huile de lin

Le mur nord derrière le poêle

Mes conscrits étaient venus m’aider pour faire du TPC (Terre-Paille-Chaux) sur ce mur et j’ai attendu qu’il soit sec pour faire l’enduit de finition (terre, sable et chaux NHL2).

Mur nord derrière le poêle

Mur nord derrière le poêle

Comme il y avait pas mal d’irrégularités après le TPC, j’ai fait en deux couches ou plus précisément, j’ai fait deux couches à certains endroits. Ce mur est prolongé par le mur en moellons de l’étable (le mur en pisé s’était effondré il y a plus de 40 ans, probablement à cause du salpêtre du à l’urine des animaux). Ce mur en moellon est nettement moins épais que le mur en pié<; il y  donc un décochement entre les deux murs. Et la jointure était vraiment très abimée. Il m’a fallu faire au moins 5 passages au TPC pour rattraper et mettre à peu près droit. Bernadette a profité de ce décochement entre les deux murs ( voir la photo prise lors du chantier de pose des terres cuites, où l’on voit bien l’état du mur derrière Frédéric)

le mur nord dans son jus

le mur nord dans son jus

pour imaginer une décoration en forme d’arbre. Il est en TPC et en relief. Nos visiteurs vont tous toucher la texture car on dirait presque de l’écorce.
On voit en fond le tuyau pour le poêle qui sera posé demain après-midi. On voit aussi les gaines électriques qui permettent d’éclairer les différentes parties de la pièce. Pour l’instant, elles passent dessous mais lorsqu’on aménagera l’étage, on les fera passer par dessus (en fait, on veut éviter de les écraser en marchant dessus ou éviter de buter dedans tant qu’on marche sur le 1er plancher (celui qui sert de plafond au salon). Lorsqu’il y aura isolation phonique et plancher final, il n’y aura plus de risque de les abîmer.

Ah, j’ai oublié de préciser qu’après l’enduit de finition, j’avais fait des plinthes maçonnées et j’avais passé deux couches de chaulage (chaux CL 90). Plus tard, quand les autres murs seront terminés, on mettra de la couleur avec des ocres, mais pour l’instant, on veut faire propre.

Je ne vais pas faire un article spécial pour le nettoyage des terres cuites et le passage de l’huile de lin dans la pièce à gauche de l’escalier, mais c’est fait. Les odeurs commencent à s’estomper. Bernadette envisage de faire un cours Feldenkrais pour inaugurer la salle. Mais décembre est très chargé. On verra bien

les terres cuites de la pièce du haut

IMG_3202Ça y est, Bernadette s’attaque aux terres cuites de la pièce du haut. J’ai remplacé, il y a déjà quelques mois, un bon nombre de terres cuites qui étaient cassées. J’avais utilisé le même mortier pour faire les joints que pour poser les terres cuites. Un choix pas forcément adapté car les carreaux sont très serrés et les joints donc très petits. Les grains de sable étaient trop gros. Lorsqu’on a nettoyé les carreaux à la machine (pas si évident que ça à maitriser), les joints se sont un peu creusés. Bernadette a donc décidé de les gratter et de les refaire avec une barbotine au sable tamisé. Sur la photo, elle est en train de nettoyer les joints. Ce n’est pas une mince affaire car la pièce fait environ 28m². Elle a ensuite passé du temps à nettoyer les carreaux un par un pour finir d’enlever les traces de chaux. Plus facile à écrire qu’à faire. Ça prend du temps. Dernière étape : les passer à l’huile de lin. En trois phases. Une première où l’huile est diluée à 70% avec de l’essence de térébenthine. Elle a utilisé un balai espagnol pour passer le produit. Au moins 3 passages. Il faut bien s’arrêter un jour. Seconde phase, l’huile n’est plus diluée qu’à 50%.

Les terres cuites quasiment finies

Les terres cuites quasiment finies

Là, c’est au spalter qu’elle avance carreau par carreau. Un ou deux passages avant de passer à la troisième phase où l’huile de lin n’est plus diluée qu’à 30%. Encore au spalter. Comme les carreaux sont très anciens et pas vraiment de niveau, le spalter est déjà bien usé. C’est bien de garder les vieilles terres cuites déjà en place, mais il faut en accepter les conséquences, comme par exemple on sait qu’il faudra toujours caler les meubles. Rien n’est plan. Et aussi les serpillières seront vite usées.

Pour l’instant, on attend que ça sèche, mais on peut marcher dessus sans crainte de les salir. D’ailleurs, à propos de salissure, on ne devrait pas voir si on fait des tâches, car ils sont tous différents et tous plus ou moins marqués par l’âge et l’usure. Pour l’entretien, ce sera du savon noir (à l’huile de lin) avec de l’huile d’olive. Normalement, avec une telle méthode, on ne devrait pas avoir à refaire le traitement que Bernadette vient de faire.

Et ce soir, elle s’est attaqué aux vieilles terres cuites qu’elle a récupérées dans les pièces du bas. On va les utiliser dans les locaux techniques car il n’y en a pas assez pour une pièce entière. Elle en a mis à tremper dans de l’acide dilué pour enlever les traces de chaux qui restent. Pour certains carreaux, c’est nettement plus que des traces.  Lorsqu’on en aura assez, on les posera à l’avancée. On commencera par la chaufferie de façon à ce qu’elle soit prête en septembre pour que le chauffagiste puisse poser la chaudière. A suivre donc

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