Archives mensuelles : septembre 2012

Protection de l’escalier

Au tout début des travaux, nous avons protégé l’escalier. Pour mémoire, il est en pierre et fait 1,60m de large. Un plastique, une couche de cartons et enfin de la moquette de récupération.

L’idée  semblait bonne, mais au fil du temps, on s’est rendu compte qu’elle ne l’était pas autant qu’on le pensait. Si vous avez de la moquette, vous savez que les saletés sont très difficiles à enlever et qu’il faut passer souvent l’aspirateur. Or là, il s’agit d’un chantier.  Imaginez la saleté de cette moquette. Autre inconvénient, peut-être plus important : les lattes de bois qui bloquent la moquette contre les marches ont tendance à glisser car la moquette est lourde et glisse assez facilement sous les pieds lorsqu’on descend.

 

l’escalier avec l’antidérapant

 On a donc décidé de remplacer la moquette par un revêtement anti dérapant.  Certes, ce n’est pas donné, mais aux premiers essais, le résultat me semble répondre à nos attentes : être moins salissant et surtout, ne plus risquer de se casser la figure en descendant l’escalier. J’ai quand même posé des lattes de bloquage sur quelques marches, mais c’est plus pour me rassurer que pour un réel effet.

Pour l’instant, j’ai laissé le plastique et le carton dessous, mais si je vois que c’est le carton qui glisse et rend l’escalier dangereux, alors, je démonterai le tout et je remettrai le revêtement directement sur les marches. La notice affirme que le revêtement résiste bien aux chocs, mais je ne tiens pas à voir l’effet que ferait un marteau tombant sur les marches avec uniquement le revêtement.  Donc si ça tient comme ça, je laisserai bien le carton jusqu’à la fin du chantier.

Hérisson – 1ère étape ; les gros cailloux

Pierre et Vincent sont venus m’aider pour étaler les cailloux qui formeront le fond du hérisson. Merci à aux d’être venus faire les forçats.

Chaque fois que j’ai ouvert une porte ou abattu un mur,  au RdC, j’ai récupéré les pierres qui constituent la base des murs en pisé (entre 50cm et 80cm de hauteur de pierres collées à la chaux) et je les avais stockées au fond du jardin.

Le but du hérisson est « d’isoler » la dalle de la terre. Comme l’a déjà écrit Bernadette, il y a beaucoup d’humidité dans le sol (terre argileuse). Certes, le drain a nettement amélioré la situation et il n’y a plus l’effet piscine, mais pour éviter que l’humidité ne remonte dans la dalle en chaux, on a prévu un hérisson de 24 cm. Il sera composé de pierres, de tuilons (morceaux de tuiles cassées) et de gravier.
Aujourd’hui, on étale les pierres.  Comme c’est la 1ère fois que l’on fait ça, on tatonne un peu. Dans la première pièce, on en met relativement peu.

la première pièce où les pierres sont assez espacées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais déjà, dans la deuxième pièce,

dans les pièces suivantes, les pierres sont serrées

sans même en avoir discuté entre nous, la technique a changé. On serre bien les pierres les unes contre les autres. On a donc un lit de pierres bien dense et on sent que c’est comme ça qu’il faut faire. Le tas de pierres au fond du jardin n’était pas suffisant. Heureusement, grâce à la minipelle, nous avons défait un ancien muret qui séparait le potager des cerisiers (il s’agit de l’ancienne limite de parcelle). En fin de journée, après avoir manipulé toutes ces pierres, je peux vous dire que l’on était bien fatigués.Pour préparer l’étape suivante, qui consistera à étaler les tuiles concassées, il m’a fallu casser les tuiles. Encore une fois, la minipelle m’a été bien utile. J’ai d’abord essayé de les écraser avec le godet, mais sans succès. Finalement c’est en roulant dessus avec les chenilles que j’ai réussi à concasser ces vieilles tuiles (que l’on avait gardées  dans ce but lorsqu’on a fait refaire la toiture, il y a un an et demi).

 

Les évacuations

Christophe continue  les évacuations. C’est un jeu de construction qui s’avère parfois très complexe.

En rouge les tuyaux pour les granulés

 

L’arrivée d’eau du réseau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les gaines pour le passage de l’électricité

 

 

L’eau de la gouttière sud…

 

Les drains fonctionnent correctement. Maintenant quand il pleut l’eau peut s’évacuer et le sol commence à bien sécher dans la partie ouest. C’est plus long dans la petite pièce car il n’y a pas de circulation d’air avec la seule fenêtre au sud.

 

 

 

 

 

 

Dans la partie est qui a bien séché depuis le printemps,  l’eau arrivant du nord est bien visible à chaque grosse pluie. Dès qu’elle rencontre le drain elle trouve le chemin  vers le puits. L’idéal serait de faire un drain à l’extérieur, ce qui éviterait à l’eau de passer sous le mur nord. C’est chez le voisin. et c’est une autre histoire…

 

 

 

 

 

 

 

 

La pièce enfin remise à nue

Les enduits sont enlevés, la cloison a été abattue car il est prévu de la décaler de 40 cm (d’un chevron) pour une petite salle d’eau plus confortable (1,50m de large sur environ 2,40). La surface de la pièce étant 28 m², il restera encore de la place !

Encore une surprise, la cloison était d’origine, de l’époque du placard (?). Toute en  terres cuites de 16×32. Alors, bien sûr, j’ai eu l’idée de les récupérer, ce qui a pris du temps. Il ne fallait plus tout abattre sans soin mais les récupérer sans les casser et commencer à enlever, à l’aide du petit piqueur,  l’épaisse couche de plâtre qui les recouvrait sur les 2 faces.  J’ai ainsi stocké environ 5 m², à côté des premières terres cuites récupérées au rez de chaussée. Elles sont, à part quelques unes, bien plates et utilisables, soit pour compléter les autres en jouant sur les formes et dimensions, soit pour une petite surface comme l’arrière cuisine ou le local technique…

Les terres cuites déblayées, reste à enlever quelques lames de parquet flottant, du plastique et de l’ OSB. Des traces d’humidité apparaissent sous l’OSB.

Pas de mauvaise surprise au-dessous, les terres cuites sont intactes. Il faudra juste reboucher le trou correspondant à la fixation du montant de la cloison. Et le sol, c’est pour plus tard, je veux d’abord m’occuper du plafond.

Après 2 bonnes heures de balayage, (équipée d’un masque), la pièce est « propre ».

Je peux maintenant construire. La peinture blanche est achetée, je vais préparer le plafond, c’est à dire le poncer rapidement  pour que la peinture accroche sans problème sur l’ancienne. Cette couche blanche a été passée à « l’arrache », avec de gros pâtons, des traces de gouttes, etc… Il ne s’agit pas de poncer pour obtenir une surface impeccablement lisse, mais que le résultat final soit correct.

Encore des heures d’effort, car si la surface de la pièce est 28 m², en « dépliant » le plafond, avec ses 15 chevrons, c’est une autre surface que je ne souhaite pas calculer.

La petite ponceuse vibrante est assez légère mais il ne m’en faut pas trop, je me fatigue vite, les bras en l’air. Peindre se fera aussi les bras en l’air, mais ce sera plus valorisant.

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