Projet

Fin des VRD

Comme nous devons mettre la caravane dans la cour début avril, il y a des travaux à faire impérativement avant cette date. La toiture de l’annexe en fait partie et ça devrait se faire très prochainement. Mais avant la toiture, il faut finir les VRD car, entre autres contraintes, les futures gouttières de la toiture doivent arriver dans un regard et l’eau être rejetée dans le puits.

Mais comme tout est lié, il faut poser le drain côté sud-est sous le PVC de la gouttière  Et il faut aussi pouvoir reboucher le trou qui se trouve à côté du compteur d’eau, car la caravane sera juste au dessus de ce trou. Et ce trou a été gardé car je veux dériver l’arrivée d’eau du voisin. Nous avons une servitude liée à cette arrivée d’eau. Au début, tout ne faisait partie que d’une seule propriété. Le propriétaire est donc passé par la cour pour alimenter le cuvage. Lorsque la propriété a été divisée, la servitude a été créée. Mais le tuyau, tel qu’il est placé nous empêchera de planter un arbre dans la cour, les racines devant obligatoirement être à plus de 2 m du moindre tuyau. Lorsque j’ai fait faire le raccordement du tout à l’égout, on a passé un nouveau plymouth le long du tuyau et on a laissé le trou juste à côté du regard du compteur d’eau pour pouvoir faire le raccordement. Cette fois-ci, on a fait une tranchée pour trouver l’autre bout du tuyau et faire le raccordement. Un regard de plus dans la cour.

Il y a aussi les gaines et tuyaux pour l’atelier. Depuis le temps que la tranchée est ouverte, il faut en finir.  Reste aussi à passer de l’autre côté du mur de la propriété les gaines pour électricité, réseaux et sonnette. Je vais essayer de faire arriver les lignes en souterrain plutôt qu’en aérien. Peut-être que je n’arriverai pas à tout avoir en enterré, mais ce qui le sera dénaturera un peu moins le paysage.

Comme il y a urgence, j’ai trouvé deux retraités  qui m’ont rendu le service de faire ces VRD. C’est possible car j’ai la minipelle ainsi que compresseur et marteaux piqueurs pour passer sous les murs.

Ils ont fait en 4 jours ce qui m’aurait pris 1 mois. On voit que c’était leur métier lorsqu’ils étaient dans la vie active. Ils sont heureux de faire ce type de travail car ça leur rappelle a période active et ça les sort de chez eux.

Je n’ai malheureusement pas pris de photos car j’étais à l’intérieur.

En plus de la cour, ils ont aussi mis en place les gaines et tuyaux dans le jardin. Et ils ont fait un puits perdu pour le trop-plein de la cuve de récupération des eaux pluviales. La gaine permettra d’amener l’électricité au hangar qui sera probablement transformé en garage un jour. Le tuyau, permettra d »amener l’eau de récupération des eaux de pluie au jardin, sans être obligé, comme aujourd’hui, d’avoir un très long tuyau d’arrosage.

Pour le trop-plein, j’envisageais initialement de le faire revenir au puits, mais c’était assez compliqué avec des passages sous le mur séparant jardin et cour et il y avait une histoire de pente limite. Lorsqu’on avait posé la cuve, on avait vu que sous 1,20m d’argile, il y a un sable très fin. On a donc décidé d’aller rejeter le trop plein dans ce sable.  Un trou profond de plus de 2,50m, dont un peu plus d’un mètre de sable. On met des gros graviers au fond, on amène le PVC dans ces graviers et on remet des graviers de façon à ce que le PVC soit bien protégé par ces graviers. Un bidim par dessus pour éviter que la terre ne vienne boucher ce « drain » et on remet la terre par dessus. On ne le voit donc plus et on pourra planter de la pelouse par dessus.

 

Un gros chantier de terminé. Il ne me reste plus qu’à dégager l’ancien cochonier qui va servir comme local à granulés et lorsque ce sera fait, je vendrai la minipelle. J’espère que ce sera vite le cas car c’est la bonne période pour vendre la minipelle.

Fin de dalle

les hommes aux bétonnières et brouettes

 Ce samedi matin, Caroline, Pierre-Yves, Élise et Marc-Antoine sont venus m’aider à finir les 11,39m² qui restaient à faire. Pour qu’ils puissent venir, Bernadette a fait la nounou et a gardé 4 jeunes enfants.

Lors de ma 1ère commande de chaux, j’avais pris 120 sacs, ce qui fait exactement 3 palettes. En retournant chez mon fournisseur, j’ai découvert qu’il n’en avait pas commandé un sac de plus. Heureusement, chez Sainbiose , ils en avaient en stock. Mais c’était limite. Il m’en fallait 13 sacs et il leur en restait 15.

