Construction

La dalle à la chaux et billes d’argile du RdC

Les 120 sacs de billes d’argile

 Samedi 27 et dimanche 28 octobre, réalisation de la dalle du RdC en chaux et billes d’argile. Les dates avaient été fixées longtemps à l’avance avec Monique Cerro et Romain Denisot qui encadrent le chantier participatif, la météo étant souvent relativement clémente à fin octobre. Perdu. C’est la première attaque de l’hiver. Mais cela n’a découragé aucun des participants.

Pour nous c’est une grande étape car enfin on va pouvoir attaquer l’aménagement intérieur. Malheureusement, je n’ai pas assez prévu de chaux et de billes d’argile. Il reste 9m² à terminer.

110m² de dalle sur 10 cm d’épaisseur, cela donne 11m3 de matière. Par prudence, j’ai prévu un peu plus, pour 12m3, soit  6m3 de sable (j’en ai fait rentrer12T), 120 sacs de 50l de billes d’argile (soit 6m3) et 120 sacs de chaux NHL5. On compte 1 sac de chaux et 10 seaux d’agrégats par m3. Pour un sac de chaux on a donc mis 5 seaux de sable et 5 seaux de billes d’argile. Il aurait fallu que je prenne 9 sacs de chaux et 9 sacs de billes d’argile en plus. Donc ce n’est pas 10% de marge qu’il aurait fallu prendre, mais 20%. Il semblerait qu’à certains endroits, on ait eu 15 cm à couler au lieu des 10 prévus. Pourtant, j’ai utilisé le niveau laser comme référence. J’avoue ne pas comprendre d’où vient l’erreur. Autre erreur de ma part, j’ai pris du sable 0/4 au lieu de sable à béton. Pourtant, Monique l’avait bien précisé, mais je n’ai pas percuté.  Heureusement qu’il y a les billes d’argile qui font un agrégat suffisamment épais et résistant.

Il va falloir organiser un petit chantier pour finir. Mais à 4 ou 5 on devrait y arriver en 1/2 journée.

 Samedi matin à 9h, accueil des 16 participants au chantier. Au départ on devait être 18, mais il y a eu des désistements de dernière minute, pour des raisons de santé et non à cause du froid. Il faut du monde car je me suis fait prêter une grosse bétonnière (1 sac de chaux et ce qui va avec) et j’ai loué une bétonnière encore plus grosse (2 sacs de chaux, 1 sac de billes d’agile et 10 seaux de sable), en plus de la mienne qui prend 1/2 sac de chaux.
Après le café de rigueur et les explications de Monique, répartition des tâches. 3 aux bétonnières avec 2 servants qui vont préparer les seaux de sable, couper en deux les sacs de chaux, ouvrir les sacs de billes d’argile, 5 aux brouettes et 6 à tirer la dalle. Une fois le rythme pris, ça avance assez rapidement, à tel point que le soir, vers 18h00, il reste moins du tiers de chaux et billes d’argile. On décide donc de réduire l’équipe prévue le dimanche.

 Avant de partir, pour empêcher la température de trop chuter à l’intérieur des pièces du RdC, on protège les baies avec de grands plastiques. Et on rajoute ce que l’on a sus la main pour isoler du mieux possible: les sacs de billes d’argile non encore utilisés et des bottes de paille que j’ai en stock et on met un radiateur à bain d’huile dans la grande pièce. Au matin, il fait 8° dans les pièces. Il fallait absolument éviter que la température descende en dessous de 5° pour que la chaux puisse bien faire sa carbonatation.

 Pour nourrir tout ce monde, Bernadette nous a prévu de super repas. Les conditions de la cuisinière et de ses aides sont assez spartiates. Lorsqu’on a vu que la météo annonçait des températures hivernales, Bernadette a renoncé à faire la cuisine sur place. Elle a tout préparé à la maison avant de venir sur le chantier. Mais il faut faire réchauffer le bœuf bourguignon et cuire les pâtes. Quand il n’y a que des plastiques aux fenêtres et que souffle le vent du nord, je peux vous assurer qu’il ne fait pas chaud pour faire la vaisselle. Heureusement, elle avait de l’aide. D’une part à la maison pour la préparation et d’autre part sur place pour le service et le rangement. Un merci tout particulier à Anne-Marie dont l’aide a été très précieuse.

