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Chantier Formation Oïkos

Voilà, après plusieurs semaines où j’ai passé du temps à préparer le chantier, il a commencé.

montage de la cloison de la chambre 2Le matin, Arnaud Mounier (sté Coteco), animateur dans l’association Oïkos, a présenté les techniques qui allaient être utilisées et jusqu’en fin de journée, les stagiaires ont avancé plutôt lentement le montage des cloisons. Mais c’est comme ça à chaque début de stage : il faut s’approprier les techniques, bien regarder, vérifier que l’on fait bien, avant d’être pleinement opérationnel. Donc pose des lisses basses en s’alignant sur les lisses hautes que j’avais posées (il le fallait pour passer l’électricité par les combles avant de faire l’isolation par les combles (je rappelle : 48 cm de ouate de cellulose soufflée). Ensuite les montants verticaux et surtout, on commence par poser la porte, en faisant bien attention au niveau du sol. J’ai découvert lorsque j’ai posé les cloisons de notre chambre qu’il y avait 1,5cm de différence de niveau entre le début du plancher, vers le seuil, jusqu’au bout de la cloison est-ouest. On est à plus de 2 cm au niveau de la porte de la chambre 2. Ça va me compliquer la tâche lorsque je vais avoir à poser le plancher final car il faudra mettre des cales de plus en plus épaisses pour rattraper le niveau, mais d’un autre côté, plus il y a de hauteur, plus il y aura d’isolant phonique, meilleure sera l’isolation phonique entre étage et RdC.

Découpe du fermacellAprès la pose de la porte et des premiers montants, Arnaud a montré la découpe des plaques de fermacell. Il utilise une scie plongeante sur rail. Un guidage parfait avec une profondeur de coupe réglable. Il pose tjs la plaque à découper sur une autre. Une fois passé la scie, il n’y a aucune marque sur la plaque du dessous. Vraiment une très belle découpe.

J’en ai appris sur la technique. J’aurais dû suivre un stage de pose de fermacell. Je me compliquais la vie et j’avais nettement plus de pertes que lui. Normal, c’est un vrai pro et on sent qu’il aime transmettre son savoir et guider ceux qui le souhaitent pour qu’ils fassent du beau travail.

Le premier soir, on était un tout petit peu déçu par le niveau d’avancement du chantier, mais le lendemain matin, Arnaud et Romain (intervenant en tant que salarié d’Oïkos), étaient là à 7h15 pour avancer un peu la pose des panneaux de fermacell avant la venue des stagiaires, et aussi pour préparer la machine à insuffler la ouate humide.

la cloison de la chambre 2 et la porte de la SdBA l’arrivée des stagiaires, tout était prêt pour la projection de ouate. Après une démonstration, chaque stagiaire a pris le tuyau pour projeter la ouate entre les montants. Comme j’avais fait la cloison de notre chambre, il y avait toute la surface à utiliser pour l’entrainement. Je n’ai pas pris de photo car il y a trop de poussière pour que l’on voit quoi que ce soit de publiable. Pendant ce temps-là, une équipe (ils ont tourné, ce n’étaient pas tjs les mêmes) continuait à monter les cloisons. A la fin de la journée, les deux cloisons de la chambre 2 étaient finies, l’insufflation terminée dans tous les caissons disponibles, et on le voit sur cette photo, la porte de la salle de bain était posée. Il me restera à monter la cloison entre placard du fond et salle de bain, ainsi que le petit placard vers l’entrée de la salle de bain. Et bien sûr, à poser la seconde face des cloisons lorsque la ouate sera sèche, dans une ou deux semaines.

A la fin de ce chantier de deux jours, nous étions bien émus, Bernadette et moi, de voir l’avancement du chantier. On voit vraiment, maintenant, la composition de l’étage, ce ne sont plus uniquement des traits au sol, mais bel et bien des pièces cloisonnées. Cette équipe de 14 stagiaires bien encadrés nous a fait gagner plusieurs semaines de travail.

Demain et après-demain, ils continueront à nous aider en faisant du Terre-Paille-Chaux et des enduits de finition sous la houlette de Monique et Romain. Je ferai un autre article pour présenter ce chantier.

préparatifs du prochain chantier plus cloisons de notre chambre

Depuis l’isolation des combles, j’ai d’abord commencé à monter les cloisons des WC et de notre chambre. En fait, j’ai surtout monté les portes et nous avons reçu la visite de Monique pour préparer le chantier mené par Oïkos   qui est une association faisant la promotion et assurant des formations aux techniques de construction et rénovation écologiques. Dans le cadre d’une session de formation, ils ont besoin de maisons où mettre en pratique la théorie vue au cours de la session. Ils vont donc venir, pendant deux jours, monter des cloisons à l’étage (ou plus exactement, une face des cloisons), faire de la projection de ouate de cellulose humide pour isolation phonique, et pendant deux autres jours, faire des enduits Terre-Paille-Chaux et des enduits de finition.

