préparatifs du prochain chantier plus cloisons de notre chambre

Depuis l’isolation des combles, j’ai d’abord commencé à monter les cloisons des WC et de notre chambre. En fait, j’ai surtout monté les portes et nous avons reçu la visite de Monique pour préparer le chantier mené par Oïkos   qui est une association faisant la promotion et assurant des formations aux techniques de construction et rénovation écologiques. Dans le cadre d’une session de formation, ils ont besoin de maisons où mettre en pratique la théorie vue au cours de la session. Ils vont donc venir, pendant deux jours, monter des cloisons à l’étage (ou plus exactement, une face des cloisons), faire de la projection de ouate de cellulose humide pour isolation phonique, et pendant deux autres jours, faire des enduits Terre-Paille-Chaux et des enduits de finition.

Donc, lorsque Monique est venue, on a défini sur quels murs serait fait le TPC et sur lesquels sera fait de l’enduit de finition. Et pour faire ces derniers, il fallait que je prépare mes murs, en bouchant les trous, en aplanissant le mur et surtout en le redressant car les murs vont en se rétrécissant vers le haut. J’ai donc arrêté le montage des cloisons de notre chambre et du WC attenant (non la porte n’est pas dans notre chambre mais bien dans le couloir), et j’ai fait du TPC. J’y ai passé quelques jours. Il me fallait faire ça en priorité pour que les enduits aient le temps de sécher avant le chantier de la semaine prochaine.

Cloisons de notre chambre

Cloisons de notre chambre vu de l’extérieur

Maintenant, j’ai repris le montage des cloisons et j’ai même terminé les cloisons de notre chambre, mais pas celles des WC. La raison est simple: je suis allé acheter 30 plaques de Fermacell en 150×100 chez Sainbiose, et j’en ai utilisé 4 pour finir la cloison de notre chambre Il en reste donc 26. Normalement, ça devrait être largement suffisant pour le chantier Oïkos, mais je ne voudrais pas en manquer. J’aurais bien pris plus de plaques, mais je suis limité par le PTAC de ma remorque. J’ai droit à 680kg maxi. Et je les atteins presque avec les 30 plaques. Normalement, il me faudra faire deux autres voyages pour acheter de quoi finir totalement mes cloisons.

Sur la photo, on voit bien que je n’ai fait qu’une face de la cloison. Avant de poser l’autre face, il faut que je finisse de tirer l’électricité et surtout, que j’isole phoniquement. Il est fort probable que le formateur profite que ces cloisons sont montées pour faire de la projection de ouate. Mais là où ce ne sera pas fait, je mettrai de la laine de bois.

Pour le chantier, j’ai aussi (ou plus exactement, nous avons) tamisé du sable. Je rappelle que lorsque nous avons fait poser la cuve de récupération des eaux de pluie, en dessous de la couche de 1,5m de glaise, il y avait du sable très fin. Depuis près de 3ans, ça fait un gros tas dans le jardin, et nous allons seulement commencer à l’utiliser. Nous le tamisons pour enlever les impuretés, et une fois tamisé, on dirait du sable des iles paradisiaques. Il y en a un big bag presque plein (soit un peu plus d’une tonne).
Nous avons aussi tamisé de la terre. Et cette terre, c’est celle qui vient de toutes les ouvertures et suppression de cloisons non porteuses. Il faut d’abord l’écraser car les morceaux sont assez gros, puis une fois écrasée, il faut la tamiser. Avant de le faire, je ne pensais pas qu’il y avait autant de cailloux dans le pisé. J’avais l’impression qu’il y avait de la terre et rien d’autre. Mais non, c’est bien caillouteux. J’en ai deux grosses poubelles, soit près de 150kg. Normalement, il devrait y en avoir assez pour les enduits de finition.

Les deux, sable et terre, sont tamisés pour les enduits de finition qui sont peu épais.
La suite, après le chantier de la semaine prochaine, lorsque j’aurai du courage pour écrire un article. Le soir, je suis passablement fatigué et je n’ai pas trop envie d’écrire des articles.

