TPC

Encore un chantier participatif

une partie des participants au travail

une partie des participants au travail

Lors du chantier participatif de mi septembre pour l’enduit de finition de la façade, le samedi soir, Luc m’a demandé si j’allais faire bientôt un autre chantier avec du Terre-Paille-Chaux (TPC). J’ai sauté sur l’occasion et on a pris les agendas. On a fixé la date du 18 octobre. Luc est le frère de Danièle, celle qui amène un beau et bon gâteau chaque jour où elle vient travailler sur le chantier.  Agnès, l’épouse de Luc s’est jointe à lui, ainsi que Danièle et Alain et Martine qui nous ont déjà donné plusieurs coups de main.Le lendemain, Olivier m’a posé la même question. Je lui ai proposé de se joindre au groupe du 18/10. Ce qu’il a fait, avec sa femme, Christèle. Et Danièle, qui est une fana de notre chantier a donné envie à sa cousine de venir se joindre à nous. Catherine est donc venue l’après-midi. Nous avons donc été jusqu’à 10 pendant un moment. Olivier et Christèle n’ont pas pu rester jusqu’au bout

J’avais prévu de faire le mur sud de la bibliothèque et les murs est et sud de la chambre à l’est. Au début, je me suis demandé si on allait y arriver. Eh bien oui… enfin presque, car il a fallu que je reprenne une partie du mur sud, sur lequel il manquait une bonne épaisseur d’enduit, ce que j’ai fait aujourd’hui, près de 2 semaines plus tard. Il y avait déjà eu une belle couche d’enduit sur ce mur, mais comme les murs vont en se rétrécissant vers le haut, il a fallu corriger ce dévers. J’ai quand même utilisé quasiment deux grosses bétos de matière. Maintenant, on va laisser sécher jusqu’au beaux jours, avant de faire l’enduit de finition. C’est quand même mieux lorsqu’on peut ouvrir les fenêtres pour aérer et évacuer toute cette humidité.

Entre le chantier et aujourd’hui, on a eu nos petits-enfants pendant une semaine. Je ne dirais pas que ce sont des vacances car il faut s’occuper d’eux mais ça change du chantier. De ce point de vue-là, c’est pas mal. Il faut se donner du temps si l’on ne veut pas se dégoutter du chantier.

Et j’ai aussi préparé une sorte de serre froide pour y mettre les plantes cet hiver. L’année dernière, on avait pu le mettre sous un auvent, dans du sable. Mais cette zone fait partie de la cour que l’on doit faire aménager cet hiver. Il a fallu trouver une autre solution et c’est Bernadette qui l’a trouvée. Le local à granulé a une avancée qui doit être fermée, un jour, notamment avec la porte des anciens WC extérieurs. J’ai fermé la façade nord avec de l’OSB, et pour fermer tout en laissant un maximum de lumière, j’ai mis un grand plastique sur la façade est. Dès qu’il y a du soleil, le matin, ce local sera vite chaud. Par contre, les jours froids et gris, la température ne sera pas bien élevée là dedans. Et ne parlons pas des nuits hivernales. Je mettrai peut-être une couverture devant le plastique pour limiter l’entrée du froid, lorsque la température descendra trop. On verra bien.

Préparation de la façade sud + divers petits chantiers

Un gros chantier est prévu le second weekend de septembre: il faut qu’on trouve 18 participants pour faire l’enduit de finition sur la façade sud, soit 135m² net (une fois enlevées les surfaces des fenêtres et portes). Qui dit enduit de finition dit enduit fin, moins d’un cm d’épais. Or la façade et très abimée. Par endroits il manque entre 10 et 20cm de terre.  Heureusement, ce n’est pas le cas partout. Sur la plus grande partie, il n’y a que quelques cm à combler. Pour combler tous ces manques, on met du Terre-Paille-Chaux. Jamais plus de 5cm d’épais à la fois, sinon, il y a risque de voir tout ce que l’on vient de mettre se retrouver par terre. Mais comme je mets de la chaux hydraulique, le TPC prend assez vite et on peut passer une couche supplémentaire quelques heures après la ou les précédentes.