Donc, lorsque Monique est venue, on a défini sur quels murs serait fait le TPC et sur lesquels sera fait de l’enduit de finition. Et pour faire ces derniers, il fallait que je prépare mes murs, en bouchant les trous, en aplanissant le mur et surtout en le redressant car les murs vont en se rétrécissant vers le haut. J’ai donc arrêté le montage des cloisons de notre chambre et du WC attenant (non la porte n’est pas dans notre chambre mais bien dans le couloir), et j’ai fait du TPC. J’y ai passé quelques jours. Il me fallait faire ça en priorité pour que les enduits aient le temps de sécher avant le chantier de la semaine prochaine.

Cloisons de notre chambre

Cloisons de notre chambre vu de l’extérieur

Maintenant, j’ai repris le montage des cloisons et j’ai même terminé les cloisons de notre chambre, mais pas celles des WC. La raison est simple: je suis allé acheter 30 plaques de Fermacell en 150×100 chez Sainbiose, et j’en ai utilisé 4 pour finir la cloison de notre chambre Il en reste donc 26. Normalement, ça devrait être largement suffisant pour le chantier Oïkos, mais je ne voudrais pas en manquer. J’aurais bien pris plus de plaques, mais je suis limité par le PTAC de ma remorque. J’ai droit à 680kg maxi. Et je les atteins presque avec les 30 plaques. Normalement, il me faudra faire deux autres voyages pour acheter de quoi finir totalement mes cloisons.

Sur la photo, on voit bien que je n’ai fait qu’une face de la cloison. Avant de poser l’autre face, il faut que je finisse de tirer l’électricité et surtout, que j’isole phoniquement. Il est fort probable que le formateur profite que ces cloisons sont montées pour faire de la projection de ouate. Mais là où ce ne sera pas fait, je mettrai de la laine de bois.

Pour le chantier, j’ai aussi (ou plus exactement, nous avons) tamisé du sable. Je rappelle que lorsque nous avons fait poser la cuve de récupération des eaux de pluie, en dessous de la couche de 1,5m de glaise, il y avait du sable très fin. Depuis près de 3ans, ça fait un gros tas dans le jardin, et nous allons seulement commencer à l’utiliser. Nous le tamisons pour enlever les impuretés, et une fois tamisé, on dirait du sable des iles paradisiaques. Il y en a un big bag presque plein (soit un peu plus d’une tonne).
Nous avons aussi tamisé de la terre. Et cette terre, c’est celle qui vient de toutes les ouvertures et suppression de cloisons non porteuses. Il faut d’abord l’écraser car les morceaux sont assez gros, puis une fois écrasée, il faut la tamiser. Avant de le faire, je ne pensais pas qu’il y avait autant de cailloux dans le pisé. J’avais l’impression qu’il y avait de la terre et rien d’autre. Mais non, c’est bien caillouteux. J’en ai deux grosses poubelles, soit près de 150kg. Normalement, il devrait y en avoir assez pour les enduits de finition.

Les deux, sable et terre, sont tamisés pour les enduits de finition qui sont peu épais.
La suite, après le chantier de la semaine prochaine, lorsque j’aurai du courage pour écrire un article. Le soir, je suis passablement fatigué et je n’ai pas trop envie d’écrire des articles.

 

 

premiers emménagements + VMC

Le salon en place

Le salon en place

Ça y est, enfin. Moins d’une semaine avant Noël, nous avons mis en place salon et salle à manger à leur place définitive. Certes, les murs ne sont pas finis, mais le sol est complètement terminé, avec les terres cuites huilées. Tout le monde trouve que ça rend bien. Ça nous a pris du temps, mais ça valait le coup. Et qu’est-ce qu’on est bien, le soir, bien au chaud, à lire au salon.
Nous avons aussi pu recevoir les enfants. Là encore, les murs ne sont pas terminés, mais les deux couples ont pu chacun bénéficier d’une chambre. Nous étions 10 à table et il restait de la place dans la pièce pour ne pas empiéter sur le salon et les enfants ont vraiment trouvé que cette grande pièce est bien confortable et qu’il est agréable de s’y retrouver. Lorsque j’aurai fini avec les combles, je m’attaquerai aux chambres. Il serait temps de finir les murs. Et il faudra aussi que j’installe une vraie salle de bain. Pour l’instant, la salle d’eau aménagée (de bric et de broc) est celle de la chambre du bas. Il faut donc traverser cette chambre pour y accéder. C’est gênant pour ceux qui y dorment.

J’ai installé, après le nouvel an, la VMC double flux dans les combles. J’ai utilisé des tuyaux PEHD, permettant d’insuffler de l’air « non pollué ». Au départ, j’avais prévu de mettre des tuyaux PVC dans les parties encastrées, et des tuyaux alu (accordéon) pour les parties aériennes. Mais Bernadette a lu des documents recommandant plutôt des tuyaux PEHD qui sont de qualité « alimentaire », de façon à éviter le plus possible l’insufflation de polluants. J’avais même encastré un tuyau PVC et il avait été recouvert de Terre-Paille-Chaux, lors du chantier de mars dernier. Mais Bernadette me l’a fait enlever. J’ai eu du mal à m’y résoudre car je n’aime pas défaire ce que j’ai déjà fait. Mais ce que femme veut ….. La VMC que j’ai retenue (Nilan 150) a le même type de coffrets répartiteur pour l’aspiration et l’insufflation (mais le sens est bien sûr inversé). J’ai donc utilisé aussi les tuyaux PEHD de 75mm pour les parties aériennes de l’aspiration. Les parties encastrées dans les murs en pisé sont et resteront en PVC. Dans une VMC DF, l’air aspiré dans les pièces telles que cuisine, WC, SdB et donc chaud n’est pas mélangé à l’air venant de l’extérieur. Dans l’échangeur, l’air chaud transmets une partie de ses calories à l’air entrant, ce qui fait que l’air insufflé est moins froid que l’air extérieur. Mais pour que l’effet soit maximum, il faut qu’il y ait une bonne étanchéité à l’air.