Les filles à tirer la dalle

 Début effectif du chantier à 9h45, après café et croissant (faut ce qu’il faut). Et ça n’a pas trainé. Les filles savaient exactement ce qu’elles avaient à faire car ce n’était pas la 1ère fois qu’elles tiraient une dalle. Quant aux garçons, on n’a pas chômé, et à peine une bétonnière était-elle prête que Pierre-Yves allait la verser. A 11h30, tout était fini. On avait même nettoyé les outils qui ne servaient plus. Franchement, je pensais qu’il n’y aurait pas de problème pour couler les 11,39m² dans la matinée, mais je pensais plutôt qu’on allait terminer vers 13h et non à 11h30.

la partie brillante correspond au travail de ce matin, plus le seuil de l’escalier

 A un moment, j’ai commencé à me demander si j’allais avoir assez de chaux et de billes d’argile. Et bien, ce fut juste. Il reste un peu moins d’un demi sac de chaux. Ouf !! Et j’avais pris un sac de plus que ce qu’avaient donné les calculs. 

A midi, après avoir fini de nettoyer tous les outils, on était à la maison, ce qui a permis aux jeunes parents de faire manger leurs enfants. Encore une fois, Bernadette nous a régalés.  

 

Lors du précédent article, je n’avais pas de photo de la dalle de la grande salle. En voilà une. Ça fait vraiment plaisir d’avoir un sol dur sur lequel on peut marcher et mettre un escabeau sans risquer de basculer.

La dalle à la chaux et billes d’argile du RdC

Les 120 sacs de billes d’argile

 Samedi 27 et dimanche 28 octobre, réalisation de la dalle du RdC en chaux et billes d’argile. Les dates avaient été fixées longtemps à l’avance avec Monique Cerro et Romain Denisot qui encadrent le chantier participatif, la météo étant souvent relativement clémente à fin octobre. Perdu. C’est la première attaque de l’hiver. Mais cela n’a découragé aucun des participants.

Pour nous c’est une grande étape car enfin on va pouvoir attaquer l’aménagement intérieur. Malheureusement, je n’ai pas assez prévu de chaux et de billes d’argile. Il reste 9m² à terminer.

110m² de dalle sur 10 cm d’épaisseur, cela donne 11m3 de matière. Par prudence, j’ai prévu un peu plus, pour 12m3, soit  6m3 de sable (j’en ai fait rentrer12T), 120 sacs de 50l de billes d’argile (soit 6m3) et 120 sacs de chaux NHL5. On compte 1 sac de chaux et 10 seaux d’agrégats par m3. Pour un sac de chaux on a donc mis 5 seaux de sable et 5 seaux de billes d’argile. Il aurait fallu que je prenne 9 sacs de chaux et 9 sacs de billes d’argile en plus. Donc ce n’est pas 10% de marge qu’il aurait fallu prendre, mais 20%. Il semblerait qu’à certains endroits, on ait eu 15 cm à couler au lieu des 10 prévus. Pourtant, j’ai utilisé le niveau laser comme référence. J’avoue ne pas comprendre d’où vient l’erreur. Autre erreur de ma part, j’ai pris du sable 0/4 au lieu de sable à béton. Pourtant, Monique l’avait bien précisé, mais je n’ai pas percuté.  Heureusement qu’il y a les billes d’argile qui font un agrégat suffisamment épais et résistant.

Il va falloir organiser un petit chantier pour finir. Mais à 4 ou 5 on devrait y arriver en 1/2 journée.

 Samedi matin à 9h, accueil des 16 participants au chantier. Au départ on devait être 18, mais il y a eu des désistements de dernière minute, pour des raisons de santé et non à cause du froid. Il faut du monde car je me suis fait prêter une grosse bétonnière (1 sac de chaux et ce qui va avec) et j’ai loué une bétonnière encore plus grosse (2 sacs de chaux, 1 sac de billes d’agile et 10 seaux de sable), en plus de la mienne qui prend 1/2 sac de chaux.
Après le café de rigueur et les explications de Monique, répartition des tâches. 3 aux bétonnières avec 2 servants qui vont préparer les seaux de sable, couper en deux les sacs de chaux, ouvrir les sacs de billes d’argile, 5 aux brouettes et 6 à tirer la dalle. Une fois le rythme pris, ça avance assez rapidement, à tel point que le soir, vers 18h00, il reste moins du tiers de chaux et billes d’argile. On décide donc de réduire l’équipe prévue le dimanche.