Corps d'enduit sur la façade sud

Corps d’enduit sur la façade sud

Le but du jeu, c’est de rendre la surface à peu près plane. Ce n’est pas grave si on voit les raccords entre ce qui est fait un jour et ce qui est fait le lendemain. Tout ça disparaîtra lorsqu’on mettra la couche de finition. Question couleur de la façade après enduit de finition, ça devrait ressembler à la partie droite de la photo. On doit faire des tests, mais à priori, on fera l’enduit à base de terre, de sable et de chaux. Le même dosage que l’enduit de finition à l’intérieur, mais à base de chaux hydraulique NHL2 et non de chaux aérienne. La terre, c’est le pisé que j’ai gardé et le sable, j’en ai déjà parlé, c’est celui qui a été extrait du sol lorsqu’on a enterré la cuve de récupération des eaux pluviales. 1 terre pour 5 sable. alors que pour le TPC, il y a autant de terre que de sable. Ça devrait donc être un peu plus clair

J’ai commencé il y a deux semaines et j’ai fait ce qui est sec à droite sur la photo. Quand je dis que j’ai passé deux semaines, ce n’est pas tout à fait vrai. Le mardi, entre le cours Feldenkrais donné par Bernadette le matin et ma répétition de pupitre pour la chorale l’après-midi, je ne travaille pas sur le chantier, mais je vais faire les courses dont j’ai besoin. Et le 1er weekend, nous avions un weekend de travail choral. Vendredi dernier, nous avions invité des amis à déjeuner. Ah et j’ai oublié les deux jours où l’on a posé des terres cuites avec Bernadette. Tout ça réduit d’autant le nombre de jours passés à faire de l’enduit.

Samedi, j’avais deux dames, novices et dont c’était le tout premier chantier participatif. Elles ont eu quelques pbs de circulation pour venir et ont dû partir relativement tôt. Comme c’était leur toute première fois, elles ont découvert la technique. A deux elles ont dû faire 1,5m². C’est peu, mais c’est ça de moins à faire.

Hier, Pierre et Vincent, mes fidèles amis, sont venus me donner un coup de main et on a fait en une journée ce que j’ai fait seul en deux semaines (ce qui est humide sur la photo). On voit qu’ils ont l’habitude. La différence, aussi, c’est que lorsque je suis tout seul, je prépare la bétonnière, je monte et je descends pour prendre les seaux de TPC. Avec eux, j’ai très peu fait de pose d’enduit, car j’ai assuré la logistique du chantier, à savoir préparer les bétonnières, charger les seaux lorsqu’ils étaient vides, et on a utilisé une corde pour les monter. Donc, Pierre et Vincent ont étalé du TPC toute la journée alors que moi j’ai dû en faire moins de 1m². On a fait 6 grosses bétonnières. Lorsque je suis seul, j’en fais une et demie voire deux lorsqu’il y a vraiment de gros trous à boucher.

Bernadette était, une fois de plus, à l’intendance et le repas était bien agréable, avec les cerises apportées par Vincent pour dessert. Je me suis gavé de cerises. Les premières de l’année. Nos cerisiers sont des tardifs et on ne devrait pas en avoir avant une quinzaine de jours.

Le 6 juin, j’ai d’autres amis qui vont venir mais eux aussi, à l’exception de Danielle, n’ont pas l’habitude de ce type d’activité. On verra bien comment ça aura avancé. Vincent viendra probablement me redonner un coup de main lundi prochain. Et si après le chantier du 6 juin, il reste une belle surface à faire, Pierre et Vincent reviendront me donner un dernier coup de main.