 

 

Combles: étanchéité à l’air et isolation

les combles avant la ouate

les combles avant la ouate

Un long travail de préparation avant l’insufflation de la ouate de cellulose. J’ai d’abord installé la VMC double flux. On voit sur la photo les tuyaux bleu qui servent à l’insufflation  et à l’aspiration. Ensuite, Gérard m’a aidé à tirer toute l’électricité de l’étage passant par les combles. J’espère que l’on n’a rien oublié car plus question, maintenant, de tirer une nouvelle gaine. Ensuite, j’ai posé le film frein vapeur. C’est ce que l’on voit au sol. La liaison entre les lais se fait avec un scotch bleu qui tient sacrément bien (j’ai tellement usé mes jeans aux genoux que pour les rapiécer j’utilise ce scotch et même près plusieurs passages en machine, le scotch tient toujours super bien. Ce sont des produits allemands (ou autrichien) et ils ont travaillé depuis des décennies sur les produits d’étanchéité à l’air de façon à obtenir des produits très performants. J’ai chois la marque Proclima car ils proposent un freine vapeur et non un pare vapeur. Dans une maison comme la notre, qui respire (le pisé a besoin de respirer), pas question de mettre un pare vapeur qui bloquerait l’humidité dans la maison, alors que le freine vapeur la laisse passer vers les combles. Comme les combles sont aérés (mais pas trop), l’humidité peut ensuite s’échapper dans l’air des combles.

Pour que l’étanchéité soit complète, il faut impérativement que le film soit fixé aux murs. J’avoue que je me demandais avec inquiétude comment j’allais pouvoir fixer le film sur le pisé. Pas de pb avec les produits de Proclima, il y a un primaire qui permet de solidifier les murs poudreux. Passé avec un pinceau (les deux pinceaux sont partis à la poubelle à la fin). Là dessus, un boudin d’un produit permettant de coller le film étanche au mur. Et ça tient. Je n’ai pas essayé de tirer dessus comme un malade, mais comme maintenant c’est tout caché par la ouate et qu’on ne va plus marcher dessus, il n’y a pas de risque de décollement.

Comme on a fait projeter 48cm de ouate de cellulose, et qu’il faut bien que je puisse accéder à peu près partout dans les combles, je me suis fait des chemins. Des pieds de 50cm de haut, un cadre dessus, le tout fixé avec des équerres (aussi fixé au sol avec des équerres) et par dessus de l’OSB. Certes, il faut faire de la gym et se déplacer à 4 pattes, mais j’ai accès à la VMC, à la nourrice des radiateurs, aux deux boitiers électriques et je peux voir l’état de la charpente partout.  Une fois que la ouate se sera tassée, il devrait rester un peu plus de 40cm. Bien plus que ce que préconise la RT2012, mais conforme à la future  RT2020.

Pour finir, j’ai fait un cadre autour du tuyau de cheminée (on a projeté de la laine de roche en flocons) et un cadre pour l’échelle escamotable. Chacun de ces cadres fait 50cm de haut. Je n’ai pas mis de photo de la ouate projetée car on ne voit rien, si ce n’est que la ouate arrive quasiment au ras de mes chemins de passage (j’en déduis qu’à certains endroits, il doit y avoir 50cm de ouate).

Depuis que la ouate a été insufflée, nous avons sacrément senti la différence. Alors qu’avec les radiateurs sur 3  (et fonctionnant à longueur de journée), il faisait à peine plus de 18° à l’étage avant isolation, maintenant les radiateurs sont toujours sur 3, mais chaque fois que je les touche ils sont froids et il fait 20° à l’étage. Et plus de bruit venant de l’extérieur. On entendait les tracteurs, le bruit de fond de l’autoroute par vent du sud ou est, les tracteurs, la pluie sur les tuiles. Maintenant, c’est calme. Comme la VMC est très silencieuse, les seuls bruits que l’on entend sont nos acouphènes.