 Avant de partir, pour empêcher la température de trop chuter à l’intérieur des pièces du RdC, on protège les baies avec de grands plastiques. Et on rajoute ce que l’on a sus la main pour isoler du mieux possible: les sacs de billes d’argile non encore utilisés et des bottes de paille que j’ai en stock et on met un radiateur à bain d’huile dans la grande pièce. Au matin, il fait 8° dans les pièces. Il fallait absolument éviter que la température descende en dessous de 5° pour que la chaux puisse bien faire sa carbonatation.

 Pour nourrir tout ce monde, Bernadette nous a prévu de super repas. Les conditions de la cuisinière et de ses aides sont assez spartiates. Lorsqu’on a vu que la météo annonçait des températures hivernales, Bernadette a renoncé à faire la cuisine sur place. Elle a tout préparé à la maison avant de venir sur le chantier. Mais il faut faire réchauffer le bœuf bourguignon et cuire les pâtes. Quand il n’y a que des plastiques aux fenêtres et que souffle le vent du nord, je peux vous assurer qu’il ne fait pas chaud pour faire la vaisselle. Heureusement, elle avait de l’aide. D’une part à la maison pour la préparation et d’autre part sur place pour le service et le rangement. Un merci tout particulier à Anne-Marie dont l’aide a été très précieuse.

 Dimanche, 11 personnes sur le chantier et à midi, tout était consommé. Plus de matière. Dommage pour les 9m² manquants car on aurait pu tout faire avant le déjeuner si j’avais eu la chaux et les billes. A 13h, après avoir nettoyé à fond et rangé tous les outils, nous sommes passés à table nettement plus décontractés que la veille. Pas besoin de se presser pour repartir travailler. Ces chantiers participatifs sont toujours l’occasion de faire de belles rencontres. On n’a pas toujours le temps d’approfondir les connaissances, mais que de discussions intéressantes. Il y aura d’autres chantiers participatifs encadrés, car la surface des murs à enduire est loin d’être négligeable. Des enduits terre-paille-chaux, des enduits chaux, des enduits terre. On ne sait pas encore avec précision ce qui va être fait sur tel ou tel mur, mais ce sera avec des enduits et non des doublages en placo.

Je me rends compte que je n’ai pas pris de photos des groupes ni de la dalle finie. Erreur encore de ma part. J’essaierai de me rattraper samedi sur le petit chantier pour finir la dalle. Mais Monique y a pensé. Vous pouvez le voir sur son blog

cheminées suite et fin

cheminée avec enduit

Voilà enfin les cheminées finies, avec le solin, et l’enduit. Tout ne s’est pas fait dans la foulée car nous avions convenu avec le couvreur, lorsqu’il a fait la toiture, il y a un an et demi qu’il ferait les abergements et les solins. Il y a donc eu 3 étapes : la construction des cheminées, puis plus de 2 semaines plus tard le zingueur , et enfin à nouveau 2 semaine plus tard, le maçon à nouveau pour l’enduit.
Franchement, ça change d’avoir des cheminées. Et on va peut-être pouvoir en utiliser une cet hiver, de manière transitoire pour mettre un poêle dans la grande pièce si l’on a besoin d’y travailler.

Electricité 1ère étape

les gaines électriques dans la grande salle

Un des deux Gérard était électricien de métier et il a installé l’électricité dans à peu près 400 maisons. Il est venu m’aider à tirer les gaines électriques. Impressionnant. J’avais préparé un schéma spécifiant où nous voulons prises, interrupteurs, lampes, internet, les prises télé. A partir de là, il a tiré les gaines en définissant quels fils allaient passer par telle gaine et comme il en met plusieurs dans chaque gaine, il gagne des dizaines de mètres de gaine par rapport à ce que j’aurais fait. Tout a été tiré en 1 jour et demi. Il m’aurait fallu plus d’une semaine si j’avais tout fait tout seul. Et il a tout le schéma dans sa tête. Lorsqu’on tirera les fils, après le coulage de la dalle, il saura exactement quels fils tirer dans quelle gaine.

Par contre, j’ai été surpris qu’il n’utilise pas de gaines vertes pour ce qui sera internet, téléphone, et télévision. Pour lui, ça n’apporte rien que des dépenses supplémentaires car ces gaines vertes coûtent plus cher et au bout du compte, elles seront noyées dans la dalle (sous la dalle en fait) et bien malin qui pourra voir la couleur.Les buses sur la photo servent uniquement à peser sur les fils pour les tenir en place en attendant que je mette des plots de chaux-paille.Les tuyaux blancs que vous voyez sont pour l’aspiration centralisée. Il y aura 6 points d’aspiration dans la maison, plus un septième dans l’atelier.

Mots-clefs