Pour en revenir au titre de cet article, il est question de petits chantiers. J’en ai déjà glissé un mot: avec Bernadette, nous avons posé les terres cuites dans le local sous l’escalier (environ 5m²) et dans le local technique. En fait, c’est Bernadette qui pose. Moi je suis à la logistique, et là encore, c’est la bétonnière. J’apporte les seaux et les terres cuites à Bernadette mais c’est elle qui fait les niveaux, qui étale le mortier de chaux et qui pose les terres cuites. Elle prend les mesures pour les découpes et je les réalise. Elle fait aussi les joints et les nettoie. Et c’est très bien comme ça. Bernadette est peut-être plus perfectionniste que moi pour la pose mais par ailleurs, elle n’a encore jamais utilisé la bétonnière. Manipuler les seaux de terre ou de sable, c’est quand même fatiguant à la fin de la journée. Je ne sais pas si elle aimerait que l’on inverse les tâches.

 

Chantier TPC avec mes conscrits

Encore un chantier sans photo. J’ai demandé à 3 de mes conscrits, Jean-Claude, Bernard et Gérard M. de me donner un coup de main pour faire du TPC (rappel, c’est du Terre-Paille-Chaux) de façon à couvrir toutes les gaines électriques pour que mon autre conscrit, Gérard B. puisse tirer les fils dans les gaines. Et j’avais précisé que l’on ferait aussi du rebouchage de gros trous au RdC, car il y a vraiment de très gros trous dans les murs. Ceux dûs à l’humidité et ceux que j’ai faits pour passer divers tuyaux. Sans trop y croire, j’avais aussi envisagé de compléter le chargement des murs entamés lors du WE des 9 et 10 mars.

Je peux vous dire qu’à 3, ils m’ont mené la vie dure. Ayant acquis l’expérience de la bétonnière lors du WE, je m’y suis mis. Et là, j’ai eu du mal à suivre. Lors du WE, j’alimentais deux bétonnières et sans que ce soit de tout repos, j’arrivais sans problème à assurer. Avec eux, j’ai eu du mal à les approvisionner avec la grosse bétonnière. Ils allaient nettement plus vite. Il faut dire que, pour tous les trois, ce n’était pas leur premier chantier de projection d’enduits (pas chez nous, mais ailleurs). A la pause déjeuner, ils avaient caché toutes les gaines électriques et rebouché les gros trous (attention, comme il ne faut pas en mettre plus de 3 à 4 cm d’épaisseur à la fois, les trous n’étaient pas complètement bouchés, mais ce qui pouvait être fait l’était). Après le déjeuner, ils ont chargé les murs de la pièce du bas à gauche. Sans que les murs soient finis, ils ont été sacrément avancés. Ca nous a remonté le moral, à Bernadette et moi.

Ca confirme ma conclusion du chantier précédent: losqu’on fait des chantiers avec du monde et qu’il faut faire une couche épaisse, il ne faut pas chercher  à finaliser un mur, mais il faut avancer le remplissage où l’on va manipuler des tonnes de matière (terre, sable, chaux, en divers mélanges) alors que les enduits de finition nécessitent nettement moins de matière. C’est peut-être long de faire les finition, mais on a nettement moins de seaux à transporter, et çà compte énormément.

L’autre  chantier qui a commencé ce jeudi est fait par des professionnels. La réfection de la toiture de l’annexe. J’ai pris des photos car là j’ai eu du temps pour le faire, alors que lorsque je suis acteur d’un chantier, je n’ai pas le temps de prendre les photos.  Ce chantier sera l’objet d’un prochain article.

 

premiers enduits

Les 9 et 10 mars, chantier participatif encadré par Thierry Baruch (c’est lui qui m’avait donné l’idée et m’a aidé dans le démarrage de l’ouverture en arc faite il y a deux ans). Le but était de faire le maximum d’enduits dans les deux pièces à gauche de l’escalier (une en haut et une en bas). J’avais installé une poulie que Thierry m’avait passé le jour où nous avons fait le gobetis sur certaines partie des murs de façon à monter les seaux sans passer par l’escalier mais en les faisant passer par la fenêtre. Ah  oui, j’ai failli oublié de parler de l’étape du gobetis. Le gobetis est un mélange assez liquide de sable et de chaux ( 1 vol de sable pr 1 vol de chaux) projeté à la tyrolienne. On a fait ça sur les pierres, sur les restes de chaux et après avoir tramé, sur les bois qui seront recouverts d’enduits. Ceci pour que les enduits adhèrent mieux par la suite.

