a régalés.  

 

Lors du précédent article, je n’avais pas de photo de la dalle de la grande salle. En voilà une. Ça fait vraiment plaisir d’avoir un sol dur sur lequel on peut marcher et mettre un escabeau sans risquer de basculer.

La dalle à la chaux et billes d’argile du RdC

Les 120 sacs de billes d’argile

 Samedi 27 et dimanche 28 octobre, réalisation de la dalle du RdC en chaux et billes d’argile. Les dates avaient été fixées longtemps à l’avance avec Monique Cerro et Romain Denisot qui encadrent le chantier participatif, la météo étant souvent relativement clémente à fin octobre. Perdu. C’est la première attaque de l’hiver. Mais cela n’a découragé aucun des participants.

Pour nous c’est une grande étape car enfin on va pouvoir attaquer l’aménagement intérieur. Malheureusement, je n’ai pas assez prévu de chaux et de billes d’argile. Il reste 9m² à terminer.

110m² de dalle sur 10 cm d’épaisseur, cela donne 11m3 de matière. Par prudence, j’ai prévu un peu plus, pour 12m3, soit  6m3 de sable (j’en ai fait rentrer12T), 120 sacs de 50l de billes d’argile (soit 6m3) et 120 sacs de chaux NHL5. On compte 1 sac de chaux et 10 seaux d’agrégats par m3. Pour un sac de chaux on a donc mis 5 seaux de sable et 5 seaux de billes d’argile. Il aurait fallu que je prenne 9 sacs de chaux et 9 sacs de billes d’argile en plus. Donc ce n’est pas 10% de marge qu’il aurait fallu prendre, mais 20%. Il semblerait qu’à certains endroits, on ait eu 15 cm à couler au lieu des 10 prévus. Pourtant, j’ai utilisé le niveau laser comme référence. J’avoue ne pas comprendre d’où vient l’erreur. Autre erreur de ma part, j’ai pris du sable 0/4 au lieu de sable à béton. Pourtant, Monique l’avait bien précisé, mais je n’ai pas percuté.  Heureusement qu’il y a les billes d’argile qui font un agrégat suffisamment épais et résistant.

Il va falloir organiser un petit chantier pour finir. Mais à 4 ou 5 on devrait y arriver en 1/2 journée.

 Samedi matin à 9h, accueil des 16 participants au chantier. Au départ on devait être 18, mais il y a eu des désistements de dernière minute, pour des raisons de santé et non à cause du froid. Il faut du monde car je me suis fait prêter une grosse bétonnière (1 sac de chaux et ce qui va avec) et j’ai loué une bétonnière encore plus grosse (2 sacs de chaux, 1 sac de billes d’agile et 10 seaux de sable), en plus de la mienne qui prend 1/2 sac de chaux.
Après le café de rigueur et les explications de Monique, répartition des tâches. 3 aux bétonnières avec 2 servants qui vont préparer les seaux de sable, couper en deux les sacs de chaux, ouvrir les sacs de billes d’argile, 5 aux brouettes et 6 à tirer la dalle. Une fois le rythme pris, ça avance assez rapidement, à tel point que le soir, vers 18h00, il reste moins du tiers de chaux et billes d’argile. On décide donc de réduire l’équipe prévue le dimanche.

 Avant de partir, pour empêcher la température de trop chuter à l’intérieur des pièces du RdC, on protège les baies avec de grands plastiques. Et on rajoute ce que l’on a sus la main pour isoler du mieux possible: les sacs de billes d’argile non encore utilisés et des bottes de paille que j’ai en stock et on met un radiateur à bain d’huile dans la grande pièce. Au matin, il fait 8° dans les pièces. Il fallait absolument éviter que la température descende en dessous de 5° pour que la chaux puisse bien faire sa carbonatation.

 Pour nourrir tout ce monde, Bernadette nous a prévu de super repas. Les conditions de la cuisinière et de ses aides sont assez spartiates. Lorsqu’on a vu que la météo annonçait des températures hivernales, Bernadette a renoncé à faire la cuisine sur place. Elle a tout préparé à la maison avant de venir sur le chantier. Mais il faut faire réchauffer le bœuf bourguignon et cuire les pâtes. Quand il n’y a que des plastiques aux fenêtres et que souffle le vent du nord, je peux vous assurer qu’il ne fait pas chaud pour faire la vaisselle. Heureusement, elle avait de l’aide. D’une part à la maison pour la préparation et d’autre part sur place pour le service et le rangement. Un merci tout particulier à Anne-Marie dont l’aide a été très précieuse.

 Dimanche, 11 personnes sur le chantier et à midi, tout était consommé. Plus de matière. Dommage pour les 9m² manquants car on aurait pu tout faire avant le déjeuner si j’avais eu la chaux et les billes. A 13h, après avoir nettoyé à fond et rangé tous les outils, nous sommes passés à table nettement plus décontractés que la veille. Pas besoin de se presser pour repartir travailler. Ces chantiers participatifs sont toujours l’occasion de faire de belles rencontres. On n’a pas toujours le temps d’approfondir les connaissances, mais que de discussions intéressantes. Il y aura d’autres chantiers participatifs encadrés, car la surface des murs à enduire est loin d’être négligeable. Des enduits terre-paille-chaux, des enduits chaux, des enduits terre. On ne sait pas encore avec précision ce qui va être fait sur tel ou tel mur, mais ce sera avec des enduits et non des doublages en placo.

Je me rends compte que je n’ai pas pris de photos des groupes ni de la dalle finie. Erreur encore de ma part. J’essaierai de me rattraper samedi sur le petit chantier pour finir la dalle. Mais Monique y a pensé. Vous pouvez le voir sur son blog

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