La VMC  est installée dans les combles perdus. Les tuyaux seront recouverts de ouate de cellulose (48cm pour une couche finale de 40cm une fois qu’elle se sera tassée). Par contre, il va falloir que je fasse un caisson recouvert de laine de bois pour isoler le caisson. Mais je verrai ça lorsque j’aurai du temps.

La prochaine étape: mettre les lisses hautes des cloisons de l’étage, tirer l’électricité pour l’étage en passant par les combles, faire l’étanchéité à l’air des combles, ou plus exactement, empêcher que l’air des combles ne passe dans la maison. Et enfin, insufflation de la ouate de cellulose. Je ferai faire ça par une entreprise pour avoir droit aux crédits d’impôts, aux primes éco-énergie. Et pour ce type de travaux, la TVA est à 5.5% .

Le poêle est installé

le poêle dans le salon

le poêle dans le salon

Les choses avancent, même si ça ne va pas aussi rapidement qu’on le souhaiterait. Cette semaine, le poêle que l’on avait réservé en juin vient d’être installé. En juin, nous avons profité des soldes pour aller choisir le poêle. Nous n’avons pas hésité longtemps, car dans cette grande pièce, il faut un grand poêle. Pourquoi avoir attendu début décembre pour l’installer ? C’est simple, il fallait attendre que le sol soit prêt. Or les terres cuites ont été posées fin septembre et il fallait que la chape et les terres cuites soient suffisamment sèches pour pouvoir mettre un gros poids sur le sol.
Il y a un très bon tirage car au moment de faire l’isolation par l’extérieur, côté nord, j’ai percé le mur pour faire passer une gaine qui amène l’air dans le poêle. Les installateurs nous ont demandé si on voulait que le tuyau d’arrivée d’air soit relié au poêle ou si on le laissait tel quel, çàd sortant du mur. Je ne comprends pas qu’aujourd’hui on puisse encore poser une telle question. Il faut rendre les maisons le plus étanches possible à l’air et on ferait rentrer l’air directement dans la pièce !!! Nous avions justement sélectionné un poêle qui pouvait être utilisé dans les maisons étanches. Tous n’ont pas une entrée d’air directe prévue. Il y en  a encore beaucoup où le poêle prend l’air de la maison. C’est bien dans une maison passoire, mais pas dans ce que nous essayons d’obtenir.

Pour l’instant, on s’occupe des terres cuites du salon et ce weekend, on devrait huiler une moitié de la pièce. Lorsque toute la pièce sera finie, je m’attaquerai à la VMC double flux que je suis allé chercher aujourd’hui. Un sacré chantier en perspective !!

terres cuites dans l’entrée

Une fois la grande salle nettoyée, on s’est attaqué à la suite de la pose des terres cuites. Tout d’abord dans le petit couloir menant au WC, puis aux WC eux-mêmes et au placard. Et enfin à l’entrée.

L'entrée et le seuil avec la grande pièce

L’entrée et le seuil avec la grande pièce

Bernadette a préparé, la veille, les terres cuites en les positionnant à blanc pour prendre les mesures de la pose en diagonale et pour couper les demies terres cuites sur les bords. Le matin même, on a pris le temps nécessaire pour tirer le trait marquant le centre et l’axe du 1er carreau. Et il a fallu toute la journée pour poser ces 2m². Aligner les carreaux alors que la pose se fait en diagonale n’est pas si facile que ça. Au tout début du projet concernant les terres cuites dans les grandes pièces, on avait envisagé la possibilité de les faire en diagonale. Monique nous l’avait déconseillé dans le cadre d’un chantier participatif. Eh bien, elle avait 100 fois raison. Heureusement que nous avons eu la sagesse d’y renoncer et de se contenter de le faire dans l’entrée.

Entre l’entrée et la grande pièce, mais ce sera aussi le cas entre l’entrée et la chambre à gauche, Bernadette a dessiné une frise pour le seuil, le même que les seuils des portes fenêtres. Ça n’a l’air de rien, mais il y a des heures de découpe des terres cuites. Car il s’agit des mêmes terres cuites mais découpées suivant les dimensions requises.

On avait tellement l’habitude de descendre lorsqu’on rentrait dans la maison par la porte d’entrée qu’on a encore le réflexe de descendre. Le pied se pose un peu fort, mais dans quelques jours on s’y sera bien fait.

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