Pour suivre les détails avec photos, allez donc sur le site de Thierry  http://www.formaterre.org/archive/2013/03/12/chantier-realise-terre-paille-chaux-sable-et-beton-de-liege.html

Pour ma part, j’ai un regret, celui d’avoir dit que je voulais, sur les murs sud et nord, un mur fini, càd ne nécessitant pas un enduit de finition par dessus. Or comme vous l’avez vu dans le reportage de Thierry, j’avais mis des montants verticaux de niveau de façon à guider les stagiaires pour qu’ils arrivent à donner la bonne épaisseur. Chacun s’est évertué à faire son bout de mur du mieux possible. Or quand j’ai enlevé les montants et que j’ai bouché les trous laissés par ces montants, il a fallu repasser par dessus le travail déjà fait. La prochaine fois, on s’organisera différemment et on fera du remplissage, puis on retirera les montants, on bouchera les trous et seulement à ce moment-là on passera à l’étape finition. Et si ce n’est pas possible on fera un enduit de finition plus tard. Ce qui est important, et Thierry me l’a bien fait remarquer, c’est qu’on a passé près de 3 T de matière. Si j’avais du faire ça tout seul j’y serais encore.

Lundi et mardi, j’ai retiré les montants en haut et j’ai commencé les finitions. Pour l’instant, les murs sont marrons foncés à cause de la terre mouillée, mais j’ai mis un échantillon au soleil et il est devenu crème clair en séchant. Un très léger badigeon à la chaux et les pièces seront très lumineuses.

Au RdC, comme il y a du chaux liège sur les soubassement, il fallait simplement remplir entre montants au dessus du chaux-liège. Malheureusement, on avait prévu trop gros et à peine 1/4 de la surface a été couverte. Une fois que ce sera fait, il faudra faire un enduit de finition (1 cm maxi) pour couvrir les corps d’enduits de nature différente.

Un autre chantier est prévu ce jeudi 21 mars, avec des conscrits. Il s’agira de recouvrir toutes les gaines électriques avec du TPC (terre-Paille-Chaux) de façon à ce que l’ami (un autre conscrit) qui m’aide à faire l’électricité (je devrais dire que c’est moi qui l’aide car il a une grande maitrise du sujet) puisse passer les fils dans les gaines. Tant que les gaines ne sont pas rigidifiées, les fils ont beaucoup de mal à passer car ils arrivent à faire bouger les gaines qui ont une certaine souplesse. Une fois les gaines bloquées, on s’attaquera aux trous dans les murs et je peux vous assurer qu’il y en a. Entre ceux qui avaient été creusés par l’humidité quand celle-ci était bloquée par les ciments intérieurs et extérieurs et ceux que j’ai fait pour passer des tuyaux, ça va faire quelques bétonnières de TPC.

J’ai aussi demandé à Marco de venir, la semaine prochaine, me remontrer la technique de l’enduit chaux-sable projeté au sablon. J’avais vu ça lorsque j’étais allé l’aider chez lui. Mais c’était avant qu’on ait finalisé l’achat de la ferme et depuis, j’ai oublié les dosages. On va s’occuper des murs des locaux techniques. Il faut qu’ils soient propres et à peu près lisses, recouverts d’un badigeon par dessus l’enduit, pour que l’on puisse poser la goulotte électrique, les diverses matrices pour l’eau (chaude, froide, de récupération des eaux pluviales) dans ces locaux. Et on aimerait bien que l’eau et l’électricité soient installés le plus rapidement possible. Dès que ce sera fait, il faudra qu’on s’occupe de mettre une salle d’eau en état car la douche de la caravane est toute petite et ce sera plus confortable de prendre la douche à l’intérieur, dans une grande douche, plutôt que dans une douche minuscule.

Mots-clefs