 Dimanche, 11 personnes sur le chantier et à midi, tout était consommé. Plus de matière. Dommage pour les 9m² manquants car on aurait pu tout faire avant le déjeuner si j’avais eu la chaux et les billes. A 13h, après avoir nettoyé à fond et rangé tous les outils, nous sommes passés à table nettement plus décontractés que la veille. Pas besoin de se presser pour repartir travailler. Ces chantiers participatifs sont toujours l’occasion de faire de belles rencontres. On n’a pas toujours le temps d’approfondir les connaissances, mais que de discussions intéressantes. Il y aura d’autres chantiers participatifs encadrés, car la surface des murs à enduire est loin d’être négligeable. Des enduits terre-paille-chaux, des enduits chaux, des enduits terre. On ne sait pas encore avec précision ce qui va être fait sur tel ou tel mur, mais ce sera avec des enduits et non des doublages en placo.

Je me rends compte que je n’ai pas pris de photos des groupes ni de la dalle finie. Erreur encore de ma part. J’essaierai de me rattraper samedi sur le petit chantier pour finir la dalle. Mais Monique y a pensé. Vous pouvez le voir sur son blog

cheminées suite et fin

cheminée avec enduit

Voilà enfin les cheminées finies, avec le solin, et l’enduit. Tout ne s’est pas fait dans la foulée car nous avions convenu avec le couvreur, lorsqu’il a fait la toiture, il y a un an et demi qu’il ferait les abergements et les solins. Il y a donc eu 3 étapes : la construction des cheminées, puis plus de 2 semaines plus tard le zingueur , et enfin à nouveau 2 semaine plus tard, le maçon à nouveau pour l’enduit.
Franchement, ça change d’avoir des cheminées. Et on va peut-être pouvoir en utiliser une cet hiver, de manière transitoire pour mettre un poêle dans la grande pièce si l’on a besoin d’y travailler.

Electricité 1ère étape

les gaines électriques dans la grande salle

Un des deux Gérard était électricien de métier et il a installé l’électricité dans à peu près 400 maisons. Il est venu m’aider à tirer les gaines électriques. Impressionnant. J’avais préparé un schéma spécifiant où nous voulons prises, interrupteurs, lampes, internet, les prises télé. A partir de là, il a tiré les gaines en définissant quels fils allaient passer par telle gaine et comme il en met plusieurs dans chaque gaine, il gagne des dizaines de mètres de gaine par rapport à ce que j’aurais fait. Tout a été tiré en 1 jour et demi. Il m’aurait fallu plus d’une semaine si j’avais tout fait tout seul. Et il a tout le schéma dans sa tête. Lorsqu’on tirera les fils, après le coulage de la dalle, il saura exactement quels fils tirer dans quelle gaine.

Par contre, j’ai été surpris qu’il n’utilise pas de gaines vertes pour ce qui sera internet, téléphone, et télévision. Pour lui, ça n’apporte rien que des dépenses supplémentaires car ces gaines vertes coûtent plus cher et au bout du compte, elles seront noyées dans la dalle (sous la dalle en fait) et bien malin qui pourra voir la couleur.Les buses sur la photo servent uniquement à peser sur les fils pour les tenir en place en attendant que je mette des plots de chaux-paille.Les tuyaux blancs que vous voyez sont pour l’aspiration centralisée. Il y aura 6 points d’aspiration dans la maison, plus un septième dans l’atelier.