premiers emménagements + VMC

Le salon en place

Le salon en place

Ça y est, enfin. Moins d’une semaine avant Noël, nous avons mis en place salon et salle à manger à leur place définitive. Certes, les murs ne sont pas finis, mais le sol est complètement terminé, avec les terres cuites huilées. Tout le monde trouve que ça rend bien. Ça nous a pris du temps, mais ça valait le coup. Et qu’est-ce qu’on est bien, le soir, bien au chaud, à lire au salon.
Nous avons aussi pu recevoir les enfants. Là encore, les murs ne sont pas terminés, mais les deux couples ont pu chacun bénéficier d’une chambre. Nous étions 10 à table et il restait de la place dans la pièce pour ne pas empiéter sur le salon et les enfants ont vraiment trouvé que cette grande pièce est bien confortable et qu’il est agréable de s’y retrouver. Lorsque j’aurai fini avec les combles, je m’attaquerai aux chambres. Il serait temps de finir les murs. Et il faudra aussi que j’installe une vraie salle de bain. Pour l’instant, la salle d’eau aménagée (de bric et de broc) est celle de la chambre du bas. Il faut donc traverser cette chambre pour y accéder. C’est gênant pour ceux qui y dorment.

J’ai installé, après le nouvel an, la VMC double flux dans les combles. J’ai utilisé des tuyaux PEHD, permettant d’insuffler de l’air « non pollué ». Au départ, j’avais prévu de mettre des tuyaux PVC dans les parties encastrées, et des tuyaux alu (accordéon) pour les parties aériennes. Mais Bernadette a lu des documents recommandant plutôt des tuyaux PEHD qui sont de qualité « alimentaire », de façon à éviter le plus possible l’insufflation de polluants. J’avais même encastré un tuyau PVC et il avait été recouvert de Terre-Paille-Chaux, lors du chantier de mars dernier. Mais Bernadette me l’a fait enlever. J’ai eu du mal à m’y résoudre car je n’aime pas défaire ce que j’ai déjà fait. Mais ce que femme veut ….. La VMC que j’ai retenue (Nilan 150) a le même type de coffrets répartiteur pour l’aspiration et l’insufflation (mais le sens est bien sûr inversé). J’ai donc utilisé aussi les tuyaux PEHD de 75mm pour les parties aériennes de l’aspiration. Les parties encastrées dans les murs en pisé sont et resteront en PVC. Dans une VMC DF, l’air aspiré dans les pièces telles que cuisine, WC, SdB et donc chaud n’est pas mélangé à l’air venant de l’extérieur. Dans l’échangeur, l’air chaud transmets une partie de ses calories à l’air entrant, ce qui fait que l’air insufflé est moins froid que l’air extérieur. Mais pour que l’effet soit maximum, il faut qu’il y ait une bonne étanchéité à l’air.

La VMC  est installée dans les combles perdus. Les tuyaux seront recouverts de ouate de cellulose (48cm pour une couche finale de 40cm une fois qu’elle se sera tassée). Par contre, il va falloir que je fasse un caisson recouvert de laine de bois pour isoler le caisson. Mais je verrai ça lorsque j’aurai du temps.

La prochaine étape: mettre les lisses hautes des cloisons de l’étage, tirer l’électricité pour l’étage en passant par les combles, faire l’étanchéité à l’air des combles, ou plus exactement, empêcher que l’air des combles ne passe dans la maison. Et enfin, insufflation de la ouate de cellulose. Je ferai faire ça par une entreprise pour avoir droit aux crédits d’impôts, aux primes éco-énergie. Et pour ce type de travaux, la TVA est à 5.5% .

Le poêle est installé

le poêle dans le salon

le poêle dans le salon

Les choses avancent, même si ça ne va pas aussi rapidement qu’on le souhaiterait. Cette semaine, le poêle que l’on avait réservé en juin vient d’être installé. En juin, nous avons profité des soldes pour aller choisir le poêle. Nous n’avons pas hésité longtemps, car dans cette grande pièce, il faut un grand poêle. Pourquoi avoir attendu début décembre pour l’installer ? C’est simple, il fallait attendre que le sol soit prêt. Or les terres cuites ont été posées fin septembre et il fallait que la chape et les terres cuites soient suffisamment sèches pour pouvoir mettre un gros poids sur le sol.
Il y a un très bon tirage car au moment de faire l’isolation par l’extérieur, côté nord, j’ai percé le mur pour faire passer une gaine qui amène l’air dans le poêle. Les installateurs nous ont demandé si on voulait que le tuyau d’arrivée d’air soit relié au poêle ou si on le laissait tel quel, çàd sortant du mur. Je ne comprends pas qu’aujourd’hui on puisse encore poser une telle question. Il faut rendre les maisons le plus étanches possible à l’air et on ferait rentrer l’air directement dans la pièce !!! Nous avions justement sélectionné un poêle qui pouvait être utilisé dans les maisons étanches. Tous n’ont pas une entrée d’air directe prévue. Il y en  a encore beaucoup où le poêle prend l’air de la maison. C’est bien dans une maison passoire, mais pas dans ce que nous essayons d’obtenir.

Pour l’instant, on s’occupe des terres cuites du salon et ce weekend, on devrait huiler une moitié de la pièce. Lorsque toute la pièce sera finie, je m’attaquerai à la VMC double flux que je suis allé chercher aujourd’hui. Un sacré chantier en perspective !!

Le mur nord derrière le poêle

Mes conscrits étaient venus m’aider pour faire du TPC (Terre-Paille-Chaux) sur ce mur et j’ai attendu qu’il soit sec pour faire l’enduit de finition (terre, sable et chaux NHL2).

Mur nord derrière le poêle

Mur nord derrière le poêle

Comme il y avait pas mal d’irrégularités après le TPC, j’ai fait en deux couches ou plus précisément, j’ai fait deux couches à certains endroits. Ce mur est prolongé par le mur en moellons de l’étable (le mur en pisé s’était effondré il y a plus de 40 ans, probablement à cause du salpêtre du à l’urine des animaux). Ce mur en moellon est nettement moins épais que le mur en pié<; il y  donc un décochement entre les deux murs. Et la jointure était vraiment très abimée. Il m’a fallu faire au moins 5 passages au TPC pour rattraper et mettre à peu près droit. Bernadette a profité de ce décochement entre les deux murs ( voir la photo prise lors du chantier de pose des terres cuites, où l’on voit bien l’état du mur derrière Frédéric)

le mur nord dans son jus

le mur nord dans son jus

pour imaginer une décoration en forme d’arbre. Il est en TPC et en relief. Nos visiteurs vont tous toucher la texture car on dirait presque de l’écorce.
On voit en fond le tuyau pour le poêle qui sera posé demain après-midi. On voit aussi les gaines électriques qui permettent d’éclairer les différentes parties de la pièce. Pour l’instant, elles passent dessous mais lorsqu’on aménagera l’étage, on les fera passer par dessus (en fait, on veut éviter de les écraser en marchant dessus ou éviter de buter dedans tant qu’on marche sur le 1er plancher (celui qui sert de plafond au salon). Lorsqu’il y aura isolation phonique et plancher final, il n’y aura plus de risque de les abîmer.

Ah, j’ai oublié de préciser qu’après l’enduit de finition, j’avais fait des plinthes maçonnées et j’avais passé deux couches de chaulage (chaux CL 90). Plus tard, quand les autres murs seront terminés, on mettra de la couleur avec des ocres, mais pour l’instant, on veut faire propre.

Je ne vais pas faire un article spécial pour le nettoyage des terres cuites et le passage de l’huile de lin dans la pièce à gauche de l’escalier, mais c’est fait. Les odeurs commencent à s’estomper. Bernadette envisage de faire un cours Feldenkrais pour inaugurer la salle. Mais décembre est très chargé. On verra bien

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