les cheminées

Enfin, il va y avoir des cheminées. Deux exactement. Une à la place de l’ancienne cheminée que nous avions été obligés de démonter car les briques qui devaient reposer sur le pisé étaient dans le vide, ce qui fait que la cheminée reposait sur 3 côtés au lieu de 4, et ce qui explique les tâches d’humidité goudroneuse que l’on trouve à l’étage, sur le plafond et sur les briques de la cheminée.

le nouveau conduit posé sur l’ancien

Lorsque j’avais démonté la vieille cheminée, je n’arrivais pas à m’arrêter d’enlever des rangs de briquettes. A chaque nouveau rang, après avoir enlevé le lit de chaux, les briquettes s’ébranlaient et je ne pouvais pas laisser çà dans cet état. A force, j’ai décidé de laisser le lit de chaux au dessous du dernier rang enlevé et de consolider le tout avec un enduit chaux neuf, et sur la photo, on voit d’une part les coulures de goudron et l’enduit chaux de consolidation de la cheminée. les conduits ont l’air de ne pas être à la verticale, mais je peux vous assurer que maintenant que la cheminée est finie, le conduit est bien vertical. Je n’ai pas pris de photos des cheminées finies. Enfin presque  finies car on attend le zingueur qui doit faire le solin autour de la base des cheminées, pour assurer l’étanchéité, et le maçon reviendra après la pose du solin pour faire les enduits. Malheureusement, le zingueur est pris et il m’annonce au moins 2 semaines de délai. Avec les pluies qui sont annoncées, espérons que les plastiques posés en attendant tiendront le coup. Je suis monté voir hier sur le toit, et ça a l’air de jouer son rôle. 

Pour la deuxième cheminée, il a fallu poser des ferrailles sur les chevrons de façon à avoir une base de départ solide. Le conduit de cheminée en brique ne démarre pas à partir du RdC, mais directement dans les combles. Le tuyau de poêle en inox partira du RdC, traversera l’étage avant de se glisser dans le conduit de cheminée en brique, dans les combles.Les tuyaux inox de maintenant sont isolés de façon à éviter tout risque de brûlure, et ils ont un effet décoratif.  Espérons qu’il y aura un bon tirage.

Hérisson – 2ème étape – les tuiles concassées

Pierre et Vincent sont revenus m’aider pour étaler les tuiles sur les gros cailloux. C’est un peu moins dur que pour les cailloux. Comme expliqué précédemment, j’ai roulé sur les tuiles avec la minipelle pour les écraser . Il reste quelques morceaux un peu gros, mais avec la massette, lorsqu’on les voit, c’est rapide. J’ai encore utilisé la minipelle pour charger les tuiles sur la remorque et je les ai déversées dans la cour, sur un vieux lino, juste devant la grande pièce. Là, c’est assez facile de charger les seaux et d’aller déverser directement dans les pièces. Le poids d’un seau de tuiles est inférieur à celui d’un seau de cailloux et les distances sont courtes.

Les tuiles concassées étalées + les fils de niveau de finition du hérisson

On voit sur la photo que les cailloux ne sont quasiment plus visibles. On voit aussi les fils blancs qui me serviront de repères pour étaler le gravier. C’est le niveau fini du hérisson. Et enfin, on voit que le soleil commence à bien entrer dans la pièce du bas. Lorsqu’elle sera finie, avec des terres cuites claires et des enduits de couleur claire, cette pièce sera très lumineuse. 

A la fin de la journée, il ne reste plus qu’un petit tas de tuiles qui servira pour le seuil d’entrée, car cette petite partie n’est toujours pas décaissée.C’est quand même plus facile de faire entrer les brouettes en ayant le sol dans l’entrée que de mettre des planches à cet endroit. Après le coulage de la dalle prévu le dernier WE d’octobre (avis aux amateurs, nous recrutons des volontaires), je m’occuperai de ce seuil. Quelques terres cuites à récupérer, mais vraiment très peu car beaucoup sont cassées ou remplacées par du ciment, de la terre à décaisser, et après, les mêmes étapes que pour le reste, cailloux, tuiles, gravier, dalle à la chaux.

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